LIEUX
PAR LBSQUtLS ON PASSE.
De Ruessium à Brives. . . .
De Brives à Blavosy
De Blavosy à Yssengeaux.
D'Ysseogeaux à St-Maurice
De Saint-Maurice à Aurec. i 18,120
en
(1) Le mille romain était de 755 toises , trois pieds. — La lieue gauloise de 1,133 toises, l pied , 6 pouces. — 1,000 mètres égalent 0,68 en milles romains.
(2) Disons néanmoins que pour apprécier, sinon d'une ma-
402 DE RUËSSIUM A LUGDUNUM.
De Ruessiimi à Yssengeaux, la ligne directe étant de 14 lieues gauloises , plus 836 toises, le chiffre 17 du chemin de terre parait rigoureusement assez acceptable ; de même que la distance de Ruessium à Aurec étant, à vol d'oiseau, de 27 lieues, plus 114 toises , environ le double de la précédente , on se rapproche assez raisonnablement de la longueur déterminée sur l'itinéraire en prenant , comme le fait M. de Fortia, Aurec pour V AqvAs-Segete ctes anciens. Toutefois, nous devons faire remarquer que pour arriver à un utile rapprochement nous sommes obligé de faire passer la route de Ruessium à Yssengeaux par Anicium , ce qui occasionne un très-long détour (1). C'est donc là une première ob-
nière positive (cela ne serait pas possible) mais du moins approximativement, les véritables positions topographiques des itinéraires romains, nous ne devrons pas faire usage des cartes géographiques et du compas , car les résultats auxquels nous parviendrions par cette méthode nous donneraient des distances à vol d'oiseau et non des longueurs telles qu'elles pouvaient exister. Nos chemins de montagnes, . constamment accidentée, devaient suivre de nombreux détours et gravir des pentes ardues, par conséquent parcourir un espace beaucoup plus considérable que celui qu'on obtiendrait en faisant des calculs par des lignes droites.
(1) n est bien positif que de St-Paulien à Yssengeaux la direction n'est pas de pa^ser par le Puy.
DE RUESSIUM A LUGDUNUM. 403
jection à faire contre cette direction ; une autre plus grave encore, est celle qui résulte de la distance d'Aurec à Peurs. Celle-là , nous devons le déclarer , nous paraît radicale. — Ce qui vient à Tappui de la seconde hypothèse est fortifié par beaucoup plus de probabilités : 1® sur la ligne d'Yssengeaux, de Saint- Maurice et d'Aurec on ne trouve rien qui témoigne d'anciennes voies romaines ; 2° on n'a encore découvert à Yssengeaux aucun de ces fragments d'antiquité qu'on devrait cependant rencontrer en abondance dans une ville gauloise ou gallo-romaine; 3^ la grande route militaire allant de Lugdwnum à Segockmimi et passant par la Vellavie était classée comme une des quatre principales artères qui traversaient les Gaules; néanmoins, nous ne voyons qu'une seule voie , celle passant par Saint-Bormet , Ussbn, Pontempeirat , Chomelix et Saint^Oe^ieys , dont le parcours à travers le Velay se rapporte par l'importance de ses vestiges antiques à celle dont parle Strabon.
Nous ne croyons donc pas nous être trompé, lorsque nous avons dit que la Via Bolena était véritablement la route marquée sur la carte de Peutinger. N'était-ce pas reconnaître implicitement qu'/oidmago et Aquis-Segete qui se trouvaient sur cette direction ne pouvaient être ni Yssengeaux ni Aurec ; mais bien plutôt Usson etSaint-Galmier? — Enfin ,
DE RUESSIUM A ANOERITUM.
il nous suffira de donner ici un tableau des distances directes relevées sur la carte de Gassini pour compléter les documents de comparaison nécessaires à Texamen de cette question.