FOUILLES FAITES PAR DE LA LANDE
» archéologiques m*ayant conduit à une décou- » yerte d'un intérêt majeur , la ville de Saint-Pau- » lien puisse bientôt en profiter et y trouver une » source inaltérable de santé et d'utilité générale ! . . . » En continuant vers l'ouest, toujours en sui- > vant la même direction , à peu de distance du
* Haut-Solier, on arrive dans le quartier nommé » Marchor-Dial. A en juger par les étymologies,
* on peut croire que là était l'habitation des Flami- » nés, ou au moins du grand-prêtre de Jupiter, » le FlamerirDialis. — Les environs sont remplis de » nombreux débris de vases, de poteries, de briques
* et de marbres. Dans toutes les maisons, dans
* les murs qui environnent la place , on remarque 3^ de grosses et beUes pierres antiques bien taillées, j^ Sous une grange démolie , à trois pieds de pro- 3* fondeur, on a rencontré les restes d'un vaste ba -
* sîn bien cimenté, et auprès, les vestiges d'une » étuve dont les tuyaux de chaleur étaient en mar- » bre blanc poli sur les deux faces. J'en ai vu plu- » sieurs pièces ayant deux à trois pieds de longueur
* sur neuf à dix pouces de largeur. Tout annonce » qu'il existait là quelque établissement riche et » somptueux. » ^
Ces détails, fort précieux, prouvent combien M* de La Lande se Dvra avec zèle à la recherche et
au classement des antiquités vellaviesmes ; aussi personne ne rendra plus hommage que nous aux études archéologiques de cet antiquaire, toutes les fois qu'elles prendront un double appui sur Thistoire et sur des découvertes vraiment concluantes. Cependant nous dirons librement, avant d'en parler davantage, notre opinion sur son livre, dont les bases se trouvent du reste dans le manuscrit Duranson. Il nous parait juste de nous débarrasser d'une préoccupation qui trop souvent domine les écrivains de la province et les archéologues de localités , celle d'écrire pour plaire au pays qu'ils habitent, en cherchant à lui faire une antiquité grandiose, digne d'Athènes et de Gorinthe. Que l'on montre les choses telles qu'elles ont été, c'est l'histoire. Si notre imagination n'engendre pas un colosse à la tête d'or et au torse d'airain, on comprendra mieux alors ses pieds d'argile. — Donc , il nous arrivera de critiquer, chemin faisant , certaines opinions trop systématiques, beaucoup d'assertions erronées , comme en avancent ceux qui marchent les premiers dans les voies toujours difficiles d'une science nouvelle. Nous reprocherons souvent à M. de La Lande d^ s'être laissé facilement aller à donner , en général, une importance exagérée à chaque chose ^ et à ressusciter exclusivement pour le Velay, par* des rapprochements plus ingénieux que logiques ^^
les grandes créations religieuses que les Grecs ne léguèrent certainement pas à notre petite contrée gauloise. Ce sera surtout en lisant les quelques pages écrites sur Polignac et sur ses antiquités que nous ferons un sérieux retour sur le mémoire de Fabbé Lebeuf . Si celui-ci se montra trop exclusif , trop parcimonieux , combien celui-là fut fertile en hypothèses et prodigue de magnificences ! . . .