‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 57 sur 131 · LES ARTS AU II« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LES ARTS AU II« SIÈCLE

moribond , qui portent quelquefois de fausses espérances dans un cœur prêt à se refroidir. Suivant son opinion, c c'est une lampe qui semble se ravi- » ver avant de finir, jette quelques lueurs plus » vives et s'éteint brusquement. » — Cette image peut paraître exacte si , pour la justifier, on détermine la situation artistique d'un règne à l'aide de quelques débris de cette époque ; mais il y aurait souvent plus que de l'imprudence à donner comme type général de l'art sous un empereur un monument quelconque, par cela seul qu'il est contemporain. Winkelmann dit lui-même que rien ne prouve mieux la décadence totale après Commode que les ouvrages publics élevés par Septime Sévère. Il cite à l'appui les bas-reliefs qui décorent deux arcs de triomphe érigés en honneur de ce souverain, et s'étonne qu'en douze années l'art ait pu si promptement déchoir... Il nous semble plus rationnel de croire que les types seuls ont manqué à l'antiquaire pour établir des comparaisons graduées; car, moins de secousses violentes, de perturbations uni verselles comme celles qui désolèrent l'empire les trente tyrans, ce n'est pas en si peu de jours qu le savoir, les bonnes traditions, les règles et le gotL^ s'oublient , se perdent complètement. Ce qui L^ prouve, c'est qu'après Héliogabale nous voyons Alexandre Sévère aimer les lettres, honorer les

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