‹ Histoire du VelayChapitre 12 sur 125 · CATHERINE. — L*H0SP1TAL. — LES TRIUMVIRS · texte numérisé non relu

CATHERINE. — L*H0SP1TAL. — LES TRIUMVIRS

ambition se détruire ; il résolut de tenter un puissant effort pour la réédifier.

Oubliant ses anciennes querelles, il s'allia au connétable de Montmorency et au maréchal de St* André. De cette alliance vint à ces trois hommes le nom de triumvirs. Bientôt se joignit à eux le roi de Navarre, qui changeait de religion pour la troisième fois. — Ces seigneurs ainsi ligués reprirent l'étendard d'Amboise déserté par la cour, et jurèrent de le faire triompher en dépit de l'Hospital et de Catherine, Ils ne manquèrent pas, en effet, de protester publiquement chaque fois que le chancelier dans quelques^ harangues , ou la reine dans quelques actes de son pouvoir, semblaient indiquer des tendances aux moindres concessions. Toutefois ils ne s'en tinrent pas à de si faibles démonstrations.

Le 1«' mars 1562, Guise passant par Vassy, petite ville de Champagne, apprit, pendant qu'il était à la messe, que ses troupes venaient d'insulter des huguenots réunis dans leur prêche, qu'une rixe violente s'était engagée, et que déjà plusieurs victimes étaient restées sur la place. Il accourut Tépée au poing, mais loin de calmer ses gens par sa présence, il les excita davantage encore; vieillards, femmes, enfants ne furent même pas épargnés.

Près de trois cents morts ou blessés restèrent sur le pavé. Le duc se prit ensuite à adresser des re-

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» VOUS désarmer, à casser et licencier tous les gens de guerre » que vous a\ez par delà, ainsi que je fais faire par tous les » lieux et endroits de mon royaume où il y a eu des forces Y ensemble , durant la nécessité des troubles qu'il a plu à » Dieu de faire cesser par la paix qu'il nous a donnée. Combien , » que je me veuille assurer que vous ne fauariez d'y satis- » faire , toutefois je vous ai bien voulu faire cette décharge, » alln que si ja vous n'aviez cassé et licencié vos dites gens » de guerre, vous le faictes incontinent la présente reçue, sans > plus différer ne faire ou souffrir estre levé dorénavant » aucun denier pour l'entretenement et le payement de vos » dites gens de guerre, dont je n'entends plus que les habitants » de ma ville du Puy et pays de delà soient chargés ne » travaillés. Et, au demeurant, je serai bien aise que, en ce » que vous pourrez, vous ayez main à l'entière observation » de ladite paix par delà ; faisant vivre les uns et les autres » en toute union et réciproque amitié. Priant Dieu qu'il vous ^ aye, Monsieur de Saint-Vidal, en sa sainte et digne garde. » Escript à Saint-Germain-en-Laye, le xv de may 1563.

> Charles. »

Le baron de Saint-Vidal se mit en mesure de faire exécuter ces ordres ; mais les événements se précipitèrent dans des conditions si imprévues, si contraires à l'esprit conciliateur qui semblait animer en ce ^loment la cour, qu'on en revint bientôt à reprendre de part et d'autre des précautions rien moins que pacifiques et rassurantes.

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