‹ Histoire du Velay (volume 3)Chapitre 21 sur 61 · LE PREMER PASTEUR BU YELAY · texte numérisé non relu

LE PREMER PASTEUR BU YELAY

Pa/pa, — Sur une vieille médaille que vit et dont parle le père Odo de Gissey, on lisait : Sangtus Georgtus Yallavis PROTOPRiESUL (1), signification qui, de tout temps , a été considérée comme synonyme de prvmus episcopus. — Siu* le cippe funéraire dédié à Scutaire (2), nous voyons cet évêque appelé aussi Papa. Aurèle, Paulien , Vosy avaient été qualifiés de la même manière ; du reste, nous sa^ vons par l'histoire que ce fut seulement Grégoii'e VI qui réserva exclusivement ce titre aux Souverains Pontifes (3) . Le mot episcopus^ des trois , est le plus ordinairement et le plus ancienneinent en usage. En voici la preuve : le 21 mars 1712, on ouvrit solennellement un coffre vermoulu qui contenait des reliques ainsi que deux tablettes de

(1) Telle en est l'orthographe, au lieu Vallaviœ protoprœsul, (Gissey^ liv. i; chap. 2, 12.) — Antiqua supersunt numismata cum hac inscriptione..,

fGallia christ.'-l, II , p. 687.)— Proio , premier, prœsul, chef, évoque.

(2) Ce curieux monument, dont nous allons bientôt nous occuper d'une manière toute spéciale, est très-ûdèlement reproduit dans la gravure que nous en donnons plus bas.

(3) Le motpapa dérive du grec, et signifiait originairement dieul. Il a été commun à tous les prêtres, et on l'a donné aux évéques et aux patriarches. Il est enfin devenu le Utre distinctif de l'évéque de Rome. Dans le huitième concile oecuménique tenu à Gonstantinople en 869, et qui était com-

LE PIEIIIER PA8TBUR DU YBUT. 63

marbre portant chacune une inscription. La première indiquait le c6té réservé aux restes de saint Hikire, évëque de Poitiers ; la seconde désignait celui où se trouvaient ceux de saint Georges. On découvrit en outre dans ce vieux coffre une plaque de marbre plus grande que les précédentes, sur laquelle était gravé un procès-verbal à la date de 1162. Par cet acte, Févôque Pierre déclarait que tous ces objets avaient été publiquement recueillis dans un reliquaire exposé sur Tautel de saint Georges, et que pour leur plus grande conservation il les renfermait de nouveau, en présence de nombreux témoins , dans une botte en bois solidement enveloppée de lames de fer, laquelle il scellait dans un grand vase de pierre (1). — Nous verrons bien-

posé de trois cents évéques, tous les patriarches y furent appelés papeSt et le patriarche de Rome, Jean YIII, donna même, par ses lettres et par ses légats, le titre de Votre Sainteté au patriarche Photius, Saint Augustin écrivant à sa sœur, lui dit : Je crois que vous avez les ouvrages du saint pape Àmbroise, Saint Jérôme écrivant à saint Augustin rappelle le bienheureux pape Augustin,., etc.

(1) Jacuit diu in ecclesia sui nominis ornata titulo, quam nuperrime a fundamentis excitari curavit plus juxta ac eruditas vir D. Petrus-Nicolaus Girardin, canonicus et cellerarius B. M. aniciensis, offlcialis ac vicarius generalis illustrissimi ac reverendissimi episcopi. Atdie 91 martii an. 1712 reveren.

lift ime isTsile ^sr^namie «or &£■ b aime jour ymr js ."«liiines it smc'^TSf. Ciiazit àpRsent, il 11)115 îuffit i" i!2utir mû îtiÔL ^l : £<5S. nnscription utzrlniaiu: i suit nEorzes ie It» if •nûcopi» était

riï=imM5 ?niiir-jrTZ£ u!iL-re:ss fïos suns rcirias ex veleri -3p!s«. .î;riri. i: iiUL nruss Ik-r-iac i fttn ^ ao. un ut

u:c:rni:urim • ^n*,. r ji ^-:it:r~ ~>rj :agsL jur^mti est tabob

?7riTi> ittiL^truatt ^^.-iinu imnibmn Titriâtiamœ nUpi:mx itttm ^if^'mcibn:t. truTi/ii ien 9»j£mmm* fued ego

■ future Aj^nai%,v. intiacuF io^rvuL Aii.iiji»â rt StgyÀaiM

V •• i; ;a "II. ■ ^ r >n* rr*^ * 'fi • m.ii 'id^îamiMÔirii, et rogaÊu

> •■>»■,- >»-i n r ^'fr-ri 5<*n'.fr"ft ^te^tù^^^ariL magûiri

■ *. N /i.,^ J :.«ri r ■..»-</• '■ f :• '-rn /■** r.^ f ni^fiit fcr/^M -l'n.na i^k.k £ i ?.. ri "»■ -f • Jiiffi. JT.J'.XTir, ubiictiime ùf":t\ i ira lit 1 rt'i ae'n ?£jc.i4£. '"rfjï «zp^rtn «0

' •iM'jT)'^! -..£ I • ."'t 71 ^t « cu-cM^ :r>4.~û «-rrnorn*. m

* »/ij ^ifc.ir'A.ii i^i: jv-^ari7i i^c 3i: 3LJ';c:is.;r5T mim-

> 3 11 >L^rr: a: ri^i::s:x5;x: yï':a»Li xfesoopi. In

> i^iîr-L 5.: iî;T:îs.:T"v: &j.v3a.k ijjm ac clouo-

> mm cbR^^ni ;.£j« J:^ r^t.'jnn ai r-^dv ^/fwu knrunr femù

> ÊÊmc .Aiù .irmutf^ i^/^xJ^ ui Àtf «iiïxÀf 5. Stepkani

* frotiiniifîjpitf. tff (fMm lÂf r^^pcdM bJaii ru ûi retse » i9î'«v- << M ««!P»crJK m^mi^ne itamc iAmrttm «crîfti et

ptBQifdlf fat riiBs €!i!liiB6e conh me VBC dMne dont miKiitaîl li néœsâtèdf coq»

bip KEOyieSCVTCnSMB

RAS* C IÀC.6XOB10SKSMI

L'exunai paléognphiqiie des oncttres de cette inscr^tion la fait remonler an sixième oa an septi&ne siède. M. k marquis de Castribne h i^ porte jnsqa'an dnqnièmff [1). Peut-être ; amait-il qadqae tém^tè à Tooloir déterminer ainsi, d*ane manière ahscrfne, Fâge de ce petit monnment ; toutefois, si Fcm jette les yeux sur la plandie 27

> sigiUowteommmirifrœc^etimtusrepatmi; éUammUem » eadem cantinentem extra rtsercari ad wunjortm fdem 9 posteri» reHnquemdam jmitL > {Ex ipso latognpbo luctoribos Galliœ ehrisUanœ a P. GmoH, soperiore seminarii exhibito, et nondum edilo.) GaiL chrisU, t. n, 687.

(1) Mémoùrei et pkunches de la Société archéologique d» midi de la France, tome lY, page 356.— Pour justifier l*opinion qui la classe du YI* au YIl* siècle, on pourrait comparer cette inscription avec celle de 541, publiée par M. de Gastellane» tome n, page 141.

Page 1