LE VELAY AU IY« SIÈCLE
» elles s'intimidei*âient les unes les autres ; que les » autres années, n'étant pas assez fortes pour entre- » prendre de faire leur chef empereur, perdraient » peu à peu la coutume d'élire ; et qu'enfin la dignité j> de César étant toujours subordonnée, la puissanccf » partagée entre quatre pour la sûreté du gouver- » nement, ne serait pourtant dans toute son éten- » due qu'entre les mains de deux. Mais ce qui contint » encore plus les gens de guerre, c'est que les ri- ]» chesses des particuliers et la fortune publique » ayant diminué, les empereurs ne purent plus » leur faire des dons si considérables ; de manière » que la récompense ne fut plus proportionnée au » danger de faire une nouvelle élection. » — Galère et Constance Chlore ne s'accordant pas brisent le sceptre impérial pour se le partager. — Constantin porte le siège de l'empire en Orient, donne son nom à sa nouvelle capitale, et le christianisme, cachédans les catacombes romaines, naguère proscrit, persécuté, dresse désormais ses étendards triomphants sur le palais du prince. — Julien, Luther^ païen de son siècle, dit Chateaubriand, entreprendla réformation de l'idolâtrie sur le modèle de la. discipline des chrétiens. Bien supérieur à Constantin, celui-ci cependant attacha son nom à nne des plus mémorables révolutions de l'ordre social, parce qu'il se mit à la tète des idées de son temps et