ÊGE ET PRISE DU CHATEAU DE SAINT-AGRÈVE
tement profiter de l'absence du gouverneur. Il assit son quartier-général à Saint-\grève, dans le cœur des montagnes, s'empara des châteaux de Rochebonne, de Clavières, de Truchet, de La Mastre, de La Bâtie, et s'en forma une ligne de défense cpii, lui servant de boulevard, assurait sa retraite.
Saint-Vidal ne fut pas plutôt de retour qu'il jura de se venger, du moins sur ceux-ci, de tous les mécomptes que les autres venaient de lui faire subir. Il se ligua avec le gouverneur du Vivarais, en écrivit au roi, dont la réponse ne se fit pas attendre (i), et chacun se prépara de son côté.
(1) « Monsieur de Saint-Vidal ,
» D'autant que vous serez amplement informé de mon intention par le sfeur de Ghamfremont sur toutes les occur- » rences de par delà, il vous la fera entendre sur la lettre que » vous m'y avez escripte du 20 du mois passé. Tant seulement » vous diray que je suis bien d'avis que, ayaYit vos forces » prestes, vous attaquiez premièrement Saint-Agrève ou celle » des autres places qu'ils occupent par delà, que vous cognois- » trez pouvoir plus facilement emporter, afin de les resserrer » toujours davantage, sans vous arrêter du premier coup de- » vant la plus forte et perdre le temps à ne rien faire. » Toutefois je me remets au meilleur ad vis de mon cousin le » duc de Montmorency, et au vosft*e qui estes sur les lieux. » Priant Dieu, Monsieur de Sainct-Vidal, vous maintenir en » sa garde.— Escrlpt à Paris le xii* jour de juin 1580. Henrt.
Communiquée par M. À» Le Maugin d'Apehier»