Les Choristes et Thubiféraulbs. (Eièfes de Tor
vfr$ité, pois de la maîtrise.;
r>5. Les Officiers et Servants laïques.
Nous terminerons en donnant ici textuellement le serment que prêtaient les membres du chapitre de Tégllse du Puy lors de leur installation. Cette pièce complète les renseignements que nous Venons de produire ; elle montre quelle était l'autorité de cette compagnie, et de quelle indépend^ce elle jouissait : ,*
Ecoutez , chanoines de Notre-Dame du Puy, vous qui 6(6i cbianoines aujourd'hui, et qui serez chanoines de celte église durant tous les Jours de ma vie :
Moi, N chanoine du Puy, je resterai fidèle à cette
église et à son chapitre ; autant qu'il dépendra de moi Je procurerai leur avantage. J'éviterai, autantque Je le pourrai, ce qui leur serait inutile ; et, à la fête delà Toussaint, ou dans
leurs voyages, et de servir les prêtres à l'autel ; 2» les Lecteurs, qui, avant et après les offices , lisaient à haute voix les saintes Ecritures pour stimuler la piété des fidèles et entretenir le respect du saint lieu ; 3* les Exorcistes, auxquels on confiait la garde des démoniaques et des possédés; 40 les Portiers, qui avaient les clefs des sanctuaires et en défendaient l'entrée aux catéchumènes, aux hérétiques et aux excommuniés. On établit encore au |moyen-âge des Yeillewi^s de nuit, pour les églises.
le Jour le plus proche, je me réunirai chaque année avec vous dans le présent chapitre. — Je ne sortirai point de là, non plus que du cloître et de l'église du Pny qui tiennent audit chapitre, sans la permission de dix chanoines et du doyen, s'ils sont présents dans le chapitre susdit. — J'aurai pour ratifié tout ce qui aura été fait par les membres préseuts. et toujours je me réunirai ici à vous pour défendre les droite de l'église,, chaque fois que j'en serai requis par la communauté du chapitre, à moins d'avoir une légitime excuse.
Je me joindrai à vous pour défendre, contre toute attaque et toute tracasserie, l'église de N.-D., ses fortifications, ses châteaux, ses retranchements, ses maisons de campagne, ses terres et toutes les propriétés quelconques que le chapitre possède aujourd'hui et qu'il possédera à l'avenir. Je ne me les approprierai pas, je ne travaillerai pas à me les faire conférer, et si elles m'étaient conférées par quelque autorité et sous quelque titre que ce soit, je ne les accepterai point, ni ne les retiendrai point, quelque dispense qui puisse être obtenue ou accordée à cet égard. Si quelqu'un voulait se les approprier, ou les faire conférer à d'antres, ou les retenir à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, je m'y opposerai, et lui r^'slslerai autant qu'il me sera possible.
.si l'évoque, Je doyen ou le prévôt d«i P«i\ . ou lou' auup prAlat essayait de retenir pour lui-niém<*,ou de conférer y un étranger qui ne serait ni chanoine, ni clerc de la cathédrale, l'^s honneurs, personnais, diguiU'is ou ofQcesqui doivent ^tre exclusivement conférés aux chanoines ou aux clercs du Pu> , je lui résisterai selon mon pouvoir.
De mdme, si l'évéque ou quelqu'un de nos dignitaires ou tout autre, faisait injure à l'un des dignitaires ou des mem-
3fl9 LE CKtftm WÊ.
brM ifi r&apitR. H nfluaitilè r^rer cette îajvreaa pleine aaiMenibiée, aeloa n» Tisai^s*, (sa 3^0. portût la piésoiiiiitioii jn»^ JL i •^fcrrer i'ianaier klI îè Gesaxneiit. soit U derni^ Tolocfii^ 'f rm ^bano^ne. i« m'unini à tous afin de repousser 4nerz:qiBmeiib roiitri!^ ec Llniasticer ei je eombatmi poor Cii*^ réparer r un -H l" antre.
De mrme. si L'cfT^tpe oa un di^iaiie, oa nu dianoiiie, refuzie le ^re u dupitre le iennent qa'îl doit lui prêter, je me joaijini i toos pijar le forcer par toates lej manières qui âeroat à ma dLtpoùti'jaa remplir L'obtigatioià qui loi esl
îlIpOâée.
Foor moi, je n'ii ÊLîtiiieanserm-:-nt qui paisae noire â eelte égiûe, et je n'en ferai de mi Tie.
Je oe rérélerai jamais à persoane tes secrets dn diapitre sans sa permissioa.
iecooserrerai le nombre de 40 ebanoines, établi ici d'après en ancien a«age.
Je garderai el défen-irai. seîori mon pouvoir, les statuts, consUtuliûns el libertés de l'église et du chapitre.
Je maintiendrai sans mauvaise foi l'arrangement fait autrefois entre lévèque et le chapitre de celle église.
De m<îme, je n'exercerai nulle violence sur aucun des chanoines, ni sur sa maison, ni sur ceux qui lui appartiennent, et je ne souffrirai pas quun autre le fasse, si ce n*estle cas où cet acte nous serait imposé par notre devoir, ou me serait légitimement attribué par mon droit. Si quelqu'un faisait ou voulait faire les actes susdits , je m'y opposerai aussitôt que je le saurai, et je tâcherai de faire réparer le tort.
LE GHÀPnnB DE NOTRE-DAME. 309
le n'admettrai non plus personne au canonicat, jusqu'à ce qu'il ait promis par serment tout ce que je viens de promettre; et avant de rien recevoir dans ladite église, à l'occasion de la collation de ma prébende, je ferai faire une chape à l'usage de l'église , pour la confection de laquelle je dépenserai jusqu'à concurrence de 40 écus d'or nouveaux , et je n'bésiterai point à remettre ladite chape , faite pour le service de l'église, au trésorier ou au chapitre. Dans le cas où je voudrais m'affranchir de ce soin , je verserai surle-champ entre les mains du sacristain dudit chapitre ou de son percepteur la somme de 40 écus nouveaux pour tenir lieu de la chape. — De même, je garderai et conserverai in- Yiolablement la réunion faite au chapitre par le siège apostolique, des terres que conféraient autrefois les respectables doyen et prévôt , ainsi que les règlements et arrangements qui s'y rattachent et qui déterminent depuis longtemps le partage de leur collation entre le chapitre lui-même et les respectables doyen et prévôt sus-nommés; je ne ferai aucune démarche contraire à ces dispositions, ni tacitement, ni expressément.
C'est avec fidélité et sans aucune tromperie que je tiendrai ces promesses, à vous et à ceux de vos successeurs qui auront fait le même serment. Qu'ainsi Dieu me soit en aide , et ces saints Evangiles de Dieu !....
Ce serment était immédiatement suivi de la profession de foi du récipiendaire :
Moi , N...., je crois et confesse avec une ferme foi tous et chacun des articles contenus dans le symbole dont se sert la aaiote Eglise , savoir ;
Je crois en un seul Dieu.... (Ici le chanoine récite le Syfiu bole deN^cée.)
J'admets et embrasse sans hésiter les traditions apostoliques et ecclésiastiques, et toutes les autres observances et constitutions de ladite Eglise.
J'admets aussi la sainte Ecriture, selon le sens qu'a tenu et tient l'Eglise notre sainte Mère, à laquelle il appartient de Juger du vrai sens et de l'interprétation des Ecritures saintes. Jamais je ne la prendrai ni ne l'interpréterai dans un autre sens que celui admis par l'explication unanime des Pères.
Je reconnais encore qu'il y a vraiment et proprement dans la loi nouvelle sept sacrements institués par N.-S. J.-C, et nécessaires au salut du genre humain, quoique cette nécessité ne soit pas également pour chacun ; savoir : le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence» l'Extrôme-Onction, l'Ordre et le Mariage ; que ces sacrements confèrent la grâce, et que, dans leur nombre, le Baptême, la Confirmation et l'Ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. — Je crois et admets en même temps les rits reçus et approuvés par l'Eglise catholique, dans l'administration solennelle desdits sacrements.
J'embrasse et reçois toutes et chacune des décisions faites et promulguées par le saint concile de Trente, sur le péché originel et la juslification.
Je confesse pareillement que, dans la Messe, il est offert à Dieu un vrai sacrifice, un sacrifice proprement dit, et propitiatoire pour les vivants comme pour les morts ; que dans le très-saint sacrement de l'Eucharistie est contenu véritablement, réellement et substantiellement le corps et le sang,
ainsi que l'âme et la divinité de N.-S. J.-C, et qu'il s'y fait un changement de toute la substance du pain au corps, et de toute la substance du vin au sang du Fils de Dieu, change^ ment que l'Eglise catholique appelle transubstantiation.
Je tiens fermement qu'il y a un purgatoire, et que les âmes qui y sont détenues sont aidées par le suffrage des fidèles.
Je tiens également que les saints, appelés à régner avec J.-C, doivent être vénérés et invoqués ; qu'ils offrent à Dieu des.prières en notre faveur, et que leurs reliques méritent le tribut de nos hommages.
Je soutiens avec fermeté que les images de J.-G. et de la Mère de Dieu, toujours Vierge, ainsi que des autres saints, doivent être gardées et retenues, et qu'il faut leur rendre l'honneur et la vénération convenables.
J'affirme que le pouvoir d'accorder des indulgences a été laissé à l'Eglise par J.-C, et que l'usage en est très-salutaire au peuple chrétien.
Je reconnais la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, pour la mère et la maîtresse de toutes les Eglises, et je promets, jure obéissance au Pontife romain , successeur du bienheureux Pierre, prince des Api très et vicaire de J.-C.
Je reçois et confesse, sans aucun doute, tous les autres articles qui ont été enseignés , définis et décidés par les saints Canons, les Conciles œcuméniques , et particulièrement le très-saint Concile de Trente.
Je condamne, rejette et anathématlse tout ce qui peut leur
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Ce o*élaît qo'après ce smiMiit, sdamcUaneiit prêté, la main drale étendop sur les saints ErangikSf et après avoir fait sa profession de foi publiquement, qae le nouTeau chanoine était admis à prendre place dans le chœur, à côté de ses noo- Teanx confrères.