TU ROMANA
(ïïe BMâêtum à AniusUmem eium )
Daifô son Histoire stcMsUque monAimentale du département du Puy-de-Dôme^ M. Bouillet indiqae deul voies romaines conduisant de la capitale de rArvernie dans notre province. L'une qui traverse Tarrondissement d'Ambert, l'autre qui passe du côté d'Issoire et se dirige sur Brioude. — Suivant lui, la première serait venue à' AugiistonemePum près du village de Cendre^ entre Gergovia et l'AUier, aurait franchi cette rivière, se serait dirigée sur les corn* mimes de Vi(y-le-Comtey Pignol, Salède^ Ma/nglieu^ Brcmsse.et Montboissier. c II est vrai, dit M. Bouillet, » que depuis le Cendre jusqu'à ce dernier point on » n'en aperçoit pas la moindre trace ; mais à partir » de Montboissier jusqu'aux limites delà commune » de Chcmbon, Mtre les hameaux de Montât et de
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» Marveilles, dans une étendue d'au moins 20 kilo- > mètres, elle est dans plusieurs parties parfaite- » ment conservée. » — De Chambon, l'auteur de la Carte monumentale du Puy-de-Dôme suit la voie romaine dans la direction du bourg à* Ariane et la perd de vue dans la plaine de Ma/rsac où des fouilles avaient fait découvrir des briques, diverses poteries, des urnes lacrymatoires,.,.deS: fragments de candélabres en bronze, des monnaies romaines, etc. Ici l'opinion du docteur Missoux vient sinon décider du moins éclairer la question. Il pense que dans cette plaine de Marsac aurait pu exister quelque ville remaille, détruite àrépôqu» de Fintadion des âoths, et: que le chemin dont nous iiidiquôn!^ le. paârooùfs servait de conmiunication entre la capitale de la province et cette ville. De là, il continue hypothéliquement la route et va la souder à la Via Bolena, soit à Chomelix, soit à Usson.
Une seconde voie romaine, dont on a cïierché à rétablir le tracé, se retrouve près de Beaulieu, arrondissement dlssoire, à Vergongheon, à Brioude, à La Chamnetiè, près de Chastamiel (côinmane de Jax) ; elle longé à droite le village de FiXj franchit le plateau de Fay, passe près de l'Estrade j do Lanthenas, de la montagne de la Garde, arrive à MarciUac où elle rejoint la Via Bolena. •— M. Jusseraud» ingé-
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nieur des mines, constate la présencede cette voie 1*0- Diaine au moment où elle traverse les bassina houillers sur les rives de l'AUier pour se diriger sur la Haute-Loire. Dans une profonde tranchée pratiquée au-delà de la station de Brassac, lors de l'exécution du chemin de fer, on trouva en assez grand nombre et sur une largeur de 100 mètres environ, des débris de poteries rouges, de tuiles, de briques plates à rebords, de styles, de ûbules, et plusieurs médailles bien conservées (1). An-dessous de ces fragments, une chaussée antique coupait perpendiculairement la voie ferrée dans la direction de l'Ouest à l'Kst, pour aller traverser l'Allier à 300 mètres plus loin. — M. Jusseraud en a relevé la coupe que pous donnons ici, et la décrit avec précision.
I Uue couche végétale A, dit-il, renfermant quclft) CoDg. Mlontil. de Fr. (sa* Ees»., t. Il, p. 6«).
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ques débris de tuiles et de briques, recouvre, sur une épaisseur de 0»,50, un lit de béton B de 0^,15 à 0™,20, et indique que la voie avait 5"»,50 de large à sa partie supérieure. Au-dessous du béton se trouve une couche de cailloux roulés de la grosseur d'un œuf, sur une épaisseur de 0=*,25; puis, encore au-dessous, un lit de 0°^,40 de cailloux beaucoup plus gros atteignant un décimètre cube D. Le tout est en- .caissé dans une large tranchée de forme trapézoïdale reposant sur 0™,60 de terre végétale E, et epfln sur les schistes houillers F. »
Entre Beaulieu et Issoire, M. Bouillet a découvert une colonne sur laquelle, il est vrai, ne se lit aucune indication ; mais arrivé à Paulhaguet , Bergier nous en signale une autre d'un intérêt d'autant plus local pour nous qu'elle est la troisième portant la même inscription. Voici , du reste , comment il s'exprime à ce sujet : « M. Savaron , président en » Auvergne, de qui le nom est assez connu par sa » doctrine, m'a fourni quatre inscriptions par lui » vues et extraites de certaines colonnes milliaires j> qui sont es environs de son pays : la première j> desquelles se trouve à Paulhaguet et nous en- » soigne que le fils de quelque empereur qui se » qualifie de Prince de la Jeunesse a fait réparer » les chemins de ce pays-là. »
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