‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 55 sur 131 · LES ARTS AU IP SIJECLE · texte numérisé non relu

LES ARTS AU IP SIJECLE

Yespasien fut un véritable ami des arts et , malgré ses dispositions à l'économie , sa sagesse exerça en leur faveur plus d'influence que toutes les prodigalités de Néron. Il ne désirait pas seulement de belles statues, d'excellents tableaux, à la condition d'aller dépouiller quelques trésors lointains , il voulait près de lui des artistes capables de créer. Aussi n'épargna-t-il ni les justes encouragements ni les récompenses à ceux qui s'en montraient dignes. Cornélius Pinus et Accius Priscus, célèbres peintres de son temps, décorèrent les temples de l'Honneur et de la Vertu rétablis par les soins de l'empereur. Ce fait n'est-il pas le plus bel éloge d'un souverain ? — Titus, son flls, dit Winkelmann, fit plus en deux ans pour les. arts que Tibère en vingt-deux. — Plusieurs remarquables monuments des règnes de Domitien et de Nerva prouvent que les traditions nouvelles étaient respectées. — Trajan , auquel pouvait bien s'appliquer le mot d'Horace sur Auguste : Revocavit veteres artes, se montra pour les artistes aussi intelligent que libéral. La belle colonne qui porte son nom est un précieux souvenir de sa gloire. — Le règne de son flls Adrien détermine une grande époque dans l'histoire de l'art, autant par le nombre d'admirables monuments dont ce prince enrichit Rome, l'Italie, tout l'empire, que par l'extrême faveur dont il environna les hommes

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dftiknU Depuis k pote deaEhertê^laGièœiie c&imid pâs de sièc^ phxs heoKsx ; dk semblait re- Diitrt. Ses lempks. sespakis. sesaquedocsoi mine êukiit nestiarés : de Doiiveiia édifioes, phB soo^ toHis tnoype qoe les anciâBS, sVInveiit parles ordres de Feinpin^fir. Le temple de Gjsiqiie, une des se(>t n^eireilles da mcode, fiai coiistnût, odui da JiqMler-Cilympien d'Athènes. ^ depuis ssfi cents ans attendait, fut acberé. La rUIa «Atfrîam, léàdence impériale an pîed de li^ndi, dont les débris embrassent près de dix milles et renferment des palais, des cinpies, des palestres et des théâtres, enfin le coloâsal maasoke de ce prince, anyonrdliQi le Châieau'Sairii-Ati^ , sont autant de mer- Teillenx témoins de la magmâcenœ des arts à cette épûque. Les historiens des Gaules sont tous d*accord pour attribuer à Adrien Tènection de splendides monuments. Ds citent en pnemièi^ ligne la basilique qu^il fit élever à Nîmes en llionnenr de Plotine , Teure de Trajan, les immenses arènes qu^on admire dans cette rille, ainsi que le pontdu Gard (1),

1. Voir, la sujet de ces intîq[iiités, U dissotation insérée d2nsV Histoire du Languedoc, tl:. p. Hl et seqooit- TUL , art 8 el 10 sur Adrien. — Cistel., Mém., p. S86. — X^AO. £ptl., Dion, p. 792. — C^saab., Xot. t» Sif»^*» p. 23. — Catd . id. — Le nom d'Adrien était proclamé par taatde rnoomnents à Rome , ai Italie , daos les Ganles , en

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