‹ Histoire du Velay (volume 4)Chapitre 80 sur 131 · PO · texte numérisé non relu

PO

(l) Juliœ Nocitumœ, Rufini Marfi fiUus, Rufinus, Martin*

Nous citerons aussi un mot parfaitement lisible dont l'abbé Lebeuf n*ayait pu préciser la signification, quoiqu'il le reconnût antique, et auquel M. de La Lande reconnaît un sens complet. Suivant cet antiquaire, c'est une borne termi/tiale ou limitante; la voici :

HERMA DIONIS. (i)

uxori castissimœ posuit (monumentumJ. — ^nûnvLS Mari us, fils de Rufinas Marius, a érigé ce tombeau à la plus chaste des épouses, Julia Nociturna.

(1) II fallait que l'abbé Lebeuf n'eût vu ni la pierre dédicatoire à Etrucilla, ni l'épitapbe de Nocitwma, pour qu'en parlant de celle que nous donnons ici il ait pu dire qu'elle était la seule qu'on trouvât à St-Paulien; néanmoins il ne cherche pas à la traduire. M. de La Lande a été plus résolu, et voici la signification qu'il suppose : « Tous les auteurs qui ont écrit sur les pierres limitantes, dit-il, semblent avoir donné l'explication de celle-ci, en faisant dériver le mot Hbrma d*Hermès (dont les Latins ont fait leur dieu Terme). Aussi suis-je porté à croire qu'elle a servi de borne limU tante du champ, de l'endos ou du domaine d'un propriétaire nommé Dion. L'inscription est gravée dans un grès blanc de 14 pouces de long sur 9 de haut, et peut se rendre ainsi: Eerma (sous-entendu campi ) Dionis , limite du champ de Dion. » — Au lieu de supposer une simple borne de champ, ne pourrait-on pas voir plutôt dans cette pierre une des limites, une des barrières de la ville? Dionis ou Dionisiœ resterait toujours le nom propre qui servait à la désigner.

Enfin, deux autres inscriptions trouvées^ l'une près du village de Géaux, l'autre dans la même direction, sont évidemment deux pierres tumulaires érigées par une mère à ses filles :

ET AETERN

AE MEMORIAE

TVL,... MARTI EMMAE MARTI

AE MARTIOLA AE MARTIOLA

MATER POSV MATER POSV IT (1). IT. (2)

Nous croyons inutile de rappeler une quantité ' d'autres fragments dont il ne reste plus aujourd'hui que des restes informes. Les inscriptions peuvent avoir un grand intérêt historique , mais de tous les monuments c'est bien sans doute celui qu'il faut interpréter avec le plus de réserve. Un débris de sculpture révèle souvent tout un ensemble de l'ome-

(1) Dits Manihus, et œternœ memoriœ Tulliœ Martiœ , Martiola mater posuit. Aux dieux Mânes et à l'éternelle mémoire de Tullia Martia , sa mère Martiola a élevé ce monument.

(2) Eminœ Martiœ , Martiola mater posuit

A Emma Martia , sa mère Martiola a élevé ce monument.

AUTBL DE SACRIPir£&. 231

sientation d'iui édiûce ; quelques lettres substituées d^aturent une inscription et lui donnent un seus mensonger.

Le propriétaire de la maison du quartier Marcha- Dial, dans laquelle se trouve Tinscription encore énigmatique.... Etiam postolum fidem replevi ums E£G FUIT DiYiTiiE GURÂM.... a, tout récemment, ex* trait d'une propriété voisine un énorme fragment de phis de 1 mètre 50 centimètres de hauteur, assez semblable à un fût de colonne surmonté de son couronnement. Après avoir attentivement examiné ce remarquable débris, nous croyons pouvoir dire que c'était un autel antique. Notre opinion se fonde sur cette habitude d'architecture qui prend dans des blocs distincts les fûts d'une certaine dimension et les chapiteaux. D'ailleurs ici le périmètre de la table ou partie supérieure est circulaire, les moulures qui composent la corniche du dessous ne se rapportent à aucun ordre déterminé et sont plutôt les ornements d'un autel gallo-romain que ceux d'un chapiteau quelconque.

Sur la place de l'église de Saint-Paulien, on voit une immense table carrée , d'un seul bloc de grès blianc. Cette pierre a plus d'un mètre de hauteur, sur une largeur d'environ 1 mètre 75 centimètres.

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