AQUEDUCS
de Conbon, un cippe du même gemre (1). n nous semble donc que M. de La Lande, en s'appuyant sur le prétendu nom populaire de ce fragment antique, lui attribue une importance et une appropriation qui ne lui appartiennent pas. Suiyant cet antiquaire, la forme de ce petit monument et le sujet qu'il représente indiquent que ce fut la pierre monumentale du champ des supplices, et que les trois têtes qu'on y voit représentaient les triumvirs capitaux , triu/mviri capitales, magistrats chargés de veiller à la garde des prisonniers et de pré^der aux exécutions. — Evidemment, c'est demander à une hypothèse invraisemblable la définition d'une chose bien facile à expliquer autrement.
Dans ses investigations sur les aqueducs de Saint- Paulien , M. de La Lande se laisse guider par des inductions plus simples, plus logiques ; aussi nous paraît-il arriver à des résultats plus rationnels. Lju
(1) Ce cippe est en grès de Blavozy comme tous les mon ments gallo-romains de la Vellavie. U a environ un mèi d'élévation. H est taillé sur trois faces, parce qu'il était pr bablement adossé à une muraille. U a des moulures et es couronné par une Légère corniche. Sur la face ïintérie sont sculptés les bustes de deux personnages dans QifibBS JameUeê.
▲OCEDUGS. 235
imimère remarque qui le frappe , et qui sans doute a dû se présenter à Tesprit de tous ceux qui ont visité cette ville, c*est la rareté des eaux. Il est fort étonnant, en effet, de ne rencontrer que des puits, des citernes sur le vaste emplacement d'une cité gaUc^romaine. « Certes, dit Fauteur dans ses Essais historiques, les Romains n'étaient pas gens à s'é« tablir dans un pays où l'eau potable et saine leur ïnanqu&t, eux qui en faisaient la plus grande consommation , particulièrement pour les bains, dont l'usage était commun à toutes les classes du peuple. — Aussi, lorsque dans les excavations que le hasard a fait faire j'ai reconnu presque partout des restes de cuves et de thermes construits avec recherche et même avec luxe, je n'ai pas douté un instant qu'on avait établi les moyens d'y amener des eaux propices et abondantes. C'est donc vers la découverte des tuyaux conducteurs ou des aqueducs que mes soins se sont dirigés, et vers les sources qui devaient les alimenter. J'espère être parvenu, au moins en partie, au but que je m'étais proposé dans l'intérêt de la ville elle-même. Dans la maison attenant à la butte du Haut-Solier, on a construit une écurie sur une portion de terrain cornmimal et de tout temps réservé; circonstance essentielle à noter. Ce terlldn a été usurpé sans autorisation, de sorte qu'on
f^ AQUEDUCS.
. «.nimit y fouiller et même en reprendre posses-
* >a;u î volonté. Lorsqu'on creusa les fondations ' ie i'ecurie on rencontra, à Faspect de Fouest, un - i^ueduc solidement voûté, entièrement revêtu en ^ ^.nulent, a^-ant quatre pieds de large sur dnq de » tiiiut, et conduisant un jet de quatre à cinq pouces
* JT^tu de source. Le propriétaire en profita pour « f^mmir des eaux abondantes à un puits qu'il fit » pntiquer ; et il ferma aussitôt, en maçonnerie, ft fai largo ouverture de Taqueduc, pour n'en con- % 5(«rvor qu'une suffisante au passage du filet d'eau
* dont il avait besoin. Depuis cet événement, on a
* rtMuai-qué qu'une fontaine s'est tarie au bas d
* la ciMo de Choubert , à une demi-lieue de Saint
* ftuilien: ce qui donne à penser que l'aquedu
* doil alx^ulir dans ces environs. Des témoins ocu
* lairos m'ont assuré que cet aqueduc est de tou
* U\^ulé, et qu'il ne faut qu'enlever quelqu « pîeiTos à l'ouest du puits pour entendre bouillon % uor l'eau,
» Vu anti-e aqueduc existe encore au faubourg d % Uiuglade, dans la cave du sieur François Cour » UaL On n'en a point vu l'intérieur, mais on » ontend l'eau couler. — Toujours est-il qu'ave % iK^s-pou de frais le premier de ces ouvrage is % |MUirrait être rendu à son antique destination- % Je ne fais qu'un vœu, c'est que, mes recherche^