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Larg.,... 0,50 Lettres*. 0,05
Dus M ANIBUS ET MEMORIiE iETERNiG AMATISSIMiG ROPEMiE FRATER Virus PONENDUM CURAVIT, DEOICAVÎT.
Aux dieux mânes, et à la mémoire de la bien" aimée fiopéma; son frère vivant a fait élever ce mon/ument et le lui a dédié.
Cette autre pierre tumulaîre, aujourd'hui au musée du Puy , provient du mur méridional de Téglise Saint- Jean. Elle est au nombre de celles qUe nous avons déjà fait connaître dans nos premières études archéologiques (1).
(1) Si les sépultures antiques trouvées sous les murs des ancieimes églises de la ville du moyen-âge ne démontrent pas qu'il y ait eu un champ de repos à rendrait môme où elles
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OociiriPiix fnipment, déconvertpar M. Aymard dans nnn cavo et sig^ialé par lui dans un rapport ndrosiU* à la Sncît^lé académique du Puy, mérite de IIm'I- rntU'ntînn. C'est une de nos inscriptions tuiiniliiiivfi dont les caractères sont le plus correcleiiwnl (ïravfs et qui nous font le plus r^retter les imitiliitious dont elle a été l'objet.
*• titiift>iUmil , fesl qaVtn peut croire que les premiers chrtllm» ^ViWi. Mir la monugne d'AnlcIum dès le milieu dD Vf »Jt*ch>, «iipnintèivnt, pour leur propre usage, les tombe» (NUMliM |IM éMunéM n l«* transpoTtèrant dans let clme- UM« KWiiwiiiUteur» ^Iw». CMM clrennUance est d'aatuil Mm «ènMW» «M^tlt» Mftit MM taMiMBe.
SCULPTURKS rFraçment4)
Les fragments gallo-romains , conservés dans les murailles de nos deux vieilles églises ou découverts dans les remblais qui les avoisinent, sont en assez grand nombre. Quelques-uns ont été déjà transportés au musée du Puy, où ils sont confondus avec beaucoup d'autres apportés des différents points de la province; cependant il reste encore en place assez de ces importants vestiges, pour qu*on puisse aller les étudier et se rendre parfaitement compte de la manière dont ils ont été employés. L'examen attentif des lieux n'est pas un des moindres enseignements de cette science, pleine de conjectures et de problèmes souvent insolubles, qu'on appelle c^chéologie.
n sera facile de constater que les débris provenant de monuments funèbres sont, proportion gardée, bien plus multipliés que les auti'es. Est-ce
330 BAS-REUEF SÉPULCRAL.
parce que lés édifices profanes n'étaient pas aussi abondants que quelques antiquaires semblent le donner à entendre ? est-ce parce que les pierres tumulaires ont inspiré plus de respect aux démolisseurs et aux destructeurs de touslesâges? Nousne chercherons pas à décider la question, qui trouverait peut-être sa meilleure réponse dans une double afrinnative ; nous nous contentons de signaler le fait à Tattention de nos lecteurs.
N» 1 . — Bas-relief sépulcral. — Près de la grande inscription tumulaire du préfet de la colonie, dans le clocher de la cathédrale, on voit un fragment de bas-relief d*un sérieux intérêt. 11 représente un homme assis, le corps appuyé et légèrement incliné , dans Tattitude du sonuneil , de Tivresse ou de la mort. 11 est nu, et sa puissante musculature semble indiquer qu'on a voulu symboliser en lui l'image de la force. Profitant de son sommeil, plusieurs génies ailés viennent lui enlever ses aimes* D'un côté, l'un d'eux brise avec effort sur son genou un objet qu'on pourrait pi*endre, à sa cambrure, pour un arc; de l'autre, trois se sont réunis pour emporter péniblement une énorme massue.
BA8-HEUEF ^PCLCHAL.
Dans l'interprétation qu'il donne de ce bas-relief. H. Aymard n'hésite pas à y reconnaître un Hercule vaincu par FAmour. Suivant lui, cette allégorie mythologique devait appartenir h un monument fimëbre, peut-être à celui de Nonnius. A l'appui de sa conjecture, l'archéologue cite des exemples ayant . plus ou moins d'analogie avec elle el empruntés à des sarcophages antiques. Cette explication n'est pas invraisemhlahlc ; toutefois nous ferons remar< quer que , si en réalité le motif dont nous reproduisons le dessin se trouvait sur la sépulture du premier magistrat d'une colonie, on pourrait y voir , avec autant de raison , le défunt lui-même placé sur le bâcher qui va le réduire en cendres et désarmé par les génies de la Mort de tous les attri-
^*r f.*>-KELIEF SEPULCRAL.
s: :' icv !•: lit' ^.i i«iiissance. — Ouoi qu'il «::' ?*>i:, nonsne serions |ias éloigné d'admettre la ^ . -5>'»n îr\\ i «!' mmont indiquée comme ti'ès-conl.mie :\u sentiment de l'antiquité païenne :1).
\- î. — Sr::i r»u méxe sujet. — Le bas-relief
- • r-.s^r.te. lîorriôro une draperie entr'ouTerte dont .< ' '. s s-r.î roîorius par une agrafe à un pilastre,
ur. ^t'".: âva r^iîis ^:tri'"yt.V«s qui. d'une main fifr.;:':- f-v-l^tr '.o ^ :;>/. i^ yautre montre le ciel.
— îj»:-'^' "-' r'' >- •••* h vio future qui s avance i>.>:VAr: v.: v.:':;!.:^ 'j-st-o»: . o:mme le suppose V. i]fr.v*.r.:. :::: '.i-s f .r.îes du jour, celui du matin, i^^-^d.vT.-'Lr.: ^^ ^::::•^ do !â r.uiî et se rattachant, îC*! À :v.:*.:v.:- -:: !> 5:" ie la vi^ d'Hercule, soit . v:c:^ r.::.-:' ::::>:::::: ^.:^.è^^e: C'est ce qu'il ^yfî;: :iT.>:r;;r: .:..::.-:.: r. î^::ir d:îiner une indità:(^^ vrtv-?»: . ::::>>: u.::v.^r.: :: r'âYidrait connaître Vi»fruK-- --.rA::.ri v.: r.::r/::r-:vr.: auquel appar- ^^ V \îs-r:.-.:f. r/ÀÏs iTir er.Cvre sous les
ffS^f'-V-'ili ,v: :t*s s..''ir.-:< illtç.-'riques 2:.
^ s, — S:5>TS 3L\."H>:CÎS — S-/5-'^".U-S. — CcS
lèi^ Ay-wiri S:'»i'^}< sr,f^,: rî* «f j^fîon. t. U.
BAS-RELIEFS (Scèiies de ta vie privée). 333
fragments de sculpture , retirés des murs de la cathédrale et transportés aujourd'hui au musée du Puy, montrent de petits génies entourés de corbeilles destinées aux vendanges; ce qui du moins permet de le supposer, c'est que l'un d'eux tient une sorte d'amphore dont il verse le liquide dans un vase déposé à ses pieds. M. Âymard pense que ces bas-reliefs pourraient avoir appartenu à un monument sépulcral d'une époque où les traditions du goût étaient assez négligées pour que la saillie des sculptures ne fût plus combinée dans une pensée d'effets perspectifs. — Cette observation nous semble rendre avec assez d'exactitude le caractère de cette œuvre de décadence (1).
N® 4. — Scènes de la vie privée. — 11 existe , soit au musée, soit dans les murs de Notre-Dame et de l'église Saint- Jean, un certain nombre de bas-reliefs divisés en tableaux de diverses grandeurs dont il serait difficile de déterminer la destination primitive. Suivant les hypothèses , on pourra tout aussi raisonnablement les attribuer à la décoration d'un portique ou d'une salle de festins, qu'à celle d'un édifice funèbre. — Nous allons
(I) Mém. de M. Aymard [Congrès scient , 22« session, t. II, p. 418).
334 BAS-BEUEFs (Scèûes de la vie privée).
indiquer les principaux , et nous dirons ensuite Torigine la plus probable des uns et des autres.
A. — L« Courte eux ckeptux,
La première partie du bas-relief représente deux chevaux attelés et lancés au galop; ils sont précédés d'un coureur. — La seconde partie manque , mais elle devait très- vrai sembl^lement figurer la fin du corps des chevaux , le char auquel ils étaient attelés et les personnages montés sur ce char.
B. — L^ Repas,
\jSl scène se passe dans un riche tricMmum où deux époux prennent leur repas. — Rien n'y manque : la draperie cpi'on laisse retomber comme un rideau quand on veut se soustraire aux rayons du jour ou aux regards indiscrets , le lit sur lequel se couchent les convives , l'élégante table à trois pieds, la cibilla déjà servie , le chien fidèle qui attend avec patience , les yeux fixés sur ceux de son maître , sa part modeste du festin. — Par opposition , on a placé à côté de ce tableau. du luxe de la vie romaine ime scène rustique dans rj^quelle on voit un serviteur qui donne à manger à un cerf apprivoisé.