‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 122 sur 131 · VS MAXIMI · texte numérisé non relu

VS MAXIMI

FELIX AVGPM PROCOS PRIM ETFEIVLVERV...

NOBILISSIMVS PRINGEPSIVVENTV TISVETVSTATGON RESTITVERVNT M. XIIII

ImPERATOR CiESAR JULIUS MAXININUS , FEUX , AUGUSTUS, PONTIFEX MAXIMUS, PROCONSUL PRIMUM, ET FILIUS EJUS JU-

(1) Saint-Bonnet-le-Cliâleau est l'antique Castrum Vari,-- Estlvareilîes, d'après M. de La Lande , viendrait aussi de Est hic Varus Mlius,

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LIUS VERUS, NOBILISSIMOS PRINCBPS JUVENTUTIS, VETUSTÂTE GONLAPSAM (VIAM) RESTITUERONT . — HILIARE QUATER DECI- MUM (1).

Enfin, la Bolena conduit A'Usson h Estivareilles , de là à Saint' Bonnethle-Château (CasPrum Van), où nous avons dit qu'elle se partageait en deux branches dirigées , Tune sur Lyon , l'autre sur Moingt.

A l'occasion de cette voie romaine, il s'est élevé de nombreuses dissertations sur la direction du chemin, ainsi que sur le nom et sur le véritable emplacement à*Icidrmagus (2) et d'Aquis-Segete. Quelques écrivains, au nombre desquels nous nous rangeons, ont prétendu que ÏYssengeaux actuel ne remontait pas au-delà du moyen-âge ; d'après eux Usson serait la ville indiquée dans l'itinéraire sous le nom d'Idd-magus ou d'Usso-magus, et Samt-Galmier

(1) L'empereur César-Jules-Maximinus, heureux, auguste, souverain pontife t proconsul pour la première fois, et son fils Julius Verus, très-noble prince de la jeunesse, rétabli' rent cette route qui tombait de vétusté, 1/P milliaire.

(2) Quelques auteurs ont écrit Icid-Magus, d'autres ont écrit Icid-Mago ; nous nous servirons indistinctement des deux dt^signations , suivant que nous citerons les uns ou les autres.

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serait ÏAquis-Segete des anciens; dès lors ce serait la via Bolena dont nous aurions le tracé dans la carte de Peutinger^

M. Auguste Bernard , sans adopter irrévocablement ce système , le présente néanmoins comme lui paraissant le plus confornie aux distances indiquées dans les itinéraires romains. Voici de quelle manière il raisonne : < les tables portent de Rêves- 9 sio k Icid-magus, 17 lieues; d'Icid-magus à » Aqum-SegestSB , 17; à^Aquss-Segestœ k Fontm, 9. » — M. Walckenaer , qui a changé Forum de place, » est forcé, pour gagner la position qu'il lui a assi- » gnée, d'incliner sa route brusquement à l'est ; et » ne trouvant, dans cette direction, qu'Yssengeaux » dont le nom ait quelque rapport avec celui i> d' IM-magus, il place là son étape ; mais comme » il n'y a qu'une fort petite distance entre Saint- » Paulien et Yssengeaux, il croit lever la difficulté en » corrigeant le chiffre 17. Arrivé là, il cherche l'an- » glc qui répond à 17 lieues gauloises d' Yssengeaux » et à 9 de Farnay , où il a fixé Forum, et trouve Saint- D Etienne. En conséquence , il n'hésite point à pla- » cer Agnae-Segests^ à Saint-Etienne, ignorant sans » doute que cette ville n'était , il y a trois siècles , » qu'un village sans routes, perdu dans des monta- » gnes arides, et qu'elle ne posséda jamais aucune » source d'eau minérale, comme le demandent le

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nom ù*Aqux et le monument représenté sur les tables théodosiennes. — Pour nous , nous procédons différemment. Nous partons de Lyon et venons droit à Feurs, sans nous préoccuper du chiffre que portent les tables, lequel a été évidemment tronqué par les copistes. Arrivé là , nous cherchons dans la direction du midi une localité placée à 9 lieues gauloises de Feurs, et offrant les autres circonstances qui devaient se rencontrer à Aqux^Segest3e. En suivant une ancienne voie romaine dont il restait encore des vestiges avant la révolution et qui était alors désignée dans le pays sous le nom de Via Ferrata, nous trouvons, un peu au nord de St-Etienne , sur la route de Lyon à Toulouse , Tantique ville de St-Galmier , » qui possède des eaux minérales assez estimées. » Pour nous, voilà Aquœ-Segestœ. Il s'agit mainte- » nant de trouver Icidrinagus, Nous le placerions » bien volontiers à Yssengeaux, car nous n'avons » pas de parti pris dans la question ; mais nous y » trouvons deux difficultés : c'est qu' Yssengeaux est H à plus de 17 lieues gauloises de St-Galmier, » qui est bien certainement AqudB'Segests , et à » beaucoup moins de 17 lieues de St-Paulien, qui » est incontestablement Revessio,,, Nous nous diri- « geons donc du côté de St-Bonnet-le-Ghàtel où » passait rancienne route, et nous trouvons, à 17

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» lieues gauloises de Saint-Galmier, la ville d*Usso7i* Serait-ce là/cid-mojt^s? Voyons la contre-épreuve. Nous poursuivons notre route du côte de St-Pau-

> lien, et, passant par k rivière d'Ance à Pontem-

> peirat, nous arrivons à l'antique Revessio , après » avoir parcouru un trajet de 14 lieues gauloises. » C'est précisément le chiffre que doit porter Titin néraire suivant M. Walckenaer, et non 17, comme » on lit dans la première édition de ce précieux » moijument (1).

Cette opinion est bien de celles qui méritent qu'on s'y arrête ; si elle ne décide pas irrévocablement la question, il faut au moins avouer qu'elle résout plus d'une difficulté restée jusque-là insurmontable. Il est vrai qu'elle semble: en contradiction fla^ gwmte avec les assertions des écrivains qui ont eu à déterminer les limites de l'ancien Velay ; mais comme il pourrait se faire que ces assertions fus-, sent elles-mêmes erronées , ce sera pour nous une raison de prêter à cette question un plus sérieux examen. — L'argument qui se présente d'abord à la pensée est celui qu'inspirent l'aspect des cartes, géographiques et le calcul des distances. Il est certain, en effet, qu'il y a impossibilité matérielle

(1) Mémêire swr lés origines du Lyonnais^ par Auguste Bernard, p. 90 et suivantes. '

400 0£ RIBSSSIUH A LVCDUNUM.

de placer une ville quelconque de la Vdlavie à huit milles de Feurs , puisque du point extrême de cette province à l'antique Forum Segusianorum il y a une distance plus que double. Cependant , on lit dans Y Histoire générale du Languedoc : < c'est par » l'itinéraire de Théodose que nous connaissons » dans le pays de Velay le lieu A* Aquis-Segeie , si- » tué à huit milles de Feurs , à quatorze de Rwes- » sione, et que nous croyons être le même que la > petite ville d'Yssengeaux. » MM. Arnaud, Touchard-Lafosse et tous ceux qui ont parlé des premières villes de la Vellavie n'ont pas manqué d'accueillir cette indication. C'est du reste , comme on l'a vu , celle qu'accepte M. de Fortia , puisqu'il place Aquis-Segete à Aurec et Iddrmagus à Yssengeaux. A notre tour , nous avons dû reproduire cette version quand nous avons parlé d'une manière générale des villes celtiques ou gallo-romaines attribuées à la Vellavie. Toutefois , en disant que l'insuffisance de documents s'opposait à ce que nous puissions déterminer avec certitude les endroits de la province occupés par des villes, nous nous réservions d'examiner plus attentivement les recherches faites à ce sujet. Il y a nécessairement une erreur commise , du dans les chiffres de la carte théodosienne , ou dans les assertions de ceux qui veulent q}i*AquiS'Segete et Icid-mago aient appartenu à l'ancien Velay. Si

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ces deux localités sont effectivement Yssengeaux et Aurec, il faut que l'indication de la distance d'i4qim Segete à Forim^ soit erronée sur la carte de Peutinger; dans le cas contraire, on doit revenir à l'opinion de M. Bernard. — Ce qui a pu accréditer la première de ces deux hypothèses, c'est peut^tre une concordance assez exacte entre les chiffî*es marqués sur la table romaine et la distance réelle de Saint-Paulien à Yssengeaux en passant par le Puy, et d'Yssengeaux à Aurec. En effet, l'itinéraire porte : de Revessiofie à Idd-mago 17 lieues gauloises, et d*Icid-mago à Aquis-Segete 17 autres lieues. Or, nous trouvons , pour les distances directes relevées sur la carte de Cassini et réduites en mètres , en toises, en lieues gauloises et en milles romains (1):

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