EN LIEUES
gauloises.
En quittant Ruessmm dans la direction opposée à celle que nous venons de parcourir, on peut suivre les traces d'une seconde voie romaine parfaitement conservée en beaucoup d'endroits. Celleci n'était pas moins importante que l'autre, puisqu'elle n'était que sa continuation ; on les voit marquées toutes les deux sur la carte de Peutinger comme une seule et même route traversant Revessione et conduisant de Lugckmum à AnderiPum^ capitale du Gévaudan. 11 est iacile de déterminer encore les points principaux par lesquels elle passe.
DE RUESSIUM A ANDERITUM. 405
— De Ruessium elle arrive presque en droite ligne sur un petit ruisseau appelé Bov/rbouilUyux (le bourbeux), près duquel gisait un fragment de colonne aujourd'hui au musée du Puy et sur lequel se lit ce reste d'inscription :
CAESAR PRINGEPS
IVVENT VIAS ET
PONTES VETVS
TATE CONLAPSAS (1)
Comme il résulte du simple examen de cette pierre que la partie supérieure en a été enlevée et qu'il faut donner un sens à ce qui n'est ici que la fin d'une phrase, nous ne doutons pas que les deux inscriptions précédentes ne soient de la même
(1) n faudrait Collapsos, ;— Dans son Histoire des grands ehemins de l'Empire, p. 67, Bergier cite trois inscriptions trouvées en Espagne, dont deux se rapportent à Maximiims et à Julius Verus, son flls, qui, là aussi est qualifié du titre de Prince de la Jeunesse. — Il en donne ensuite une autre trouvée sur la route de Lisbonne dédiée aux mêmes personnages et, pour le flls, avec la particularité que nous venons 4e signaler.
406 OR RCESSIUM A ÂNDERITUM.
époque et n'aient été dédiées aux mêmes princes dans le même but; c'est pourquoi nous pensons que les six premières lignes de la colonne d'Usson doivent servir à compléter ce qui manque à celle dont nous parlons.
De Bourbomlloux on suit les traces de la voie romaine jusqu'à la Borne, puis après avoir passé un pont, dont l'existence en cet endroit est confirmée par quelques débris antiques, on s'approche du village de Borne, C'est près de là que devait se trouver une colonne transportée, on ne sait à quelle époque, dans une propriété voisine de Ruessium ; cette présomption semble du moins suffisamment justifiée par le chiffre qui termine cette autre inscription :