INFLUENCE RELIGIEUSE SUR NOS CONTRÉES
» national conserva plus d*iadépendance, mènie » sous le ministère des druides, qui s'en constituè- » rent les prêtres, et qu'il continua d'être cultivé. » Nous n'ajouterons qu'une seule observation; c'est que , plus on pénètre dans les profondeurs accès* sibles de l'ère celtique , plus on voit le druidisme pur être l'ancien et l'unique culte national. Evidemment ce n'était pas quand les druides, ces prêtres si absolus, si intolérants, avaient le suprême pouvoir, que le fétichisme osa montrer son indépendance et choisir ses plus redoutables adversaires pour inter« prêtes. Il est bien plus logique de supposer que le polythéisme, que l'idolâtrie se glissèrent furtivement à la suite des colonies et se développèrent précisément en proportion de l'affaiblissement de l'autorité druidique.
Ce sont les Grecs qui ont été les principaux propagateurs des doctrines polythéistes, doctrines insinuées d'abord timidement par l'exemple plutôt que par l'enseignement, et mises en pratique par des hommes grossiers pour qui cette foi nouvelle ne fut peut-être qu'une occasion de secouer le joug rigide des anciens prêtres. Lorsqu'on lit avec attention Lucain, Tacite, César et Strabon, ne reste-Son pas persuadé qu'avant la conquête et malgré l'occupation de certaines contrées, il n'y avait point de temples dans les Gau-