‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 65 sur 131 · DÉCADENCE DES ARTS AU IV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

DÉCADENCE DES ARTS AU IV* SIÈCLE

marcha dans le sens où l'espèce humaine marchait, tandis que l'apostat, malgré sa haute intelligence, fit de vains et rétrogrades efforts, -r- Jovien, confesseur de la foi, vint après lui, puis Valentinien et son frère Valence. Ce fut sous ces deux princes, en 364, qu'eut lieu et pour toujours la division de l'empire en deux parts. Valentinien, fixé à Milan, gouverna l'Occident, qui comprenait l'Illyrie, l'Italie, les Gaules, la Grande-Bretagne, l'Espagne et l'Afrique ; Valence, dont la cour était à Constantinople, régna sur l'empire d'Orient et maintint sous son sceptre l'Asie, l'Egypte, la Thrace et la Grèce.

Après que Constantin eut quitté Rome pour aller fonder sur les ruines de Byzance une capitale nouvelle, les choses en étaient venues au point, dit Winkelmann, que lorsqu'on commandait des bustes ou des statues, l'on prenait, faute de capacité et manque de facultés, des tètes et des figures d'anciens maîtres, et on les ajustait suivant le sujet qu'elles devaient représenter ; c'est ainsi qu'on se servait d'anciennes inscriptions romaines retournées pour écrire les épitaphes des chrétiens. Ce qu'on remarque de bon dans l'arc de triomphe de ce prinCe avait été enlevé de l'arc de Trajan (1). « Au reste, ajoute

(1) Quoique Constantin eût défendu par une loi d'emporter d'une ville ce qui en faisait l'ornement pour le transporter

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> Fauteur de Y Art de VaMiquité, ce qui nous four- » nit une preuve plus certaine de la décadence de la » sculpture et de l'architecture sous Constantin, » c'est le prétendu temple de Bacchus à côté de » Sainte- Agnès hors de Rome, ou plus exactement » la petite église nommée aujourd'hui Sa/rUa^Conr » stanza, bâtie par cet empereur à la prière de sainte » Constance, sa fille, parce que c'est là qu'elle fut » baptisée et qu'elle voulut être enterrée. Ce qui » prouve encore que ce temple ne peut pas être plus » ancien et qu'il date d'un temps où l'on dëtruisai » les vieux édifices pour employer les matériaux à

dans une autre, il fut le premier à transgresser sa loi e faveur de Constantinople, dont il voulait faire le siège de so empire et qu'il enibellissait de toutes les statues qu'U enlevai à Rome et à la Grèce. — De Clarac, Introd. LXXIV, vol. IL p. 2.

— Vers l'an 375, l'empereur Gralien, emporté par un fau zèle pour le christianisme, fit renverser beaucoup de statues des dieux, et, sous Valentinien II, en 383, il y en eut un grandi nombre de détruites en Grèce avec leurs temples, entr'autres celui de Jupiter Olympien, à Olympie. — Valentinien n'en protégeait pas moins les statues, il y eut des lois sévères contre ceux qui les détruisaient et surtout contre ceux qui, poussés par l'ardeur de la cupidité, les recherchaient partout, mais pour les briser et les convertir en chaux. Combien de chefs-d'œuvre n'ont pas péri victimes de cette alfîreuse barbarie?... — Idem.

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