‹ Histoire du VelayChapitre 52 sur 125 · ET LES HANTANTS DU PUT · texte numérisé non relu

ET LES HANTANTS DU PUT

une réparation. Saint-Vidal, dont Tâme vindicative pardonnait rarement une offense, réunit en assemblée les consuls, les principaux officiers de la justice et les notables de la cité. Il leur fit connaître énergiqucment son avis, puis il leur demanda de s'expliquer. Tous déclarèrent sans hésiter qu'il fallait ouvrir une information, diriger d'activés poursuites contre le sire de Polignac et contre ses complices, et aller jusqu'au conseil d'Etat s'il était nécessaire. La justice fut donc immédiatement saisie. Quelques jours après, le lieutenant du prévost, assisté des capitaines isliers, se présenta sous les murs du château et ajourna le vicomte à comparaître en personne par-devant la cour du sénéchal. Pour unique réponse , le vicomte ordonna une décharge générale de ses canons et de ses arquebuses. On ne pouvait congédier des gens de justice d'une façon plus significative.

A partir de ce moment les hostilités entre la ville et le château furent incessantes. Chaque acte nouveau de procédure était suivi de quelque agression nouvelle de la part du vicomte. Il faisait de fréquentes sorties aux heures les plus inattendues, et l'on apprenait tout-à-coup avec terreur qu'à la tète de ses soldats il ravageait la campagne, maltraitait les gens du Puy qui lui tombaient sous la main, pillait les fermes, empêchait les

Page 1