SAINT*-VIDAL ET LE CAPITAINE MERLE
faire de rendre la place. — Plusieurs parlementaires furent donc envoyés au capitaine qui les reçut tous fort mal, et les congédia avec cette insolente réponse : a Pardieu ! mes maîtres, je vous trouve bien » hardis, surtout bien mal avisés d'oser m'adresser » en face semblable proposition. Croyez-vous donc » que vous me fassiez peur? Allez , allez , et dites » de ma part à ceux qui vous envoient que je les mets au déâ de m*attaquer. Je crains peu leurs me- » naces, qu'ils aient plutôt à redouter les miennes ; » car s'ils ne viennent pas me trouver, c'est moi » qui, avant peu, leur promets ma visite. » Il n'y manqua pas. Une nuit, à la tète de trois cents hommes bien résolus, il tomba sur Ghanac, brisa les portes, dispersa les corps-de-garde, pilla la ville, puis se sauva chargé de dépouilles. Et tout se ât avec une telle promptitude que les habitants, surpris dans leur sommeil, n'eurent même pas le temps de courir aux armes.
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ROCHEBONNE. — CLAY1ÈRE3. — TRUGHET. — LA MASTRB.
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