DE I/ÉVÊQUE ETIENNE III. DIT BRISE-FER
SOMMAIRE
Deux simoniaques se disputent le siège épiscopal du Velay. » Les deux Etienne, — Etienne Brisc'Fer, évèque du Puy. — Lettre du pape Grégoire VII aux Ânicient en faveur d'Etienne Brise-Fer. — Concile tenu a Rome en 1076, dans lequel l'évoque du Puy est excommunié comme simoniaque et homicide. — Lettre du pape Grégoire VIT aux Chanoines de la Cathédrale do Puy. » Lettre du pape Grégoire VII, par laquelle il confirme la sentence portée contre rerêque du Puy et contre ceux qui Pont poussé par leurs conseils , et par laquelle il défend toute oblation h l'église du Puy-Sainte- Marie.
La nouvelle du trépas de Pévêque du Puy était à peine parvenue dans le diocèse, que le vicomte Armand songea sérieusement à assurer sur la tête
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d'un de ses enfants la mitre de Pierre de Mercœur (i). En ce temps-là, son second fils Etienne, surnommé Brise-Fer, occupait le siège de Clermont; et quoique cette position fût par elle-même au moins aussi considérable, elle était loin de seconder à un égal degré l'ambition de famille qui poussait déjà nos âpres châtelains à usurper toutes les forces du pays sur lequel ils voulaient dominer. — Le vicomte usa donc de tout son pouvoir pour faire obtenir à son fils un certain nombre de suffrages; il y parvint sans beaucoup de peine , car il gagna par des
( 1) Nous devons dire ici , pour rectiiier une erreur commise par nos historiographes , que la famille des vicomtes du Velay n'avait pas encore à cette époque , ainsi que cela résulte des actes contemporains et originaux que nous avons sous les yeux, ajouté le nom du fief de Polignac à ses prénoms et à son titre héréditaire. Sans doute le Vicomte et son fils Etienne Brise- Fer sont les auteurs , sont les ancêtres de ceux qui, quelques années après, signèrent du nom de Polignac ; mais il ne faut pas les appeler ainsi ; nous ne le pourrions sans anachronisme, puisque eux-mêmes ne le faisaient pas. — Il faut consulter, entr'autres documents, l'acte rapporté dans la Gallia christiana, t. II, p. 229 (Instrumenta) , sans toutefois s'en rapporter au titre de ce même acte qui est de rédaction moderne. Il commence ainsi : Incipit in nomine Domini brève de dono quod fecit àrmandus vicecomes.el ejus filius Scindinsferrum Stephanus...., et finit par les signatures Signum Hermani vicecomitis. — Signum Stephani ejus filii Aniciensis patriœ episcopi.