PONTEM ET
VUS VETVS
TATE COLLAP
RESTITVIT. (1)
Quoique cette inscription et celle deBourbouilloux aient une singulière analogie , et qu'au premier abord on soit porté à penser que c'est la même, ce" pendant trois circonstances se réunissent pour prouver qu'elles sont très-distinctes l'une de l'autre * 1«» les différences matérielles dans plusieurs mots ; Pontem au singulier, au lieu de Pontes, Collap en abréviation , au lieu du solécisme Conlapsas, juventutù qui est ici écrit en entier, tandis que sur la pierre de Bourbouilloux il n'y aqvLejuvent, enfin le verbe restituit dont on ne trouve sur l'autre inscription qu'une seiûe lettre ; 2» la distance des deux localités, qui ne permet pas de supposer que le président Savaron eût pu prendre l'une pour l'autre; 3° le peu de vraisemblance que la pierre antique , trouvée en 1823 par M. de La Lande sur le bord d'un ruisseau et servant de piédestal à une croix, eût été vue à plusieurs lieues delà deux cents ans avant par
(X) Histoire des grande ckeminSt liv. I, p. 68.
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W !hiSr«îs Z7ï»*îs ott j» 'rtrùimiis mîl&iires. Ces dûfins «cûar: «eruins jinigoe Les cofamies forent aifizisaîTcmisi: lËiççiiâé^s sxr lies rooies; majg ils <tfit ùiSBd it Tétr?. :a Iiî cijQi;oft» da nMNoeai qne oti çiatTTfti fnrfÏÉ';»rrJ!gs ftirenî iif|klaciêes. Ne pensât pksàciî cfcirgenKm, «foeptiK de quinze siècles reskdem (iCMirtant bien pnésomaiie, pfatâ^ k<nKS ont caknié an moyoi des diiffres marqués sor ces cdlonnes et ont écrit, par exemple, qœ de Btiessium à Sainaoc il y aTait âx miDes, et à 5aim- Jean^'Saij hnit milles, puisque les milliaires tromés dans ces villages indiquaient ces distances. S'ils araient pris un compas, ils auraient tu que sor la carte, à toI d'oiseau même, de Ruessium à Samsac il y ayait plus de âx milles, et à Saint- Jernirde-yay plus de dix (Il H était donc bien im-
;1; Les auteurs de {'Histoire dm Languedoc, et nousrn^rrjc pariant d'après eux, sommes tombés dans une semblable erreur lorsque nous avons écrit que de Ruessium à Cf/ndate il y avait 12 mitles, et 14 de Ruessium à Icidinn/ju$. Ce Sf>nt des lieues et non des milles qu'indique
DE RUESSIUM A AUGUSTONEMETUM. 419
possible qu'il n'y eût pas un parcours beaucoup plus considérable par le chemin de terre, quelque direct qu'on le suppose.
la carte de Peuliiiger, et ce n'est pas 14, mais 17 que donne cette carte pour la distance de Ruessvum à Iciâr-Magus,
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CONOfSmS QtSÊBMJES
N^H» ^vgots cnt db^oir dooner an certain dévek>p|viiiiftit À ie$ étttuies dfanriièolo^ qui n'offirent, il Ëjiut bî^rtt r;iviHiier. qa un mêificNrre intérêt à beanivup de kctetur^ . miis qni sont indispaasables à cea\ qui veulent r^nftfîllir les bndKaux dispersés des premi<^res paige$ de celle histoire. Ces dissertatiotts. toujours juridcs duLns b fonaae, sont rarement ivuchumtes au fotid. car elles reposent trop souvent sur dc::^ lv.i:>es iupothetiques : néanmoins, par elles seuks on pourra peut-^^cre un jour arriT»- à savoir quelque ^hose de h Téritdde importance de nos contrée. Pas un htMorien des temps antiques n*a parlé de b VeUavie autrement que pour la classer