‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 58 sur 131 · LES ARTS AU 11« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LES ARTS AU 11« SIÈCLE

grands hommes, protéger les artistes et , plus tard encore, apparaître quelques œuvres d'art dignes de fixer l'attention.

Si , à défaut de documents précis , on a besoin de recourir aux vraisemblances pour déterminer l'époque pendant laquelle le Velay prit son plus vaste développement, on fixera le second siècle. L'attention des chefs de l'Empire dut se porter d'abord sur les points importants et ne descendre dans les régions secondaires qu'après avoir satisfait les plus pressantes exigences des villes considérables ; cela ne parait pas douteux. — Lyon devient un centre où tout converge , et grâce aux grandes voies romaines qui partent de son forum ^ cette cité est bientôt une des plus puissantes des Gaules. Au fur et à mesure que les communications se multiplient, les anciennes métropoles des pays celtiques , celles du moins qui se trouvent dans des conditions favorables , cherchent à se grandir , à mériter les prérogatives promises et accordées à une soumission complète. Les unes doivent leur prospérité aux colonies auxquelles elles ont ouvert leurs portes , les autres parviennent à se faire classer au rang des municipes et jouissent ainsi de tous les avantages des villes libres. Ruessium nous apparaît dès les premières années de la domination romaine au nombre de ces dernières, et quoique l'inscription

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qui le certifie ne soit que du troisième siècle, comme elle constate le fait sans lui servir de date , on peut s'en référer au document de Strabon.

Ainsi , point de doute , la métropole yellayienne , que traverse une des quatre grandes artères des Gaules, ne tarde pas à se ressentir des progrès que la conquête vient répandre sur le territoire, mais le reste de la province ne peut pas si subitement se métamorphoser. Il faut du temps pour qn'Iddmch gus , CondatSy Aquis Segete^ ressentent à leur tour la bienfaisante commotion. Ce ne sera pas sans attendre plusieurs années que des voies de communication seront ouvertes à travers le pays, que la religion , les mœurs et les lois de Rome seront comprises , seront acceptées par les rudes habitants du Mezenc. — Tels sont les motifs logiques desquels on peut conclure que l'œuvre d'organisation fut entreprise au premier siècle , mais n'a été complètement régularisée' et florissante que pendant le second. Alors les travaux de nécessité matérielle , les routés, les casernes , les aqueducs , les ponts , les prétoires, quelques temples, sont livrés aux nouveaux citoyens ; la civilisation a pris le temps de gravir ces montagnes de difficile abord. Trois cités voisines , Lugd/u/rmm , Nemosus , Augustonemetum lui ontenseigné par l'exemple l'amour des somptueux monuments et l'art de les construire. — Ce sera donc

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