‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 52 sur 131 · LE VELAY AU TEMPS DE CÉSAR · texte numérisé non relu

LE VELAY AU TEMPS DE CÉSAR

dans les idées religieuses , et que ce fut incontestablement les nombreux rapports établis avec les colonies massaliotes qui la déterminèrent. Ces relations plus ou moins multipliées serviront à nous expliquer comment, surtout dans les contrées méridionales, la foi druidique s'altérait, comment le panthéisme commençait à se répandre. Mais, quelle distance entre ces grossières idées mythologiques , ces grossières images des divinités gauloises au temps de César, et ce que les historiens nous enseignent de la haute civilisation, de la splendeur des arts appliqués aux monuments religieux de la Grèce et de Rome ! — Qu'on ouvre les Commentaires sur la guerre des Gaules, qu'on les étudie dans leur ensemble, Timpression produite par cette lecture fera évanouir toutes les exagérations qui pourraient venir à la pensée. César a traversé le Velay, et alors le Velay ne devait pas avoir plus de civilisation que ses voisins ; il a longtemps parcouru l'Arvemie, théâtre d'un de ses plus brillants exploits ; par conséquent il a bien pu connaître les croyances religieuses, le goût et la pratique des choses de l'art dans ces contrées. Que dit César î Où est-il allé rendre grâce aux dieux de ses victoires? En quel endroit a-t-il vu des temples? Une seul^ occasion se présente pour prononcer ce nom de templ/um^ et ce nom ne vient pas sous sa plume^

eCTAVE DANS LES GAULES. 161

« Les Gaulois, dit-il, font vœu souvent de consacrer » à Mars les dépouilles de Fennemi ; après la victoire » ils immolent le bétail qu'ils ont pris. Le reste est » déposé dans un lieu désigné : Reliqv^as res m » UNOf LocuM confenmt; et en beaucoup de villes » Ton peut voir de ces espèces de trophées (1). i César parle des statues de Mercure, et Montfaucon nous fait connaître quels étaient ces tristes simulacres, n assure que les Gaulois ont à peu près sur les dieux les mêmes idées que les autres nations ; cependant il a longuement développé les doctrines druidiques, et les druides, si peu polythéistes, sont les seuls prêtres de la nation : Ilîi rébus (Uvi/nis vrUersunt^ sacrificia publica ac privata procura/nt^ religiones i/nterpretantur (2).

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