VI. Restauration. — Au XIX« siècle
Nous lie ferons qu'indiquer sommairement chacune (le ivs époques par les principaux changements
n Dans cette division, nous ne comprenons pas le petit oratoire qui. u^s-probablement, devait exister sur la moittagne bien antt^rieurement à la construction de Téglise latine. L'emplacement, objet d'une si miraculeuse prédilection, béni par saint Georges, consacré par saint Martial, qui y déposa «warécleiise relique de Notre^Dame, dut être le bot de t pàleriiiages. — Ce se serait donc pas risquer une trop téméraire que d'admettre qu'une sorte de
DÊVELOPPEMEIfT DO SARCniAnB. 133
qu'elles réyèknt. Le plan de cet ouYrage nous oblige à restreindre dans d'étroites limites ce rapide examen archéologique.
I. — Dans le précédent chapitre, on a vu quels motifs nous avaient porté à fixer à 550 environ la fondation de la chambre angélique. Ce sanctuaire devait être une petite basilique de forme carrée, un peu plus longue que large, située à l'endroit qu'occupent aujourd'hui le chœur et peut-être aussi une portion de l'espace que le dôme recouvre. — Si relise fut construite conformément aux usages du temps, elle se composait des sièges* du clergé dans le fond, d'un autel surmonté du ciborium, d'un choeur en avant, de l'enceinte réservée aux fidèles ; puis, en dehors, d'un atrium, sorte de cour ou de terrasse^ fermée par un portique ou un parapet, au
chapelle fermée préservait des injures du temps et des hommes cette pierre en guise <tauM, dont parle la lé^nde.
Dans les premiers temps de l'Eglise, rien n'était plus ordinaire que ces oratoires solitaires gardés par des ermites ; el si, comme il est permis de le penser, quelques demeures environnaient cet cedieulum chrétien quand Evodius vint se retrancher sur l'oppidum d'Anis, on pourrait dire que l'églis^ latine avait été elle-même précédée d'un autre petit sanotnaire.
134 DÉTELOPPEMENT DU SÂNGTUAmE.
milieu de laquelle se trouvaient la cuve des baptêmes et les vases des purifications (1).
II. — Du VI« au IX« siècle, cette première église subit un changement radical et fut presque entière* ment remaniée. Les immenses blocs sculptés qui décoraient soit Yatrium, soit la façade, soit Tintérieur, furent enlevés, et comme par leur épaisseur ils remplissaient la muraille , ils ne purent être déplacés qu*à la suite de démolitions considérables. Or, comment est-il arrivé qu'un choix ait été fait entre eux ; que les uns aient été acceptés dans les bases même des réparations nouvelles, tandis que les autres furent enfouis dans les terrains transportés pour élargir les alentours? Ce serait
(1) Si Ton orne la façade de deux hautes colonnes sculptées terminant aux angles de cette corniche qui règne dans toute la largeur, si on couronne le dessus par un fronton triangulaire» et la porte par une architrave supportée à l'aide de deux autres colonnes plus petites, si Ton dispose les basreliefs symboliques ou sur la corniche ou sur le pourtour du parapet ; on aura déjà l'emploi de plus de la moitié des antiquités que la notice du Musée du Puy donne pour galioromaines ; et encore l'église ainsi ornée sera-t-elle une des plus modestes de celles dont parlent Grégoire de Tours et ' les écrivains religieux des VI' et VU* siècles.
DÉVRL(»>PE1IENT DU SANCTUAIIIB. 135
peut-être beaucoup s'aventurer que d'attribuer aux décisions des conciles et aux prescriptions pontificales une part exclusive à cette transformation violente. Néanmoins cette hypothèse s*appuie sur un concours de trop de vraisemblances, pour qu*il n'ait pas été utile de la soumettre, sous la forme de doute, à l'attention de ceux que ces études intéressent.
Quoi qu'il en soit, l'église antérieure au IX« siècle a été complètement retrouvée (1). Sa construction tait homogène, d'un seul jet, mais sans règles et sans soins. £lle affectait plutôt la forme d'une croix grecque que celle d'une croix latine. Ses trois nefs se terminaient à l'est par trois absides carrées, et ses extrémités latérales par deux chapelles demicirculaires. L'autel, au centre, était surmonté par un clocher quadrangulaire, lequel dominait extérieurement de deux étages les voûtes alors très-
Ci) Par M. MalJay, architecte, chargé par le gouvernement des étlides et des travaux de reconstruction de l'édifice. — Les planches insérées dans l'AUas de notre Ancien Velay, et qui donnent ude idée si exacte des phases successives par où passa la basilique anicienne, sont l'ouvrage de cet architecte, qui voulut bien en disposer pour notre publicaUon. G*èst égalem^t dans le Mémoire de M. Mailay que nous avons puisé certains renseignements utiles, que les démolitions loi ont permis de recueillir.
136 DÉVELOPPEMENT DU SANCTUAIRB.
basses. Il est à supposer que Tespace en avant de la façade fut pris alors pour augmenter l'édifice devenu insuffisant et qu*on s'avança sur le bord de la montagne de l'est à l'ouest. — Déjà l'influence bysantine se manifestait dans différents détails très^ caractéristiques. Ainsi, les parties retrouvées du clocher de cette époque étaient revêtues de mosaïques, le jour pénétrait dans le sanctuaire par de grandes baies romanes presque toutes géminées. — Cependant, si les derniers vestiges de cette seconde époque trahissent la plus complète décadence de Tart, ils révèlent en même temps une certaine richesse d'or* nementation essentielle à constater.
m. — Du IX«auXI« siècle, l'église se transforme. Sa façade est démolie pour être portée en avant , de la longueur de deux travées , sur la pente rapide , précisément à l'endroit de l'escalier actuel où se trouve l'entrée de l'hôpital. Là , de larges fondations sont jetées dans les profondeurs , trois murailles géantes sortent de terre , deux en continuation des côtés et celle qui doit sei*vir à la façade nouvelle. Ces murailles montent puissamment reliées entr'elles , reçoivent sur des voûtes le prolongement de la basilique , et achèvent de la clore à l'ouest en suivant l'édifice qui s'élève sur tous
les points à la fois. Les voûtes supérieures sont exhaussées, les arcs sont doublés, les piliers et les colonnes, surchargés et agrandis, sont secourus par la juxta-position d'autres piliers et d'autres colonnes. Malheureusement, au milieu de cette ascension générale , le clocher parait seul oublié , et tandis que tout monte autour de lui , ses deux étages apparents restent ensevehs dans les maçonnieries intérieures, pour ne plus laisser voir au dehors que la lanterne octogonale dont le goût bysantin le couronne.
C'est à partir de cette époque que 1^ nécessité inspire cette disposition si singulière et si pittoresque de l'entrée principale. On veut que cette entrée soit à l'occident, et pour y arriver on entr'ouvre la voûte au milieu de la grande nef, un peu en avant du chœur; puis on pratique en-dessous un large escalier qui descend en ligne droite depuis cette ouverture béante jusqu'au pied même de la façade. — A droite du portail aboutit la montée des Pèlerins, à gauche est l'hôpital , cette charitable hôtellerie déjà ancienne de plus de deux cents ans, et qui reçoit à cette dernière étape, les malades, les pauvres et ceux assez riches pour payer leur ôcot. Il suffit d'étudier avec un peu de patience cette partie du monument pour se convaincre que c'était bien là le seuil de l'église achevée au XI« siècle. Du reste ,
tout le démontre ; les nombreux raccords dans les constructions, les débris d'arcs perdus dans l'appareil des murs, l'inscription qu'on lit sur les marches et les deux chapelles latérales^ atrium du moyenâge, consacrées à recevoir, l'une les enfants avant leur baptême, l'autre les morts avant leur sépulture (1).
Les dorures et les peintures se déploient progressivement sur toutes les murailles de l'édifice. Depuis les premières marches du porche jusqu'aux dernières colonnes de l'abside, les parois, les voûtes sont couvertes'de figures d'anges, de saints et de scènes entières prises dans les livres sacrés. — Pendant la même période s'élève la tour St-Mayol, cette grande sentinelle armée de la cité épiscopale; se commencent ou se poursuivent les décorations du cloître dont les galeries, au moins contemporaines , sont plusieurs fois démoUes et reconstruites avec plus ou moins d'harmonie, au fur et à mesure que les bâtiments sur lesquels elles s'appuient sont eux-mêmes détruits et réédifiés (2).
(1) Voir ce que dit à ce sujet Mérimée, dans ses notes sur un Voyage en Auvergne.
(2) Il est très-probable que le cloître fût bâti originairement d'un seul jet ; mais les grandes réparations faites à plusieurs époques, soit à l'église sur laquelle il est appuyé
DÉTELOPPEMENT Dll SANCTUAIRE. 139
IV. — Du XI« au XV« siècle, déplus considérables agrandissements achèvent de donner à l'antique cathédrale es caractère de grandeur et d'originalité qui la classent parmi les monuments les plus remarquables du moyen-àge chrétien ; une fois encore sa façade est abattue pour être augmentée de deux travées; mais plus on marche sur la brusque déclivité du terrain, plus l'œuvre devient difficile et hardie. Cependant, loin d'être effrayé parles obstacles de l'entreprise, l'architecte courageux en triomphe et donne à cette construction cyclopéenne une légèreté que n'avait pas la précédente. D'énormes piliers bysantins soutiennent dans les airs ces voûtes grandioses et dissimulent leur propre lourdeur par des colonnes engagées dans les angles. Le péristyle est élargi , la profondeur du portique souterrain est doublée, et la rue des Tables, qui prolonge cette rampe de 130 marches, ajoute ainsi à l'effet de sa merveilleuse perspective.
Le luxe des décorations augmente avec l'impor-
jd'uD côté , soit à la citadelle , construite seulement au XIY* siècle, à laquelle il est adossé de l'autre, expliquent ces différences dans les sculptures des chapiteaux, dans les ornements en mosaïques des façades extérieures, expliquent aussi ce désordre dans la corniche sculptée qui évidemment a été démontée et mal remise en place.
tance de la basîliqiie. De nouvdles peintnres sont agoatées aux andennes, ks chapelles latérales da seuil précédent sont reprises sons Tépiscopat de Kerre IV (de 1 159 à 1 189;, et leur aoteor, Fartiste GodefiroT, sculpte sur leurs portes en bois de cèdre, des bas-relie£s raqppelant les principaux épisodes de la naissance et de la mort du Sauveur. Ces bas^dieEs sont peints et dorés, et sliarmonisent admirablement aTcc l'ornementation pdychrùme du porche supérieur.
Quand on est arrivé à la porte dorée, on est précisément à Tendrait où s'arrêtait la première ^lise romane, et on se trouTe sous le milieu de Tégiise du XII« siècle. C'est là qu'est la pierre miraculeuse» le dolmen consacré dont parle la l^nde ; c'est là que le chapitre assemblé vient attendre l'évèque à son entrée solennelle , qu'il reçoit son serment et lui adresse ses félicitations; c'est là que, pieds nus, à genoux, le cierge en main, de rudes hommes d'armes, de fiers barons, la terreur de ces montagnes, font d'humbles amendes honorables à Notre-Dame ; c'est là, qu'aux veilles des grandes fêtes, d'illustres pèlerins passent la nuit en prières , et déposent avant d'entrer les magnifiques offrandes qu'ils apportent des plus lointaines contrées pour se rendre la Vierge favorable ; c'est à ces voûtes que sont pieusement appendus, casques, cuirasses, drapeaux,
DEVELOPPlillENT DU SANCTUAIRE.
boulets, trophées conquis à tous les âges sur les ennemis de la foi.
C'est du XI' au XIll* siècle que datent les deux autres porches de Notre-Dame ; celui du nord, qui se distingue par trois charmantes baies romanes heureusement disposées sur sa petite façade ; celui du midi, qui surprend par la richesse de son ornementation, par l'inépuisable variété de détails qui recouvrent ses archivoltes, ses piliers, et qui font de chacune de ses colonnes si artîstement striées, cannelées, gaufTrées, perlées, un type très-remarquable du style byzantin fleuri au XH* siècle (1). — C'est à la
(1) En parlant du luxe avec lequel les portes du porcbe méridional avaient été décorée», H. Mérimée signale avec raiton leurs ferrures
et leurs bronzée < Il raut noter dit
> ll.destâtesdelioDs
> ou de tigres d un
■ caractère original
> et qui ressem
> blent d'une manlè
■ re frappante aux
> têtes de bronr»
t coulées par les s mattresIeanetNi
> colasdefilngen et
> que l'on voit ^ la
> catbédrale de Trêves.
même époque, quoîqu'à deux dates différentes, qu'il faut faire remonter la construction du grand clocher, nécessitée par le changement de destination du dôme central. Peut-être était-ce antérieurement un petit baptistère isolé de l'église, dont on fît un clocher, en y ajoutant une suite d'étages. Quoi qu'il en soit, son architecture un peu massive ne manque ni de caractère, ni d'originalité ; cette suite d'ouvertures cintrées et ogivales couronnées par de grands pinacles, apparaît comme une œuvre de transition qui prête la force du roman à la hardiesse du gothique, et donne à cette flèche carrée un aspect des plus imposants.
Pendant le cours de la même période , mais bien plus tard, est construite la vaste et redoutable citadelle encore aujourd'hui debout et menaçante comme aux premiers jours. Nul doute que l'ancienne église n'eût été fortifiée depuis longtemps, et qu'il n'existât des travaux de défense se rattachant à la tour Saint-Mayol et à la roche Corneille ; il apparaît seulement de ce qu'on peut voir que les agrandissements considérables de la basilique nécessitèrent de nombreuses modifications dans tous les édifices deî sa dépendance, lesquels, à cause de cela, ont été souvent remaniés et modifiés aussi bien dans l'ensemble que dans chacun de leurs détails.
V, —Du XV« au XIX« siècle, la cathédrale du Puy perdit peu à peu ce caractère de grandeur qui la signalait entre toutes. Suivant les besoins du moment on ajoutait, on supprimait sans la moindre préoccupation d'art et de goût. Si par intervalles certaines additions heureuses, comme celle de la chapelle gothique de saint Joseph, se produisaient, il arrivait le plus ordinairement que l'harmonie du majestueux édifice se trouvait cruellement offensée (1). Le tremblement de terre de ^427 causa
(1) Vers la fin du XV* siècle, l'église était divisée en trois nefs ; celle du milieu n'avait que 8 mètres de longueur dans la partie laissée vacante, tandis que les deux latérales en avaient près de2£. — A l'entrée du grand chœur s'élevait une tribune, ou jubé, d'où révolue et son chapitre entendaient les prédications ; au fond et en face il y avait un second chœur dédié à saint André. Celui-ci était orné de peintures représentant l'histoire de l'Eglise. — La statue de Notre-Dame était placée sur la corne droite de l'autel principal; la châsse contenant les reliques du Jeune martyr saint Domnin était sur la corne gauche ; sur le tabernacle, et dans un cercle en pierreries, une colombe de vermeil supportait le cihorium, vase précieux en forme de tombeau. Ces deux vers latins étaient gravés en manière d'épitaphe sur le couvercle :
Eoc corpus Dornini conditur in tumulo Cujus morte pia viviflcatur homo.
Devantl'autel brûlaient sans cesse trente-deux lampes d'argent; au pied se trouvait un petit caveau recouvert d'une
d'irrémédiables préjudices à l'église entière. Il fallut étayer la façade à l'aide d'un monstrueux éperon, reprendre toutes les voûtes lézardées, boucher des croisées, et pratiquer en maints endroits d'immenses travaux de soutènement d'un aspect souvent disgracieux.
A partir du XVII« siècle, on ne procéda plus que par mutilations et amputations. L'orifice central, si pittoresque, fut supprimé et remplacé par une issue latérale qui détruisit une portion du cloître; le cloître lui-même, tant de fois fait et refait par suite des démolitions et des reconstructions adjacentes, fut envahi par des annexes qui le défigurèrent ; le chœur fut rétréci, diminué par des cloisons et de fausses voûtes ; on masqua la haute coupole par un dôme très-surbaissé, composé avec des pièces de charpente et du plâtre; les deux branches de croix
et les tribunes se trouvèrent brusquement séparées
grille, à travers laquelle les pèlerins jetaient leur offrande en arrivant, et en telle quantité, dit le P. de Gissey, que deux hommes étaient gagés pour recueillir l'argent avec des pelles. — La porte du milieu, celle à laquelle aboutissait le grand escalier, était devant la chaire du prédicateur, les deux autres sortaient un peu plus haut et au-dessus; l'une sous le porche méridional, l'autre sous le porche septentrional , ce (jui avait donné lieu au dicton qu'on entrait h iSotre-Damepar le nombril et qu'on en sortaitpar les oreilles*
DÉYBLOPPBMENT DU SANCTUAIRE. 145
du reste du monument par de lourdes murailles et abandonnées à la destruction qui les attaquait avec violence, t Partout, dit l'architecte chargé des tra- » Taux de restauration, en cachant le mal on crut T l'éloigner. Pendant qu'à l'intérieur les piles écra- » sées sous la charge voyaient chaque jour le danger 9 augmenter, l'extérieur était orné de moulures et 9 de coquets badigeons qui l'enveloppaient d'un » voile mensonger (1). »
VI. — Tel était l'état des choses lorsque le Gouvernement, prévoyant une catastrophe inévitable, ne voulut pas laisser s'accomplir la ruine de cette vénérable église qui, depuis plus de douze cents ans, avait été en si grand honneur dans toute la chrétienté. Le mal étant général, il fallait, sans hésitation, procéder à une restauration ou plutôt à une réédification presque complète. Les hommes les plus compétents dans l'art architectural, dans la science archéologique furent envoyés pour choisir ce qui pourrait être conservé, ce qui devait être détruit; et quand les études parurent suffisantes, les travaux furent entrepris et contîés à la direction d'un homme qui avait déjà fait ses preuves dans des
(I) Mémoire de Tarchitecte, déjà cité.
(imvff^ (Ut f*ettk^ oatore. L'arcbitecte » mit cteififtmtmt fi. l'ngnvm,. étudia ]anr par jaur tout (sst qnip rmifimtuiît (t^ nenx livre dovst Le» fetdlIetH^ i^^ttmeat m^^Ojériimfif^mimt replié» les ans aor D» anlCES^ et kï» rtémnIitiAnîi «Hiccemve» révélèrent ëîkil <&» di^filiiii im{>réviift rpii Ini permirent é? fiuire^ «mEOirr (HMiireiiîieji r^c^tkatiot» ans pian» prxmiiâfeL
XniùnvA'hni t^éjriwe est acfafffée^^ kb»?^ ïûb&l eT^mrne elle ejtt tnste et froode-L pcnon^KÛ cette «ftrvme îi^litnrfe? pr-mrfiaôi ces tnoraîILes^ jiafis â li- ^ivf:rMnt ornéeîi^ mni-^Ska s painres et à nœ? la foi pryttttmi A^^t pd^ éteinte. Le cdossal mommiait /|ivi r^;<ymkesinrlepfnshaiit9€>iiiiiieCdelaroclKTaiijrpe n'et^ fxi» Molemeot un trojriiée de la rkloire, ^eft fin impérmabie témoin de ramonr da poijs \f(mr fta eéle^rte patronne. Les soknnek jnhiiés de 4T. Mtclf!^ conr^juent d'aossi grandes afOaences qne U» îkUt% du mojren-âge , et le patriotisnie local ne »f;mhlc avoir rien perdu de ses anciennes ardeur». Ej^pérons donc que le (cmps approche où ce temple au^$((e, qui fit l'orgueil et la fortune de nos |iércij, cewjcra d'être, par son indigence, un reproche h Tégoïsme et à l'oubli de nos contemporains (1).
{\) Dann notre volume des Monuments, nous avons donné iuk; (IcKcrip'ion plus détaillée des décorations de l'édifice à dilTércn tes époques.
PÈLERINAGES À NOTBE-BAME DU PUY
Après que la première croisade eut été décrétée, le pape Urbain II songea aux moyens de la mettre le plus promptement possible à exécution. Pour cela, il résolut de convoquer un concile au cœur même de la France, la terre du dévouement et de la foi. Son projet, disent nos chroniqueurs, était de planter sa bannière sur la célèbre basilique anicienne et de sonner du haut de sa tour le beffroi d'alarme qui devait retentir dans toute l'Europe catholique. — Il vint en effet au Puy, le 14 août 1095, accompagné d'une escorte nombreuse d'archevêques, d'évêques et d'abbés ; il y célébra les fêtes de l'Assomption et plaça solennellement sa formidable entreprise sous le patronage de Notre-Dame. Malheureusement la ville et ses abords lui parurent difficiles, et comme le concile ne devait avoir lieu que sur la fin de novembre, il crut plus prudent de
148 PÉUXEUiCES DES PATES ET BBS MHS.
k ooDToqaer à aermont, au milieu des Tastes plaines de la Limagne. XéanuHMDset comme témoignage du désir qui TaTait animé, l'énei^gique pontife choisit pour son TÎcaire général à la croisade Adhémar de Monteil, le preux cvéque du Puy. — Quelques années après le Toyage dTrhain, trois papes persécutés : Cautte II, fils du comte de Bourgogne, l550CE!rT n, ÀLEXAXimE III, accoururent dans leur détresse implorer la protection suprême de celle qui avait phcé sur la montagne d*Ani8 le siège de ses plus abondantes fiiTeurs.
Charleka€?œ, le grand fondateur, jetait ans»
venu, et après avoir incliné son front conquérant devant Fautel vénéré, aii'ait, au départ, laissé dans ce sanctuaire les puissantes empreintes de son passage. Après lui, son fils Locis-LE-DÊBONNAmE, Charles - le - Chalte , Eudes et Robert firent ce pieux pèlerinage. Louis Vil accourut à son tour dans le Velay pour défendre son église opprimée ; puis , quand il fallut partir pour aller combattre les ennemis de la foi, il s'y rendit encore pour placer ses armes sous la protection de Marie. Philippe- Auguste imita son exemple. Louis IX, la plus rayonnante figure de ce royal cortège, fit comme son aïeul. Il avait envoyé Tépine ensanglantée de la couronne de Je-