‹ Histoire du Velay (volume 3)Chapitre 20 sur 61 · LE PREMIER PASTEUR DU VEUT · texte numérisé non relu

LE PREMIER PASTEUR DU VEUT

nisme a vaincu pour jamais (i). — Telle est la cause qui semble énergiquement résister à ce que l'apostolat catholique dans le Yelay soit fixé en 46, c'està-dire^ sous le règne de Claude, né quelques années seulement après la conquête. D'ailleurs, s'il est une tradition accréditée, répétée^ que quelques antiquaires acceptent encore, que Gabriel Siméoni, cet ignorant voyageur, donnait au XYI» siècle comme de toute ancienneté, c'est celle relative à cet empereur, lequel serait venu en 51 consulter les oracles d'Apollon, précisément aux lieux mêmes où, cinq ans auparavant, saint Georges avait commencé à

(1) Comme H n'est guère probable que ce petit pays de Yelay fut l'objet des plus pressantes préoccupations des cbefo de r^npire, il nous sera bien permis de répéter ici l'observation que nous avons déjà foite dans nos études sur l'état de cette province pendant les cinq premiers siècles, c Chose singulière! disions-nous, presque toutes les pierres itinéraires trouvées dans la Yeliavie, celles qui témoignent de créations ou de réparations plus ou moins importantes de chemins publics, datent du troisième siècle. Les colonnes de Chomelisir, de Baurbouillou, de Borne, de Saint- Jearirâe-Nay, désignent Alexandre Sévère, Haximinus, Jules Philippe et Cassianus Latienus Postumus, un des usurpateurs, dont les Gaules reconnurent et proclamèrent la souveraineté. C'est précisément vers 250, que la civitas Vella/vorum libéra éleva un monument de reconnaissance à l'impératrice Etrucilla, femme de Trajan-D^ce, persécuteur implacable des chrétiens. »

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le temps de son épiscopat. En effet, Grégoire de Tours, né en 544, mourut en 595 ; et c'est à lui que nous devons la légende sur la date de laquelle cette fois il ne peut se tromper, puisque les faits se passent, dit-il, en 591 , la seizième année du règne de Childebert, la trentième de saint Gondrand (1). Gomment donc, si Aurèle occupe le siège épiscopal à une époque précisée avec un tel soin, pourra-t-on remplir la lacune immense qui le sépare de saint Georges (2) ? — Par conséquent ce ne sera pas avant le iy« siècle qu*on devra placer Fapostolat du premiCT évèque du Velay.

Point d'incertitude sur le titre et sur le nom de cet évèque. Les chroniqueurs sont unanimes pour l'appeler Georgius; seulement ils le qualifient indistinctement d'Episcopus, de Protoprsesul et de

(1) Un imposteur, suivi d'une foule fanatique, se fait passer pour le Christ; il vient à Anicium et se prépare à combattre Aurèle, évèque en cet endroit.

(2) Scutaire, prédécesseur immédiat d'Aurèle, fut l'architecte de réglise de Notre-Dame ; nous en avons la certitude par les inscriptions retrouvées, par nos chroniques, par nos légendes même. Vosy, septième évèque, est le contemporain de Scataire, qu'il va chercher à Rome : nous sommes toujours au VI* siècle, et^ de Georges à Vosy, il ne nous reste plus de place que pour cinq prélats, lesquels auraient dû devenir tous centenaires pour que la chaîne pût, avec quelque vraisemblance, se rattacher au fondateur de leur évèché.

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