ms-KUiEïs (Scènes de la vie privée
deux sujets font ^ndemment suite l'nn à l'autre, puisqu'ils sont sculptés dans la même pierre , on IMurrail dire que , pendant que la dame fait sa toilette, un mari, un fiancé ou un esclave remet no miroir à l'amour (II.
— Lfi Trtmt tùUrinr.
\\ suflil ilo jeter les yeux sur le dessin fidèle que iioti$ iltiii(u>ns de ce bloc mutilé pour comprendre riuitHi$sil)ililé dans laquelle nous sommes de l'inlerpiVlcr il' une manitro un peu satisfaisante; c'est (Htitiquoi Hons avons choisi le titre qui devait laisser le |>Uis de vajïne dans la définition des motifs. —
,r ^»u$ avons ili'jii dtVril ces difléreDls bas-reliefs dans lhi|n< ntliiiih' JN-/<>Jto de l'inrin IVtay.
BAS-REUEFS (Scèiies de la iÀe privée). 337
M. Aymard , disposé à attribuer tous ces diflerents bas-reliefs à des édicules funéraires « hésite nécessairement beaucoup pour trouver une interprétation à ces deux fragments; néanmoins il propose de voir dans le sujet de gauche un concert instrumental , et dans cdui de droite une réunion dans laquelle mfie jeune femme lit un livTe. Nous aurions ainsi LA MUSiacE et LA LECTL'RB (i). Cette explication en vaut bien une autre qui certainement serait aussi difficile à motiYer en présence d'une effigie presque efiGacée. Ikms la reproduisons donc à notre tour , et avec la Upfime défiance qu'éprouve celui qui la donne le piemier.
Une partie de sculpture sur laquelle nous croyons devoir fixer l'attention d'une manière toute spéciale, c'est le pilastre orné de rinceaux qui sépare les deux bas-reliefs. — Il est éndent, en effet, que ce pilastre se prolongeait bien au-delà des tableaux dont nous venons de parler et que, par conséquent, il entrait dans l'ornementation générale d'un édifice dont ces tableaux n'étaient eux-mêmes que des détails plus ou moins secondaires. Mais quel était cet édifice ? Les remarquables fragments d'une sépulture monumentale que nous allons immédiatement
(1) Gongr6» scientif. — T. Il , p. 509.
338 TOHBEAir GALLD-BOMAOf.
faire connaître noas semblent de nature à jeter quelqoe lumière sur cette question.
No 5. — Fragmejit de sépulture moïcume^ale. — On reconnaît à première vne qa'on des blocs antiques trouvés dans les anciennes constructions de la cathédrale devait être le jambage d'une grande et splendide ouverture donnant accès dans un monument funèbre. Ce jambage taillé sur trois faces indique, par ce fait seul, et Tépaisseur du mur et la richesse du monument. Les sculptures qui recouvrent ses différentes parties ont entr*elles des proportions très-distinctes. — Celle du parement extérieur, destinée à être vue de loin , est dessinée sur une plus grande échelle et représente , autant qu'on peut en juger par un fragment si restreint , un personnage allégoricpie , peut-être le défont lui-même. La figure sculptée qu'on devait voir à droite en entrant est placée dans une niche ; elle se tient debout , est vêtue d'une ample tunique qui ne descend que jusqu'aux genoux, a le pied chaussé du brodequin antique et lient à la main un petit coffret (1). Une
(1) La Notice du livret du Musée, dans la description qu'elle donne de cette pierre, indique celte flgure comme étant celle d'un général ou d'un empereur revêtu du palllum. — Nous préférons l'interprétation proposée par M. Aymard , qui voir
TOMBEAU GALLO-BOMAIN. 339
figure analogue devait probablement remplir Tautre côté de l'entrée. — L'épaisseur de la porte ou intrados parait avoir été elle-même complètement ornée. Notre pierre figure la portion du montant qui forme le haut du pilastre à la naissance de l'arcature. Elle porte à son sommet une petite cymaise en façon de corniche , puis, au-dessous, dans un tableau quadrangulaire encadré d'un boudin à torsade, im griffon barbu , aux ailes déployées, ayant Fair de veiller en cerbère à la garde du tombeau. U est fort probable qu'un griffon identique était placé symétriquement dans l'intrados opposé. — Enfin, la paroi du mur intérieur, celle de la chambre sépulcrale , représentait des sujets de moins grande dimension se rattachant d'une manière plus intime à la vie privée du défunt. C'est là que devaient se rencontrer les images de la famille, et peut-être faudrait-il considérer conune telles ces deux figures sculptées sur la troisième face paraissant occupées de quelque cérémonie religieuse (1) ; c'est là qu'il faudrait pla-
simplement dans ce vêtement le costume d'un personnage important de la colonie , et dans ce coffret un attribut fréquemment flguré sur les monuments sépulcraux de la Gaule, pour désigner le rang , les goûts et les habitudes du défunt.
(1) La Notice du Musée dit: « Personnages occupés à une
340 TOMmSAU GALLO-ROMAIN.
cer aussi cette série de tableaux d'un genre familier dont les anciens se plaisaient à entourer, comme de doux souvenirs y la dernière demeure de ceux qui leur étaient chers.
N® 6. — Autre fragment (Même movvament). — « On voit sur cette pierre, dit la Notice du Musée, » un autel et quelques personnages occupés à un
» sacrifice Sur Fautre face, on remarque
» un pied chaussé avec un cothurne de général ou » d'empereur... • Cette description, un peu laconique, nous semble plus complète dans le Mémoire de
M. Avmard.
« A la face opposée à celle où se trouve un pied » gaucho sculpté en haut-relief, presque de gran-
Ct^rt^nonio ivligieuse : on croit y reconnaître un bâton augurai. » M. de Bocdeliè^Te y voit également le bâton d'un augure .^iNUc; ou comauntaculum^ dont les flamines se servaient |KUir tMotj:ner U foule.
Ouoique nous n'aimions guère les hypothèses trop aventar\V$« nous no pouvons nous défendre fie penser^en ce moment ;iiu UK^nument élevé à Nonnius. Cette grande épitaphe de\;j^ît ivn^enîr à (^ ma^niàqne tombeau, et ce magnifique tomb^u AU pn^fet vt'une colonie. Hors la grande figure exlérioun> ^rùt vvUe du défunt, ce flamine serait celui dont |VMr^i> t'in^Tîption. et peut-^tre qu^que^-uns des bas-relielîs l^tt» ImuI indiquée ;se ntucbenient à l'oinementaUon gé-
SCCUTERES SfOXCMBTTALES. 341
deur naturelle, nous avons la moitié inférieure d'une scène religieuse sculptée en bas-relief. Trois personnages sont tus seulement à mi-corps, mais on juge qu'ils étaient de même grandeur que ceux du tableau précédent. Deux paraissent avoir eu aussi le même vêtement. Ils sont debout, devant un autel carré et décoré de cannelures vides, sur lequel le troisième dépose une offrande de firuits et de gâteaux. — Au-dessous du basrelief, toute la surface de la pierre est ornée de treillis losanges qui imitent une barrière de clôture... »
N» 7. — Génies soltexant un portrait. — Ce remarquable fragment de frise, qu'on voit encore de la cour de la Prévôté, incrusté dans le mur de l'église de Saint-Jean des Fonts baptismaux, est évidemment le portrait d'une grande dame romaine, n est gracieusement encadré dans un médaillon que supportent des amours ou des génies ailés.
N® 8. — Génies entourant un aigle. — Cet autre fragment de frise, placé à côté du précédent, appartenait sans aucun doute à la même décoration architecturale. Quoique beaucoup plus mutilé, il n'en conserve pas moins, dans le mouve-
342 SCULPTURES MOXOIIEESTÀLCS.
ment des figures, dans l'élégance et la justesse des proportions, cet air de grandeur qui se rencontre seulement dans les œuvres des bonnes écoles.
Ceux qui supposent qu'une partie des ruines antiques de Ruessium ont pu être transportées à Ânicium, auront sans doute pensé, par l'indication des numéros 4, 5, 6, 7 et 8, au monument élevé par la civitas libéra à l'impératrice Etrucilla(l) ; de même que d'autres auront pu croire que les n<>« 1, 2, 3, peut-^tre quelques parties du n» 4, ainsi que les u«* 5 et 6 proviennent de la sépulture du préfet Nonnius. Ces hypothèses, nous n'avons pas besoin do le dirt\ reposent sur de bien fragiles données , toutefois^ elles ont au moins le mérite de n'être pas trop invmisnnhiables. — Qu'on se représente une oJiverturo comme celle des arcs-de-triomphe donnant entrée dans une salle plus ou moins spacieuse ; de rioht's has-reli^s décorent sa profondeur, d'élé- ^ntt's moulures étagées avec art forment son im- |H)sU\ do gracieux rinceaux bordent ses montants. lj> mur dans loiiuel cette ouverture est pratiquée st^ cinn|HVîk^ dlnmienses blocs de grès blanc, joints anv puissanco et ornés sur leurs deux faces. Du cO- U^ intemo se dén>ulent des scènes de la vie privée et dos souvonii^ intimes, au dehors on voit des fi-
f4> V^r et que noosavons déjà dit à eette oceatioD, p. SSS