‹ Histoire du VelayChapitre 6 sur 125 · BRANTOME · texte numérisé non relu

BRANTOME

38 LE ITAHÔ^ DES AllllS1^y-BtÀ00i\S,»Am7AaJSr.

vincé. Obligé de partir, il désigna, pour accomplit son covtp de main , le sire de filaooms , aoquéi • îl laissa quelques compagïiies et deox canons. ? • *

Blacoîïs, Ancien dhevalièfr de Malte, était an dèé lîéutenahts du baron, et bien digne certainement de commander sous un tel lUdître. Jamaîs dêdx hom^ mes ne s'étaient mieux compris; -ife étaient tfo^ lertf's , déjpfèdateurs , înipitoyàblés l'un ' et l^auf re: Seulement, comme tous les satellites, Blacon^ piftf*^ lageâit les vi(ies de son chef, sans en avoir ni te courage ni l'habileté. • :

Dès que l'entreprise fut connue, près de huit mitte hommes accoururent se ranger en peiidejoups sous les ordres du chevalier. Vraiment c'était chose curieuse autant qu'affligeante de voir ces religionnaires, Improvisés pour la plupart, arteéfe de fourches, de faulx, de bâtons, inarchant par tnoupes de dixv de vingt, detrente^ sans chaussures, à peine couverts de misérables haillon», parlant chacun uçi idiome différent, se demandant les uns aux. autres de quel côté il îallait aller poUf fkire une plus riche proie , puis s'arrôtant sur la route pour piller une ferme, un château, une église. A n'en pas douter, la pensée de Luther était pourbi^n peu de chose dans la conduite de ces routiers vagabonds courant les aventures , certains presque tous

LE BARON DES AARBfS, BUCONS, SÂiNT-lUST. 39

de iteonver, au bout du coaaipte ,. mieux que ce Qu'Hsîi ; laissai wtb Qependaxit, quoique la réforme fût la deimière /de* leurs û^^uiétudes, \h ee L'ex* pliquaient chemin faisant, libre aux néophytes dei.rftocepter comme «moyen de reconnaissance ou GCffima^. un. motif pour justifier, leqrs ex^ction^. Lei.rmviezhvûusi. général était k. Pontçmp^yrottf vilbge situé; siu" la lisiéiie dij Fprf^z pt d,u Vel^y. Là, arriyèneat la aqloiûe. Aniciençe (1), celles, de St-Voy, da.Ghamtioin, des Vastree,. dô Ffty, de St-Agrève, ainsi que plusieurs compagnies du Yivar^is, commandées par le capitaine du Buisson^ Toutes se rAunirent à Tarmée du chevalier et s'apprêtèrent à marcher sur le Pav,

(1) La ville est eoB^posêe de trois parties : -^ Jea luiguenots fugUifg dii.Puy. -^Lqs lâches qui, sentant l'ennemi être prochain, ployèrent leurs bagAges bien secrètement et allèrent se cacher aux champs, abandonnant leur propre ville, parents et amis, ne regardant le seigneur évAque qI autres gens d'ôgllso, les seigneurs gentilshommes, les âeigaeurs eonsuls ex ^ntre multitude de tant d'honnêtes gens q[ui n'y restoientque .]3|our mpurir. S'ils fussent demeurés, en se dt^fendant, les uns eussent pris cœur avec les autres. — Enûn reste la pauvre ville, secourue par l'autre tiers et Diew, la bonne Dame et une poignée de' braves ^ens , qui tant bietl se- .sont (lèftlntttt^ Cdmrolos>(ihflji)e&' pubiicains,' ainsi, qu'onie yfitx^. Dieu aidaat, •

Mss. do MÉDicis, t. n, p. .'Ul.

40 LÉ BAnflN/ DESr AbttFffS ,- BL'A^WNST, '!5A!NT--JUST.

tro[Xiiéelate.i:ite"ydufpqiléiies' pltiy iÉljérèsfeé^'fc''les prévijttiri ite lôs' «e?asâetitiiïéfetl6t''C!aïi^ttëé.' C'est pourqu^^ te&^cômttl^ '<iti"Piiy; «éffrtiyéiS' 'êé taiil d'erniemié' ^ fa'-fô«', Wt)â*-^ésétls toltt'ëhèf-c9iahf éi épatrgiaer »leH«awg" dè^'l^eiii^è' ootiélto'jëriS'i'téitttfretit dejseôrètefilittéijocialloiïs'tivèè lesî'Chëft^'tte 'la-ÉfôÉi' lition. Ils crurent donc devoir choisir, cdmttté discret ambassadeur, le frère même de leur senéôted 'Ghristùphe dPAlIê^î^, 'ïèSeigtieni^ de' Saint-

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On sayait b|en qu,ç; ^Ai^r-rJysT avait été un des gentilshommes du congrès de Nantes, et que depuis longtemps les opinions nouvelles trouvaient en lui un chaud partisan. Toutefois, Messieurs de la ville espéraient qu'en considération de son frère, sénéchal de la province, surtout pour le nom qu'il portait, pour ce nom que la piété de ses aïeux avait gravé aux clefs de voûtes de toutes les églises velaviennes , il mettrait son honneur à détourner du pays cette armée funeste. Ils lui envoyèrent quatre mille livres , avec instance de les offrir au sire de Blacons, pour que, renonçante son projet d'attaque, il dirigeât ses troupes d'un autre côté.

Saint-Just reçut l'argent et promit son concours.

M^i^t quelle. [Ha fiU. pas/l!indignfttionMâe8><:ccliiiants eopsMls lai-^ii'ils apprirent» quelques! «joitfsapifès; q[^^ le trattiie étaU allé^ mettre oet or ; sa per&onncr Qt^ses Uens au service du chevalier. Loid da parier pour la ville, il avait été le premier à e^iciter. centre e)leie3 religioniiiaires «. et . peur couronner son .and^oe., . il s^avancfait h la tète des eolomnes enne^ Hai€;s(l).

,(!),. y Lçfïuel, i*j[)rès,^y.9ir reçu l^te fpipme) fl$t'^ile contraire, n'ayant égard de ainsi blesser son honneur, foy et promesse, se dégénérant et forlignant de ses nobles et généreux parents et maison d'Allègre.

' 5fts. de MÉDr(5is,'t. ït, p. 310.

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PRÉPARATIFS m GUJlfep '„ ' AlJ. PUY

Les consuls, Tévêque, le chapitre, les officiers de la cour s'assemblèrent pour délibérer. Le danger parut imminent ; le conseil fut unanime. Les soldats de Tévêque eurent ordre de s'emparer préalablement de tous les citoyens soupçonnés d*hérésîe et de l^s tenir enfermés pendant neuf jours dans les cachots de Monseigneur (1). On organisa un guet permanent par les rues, les carrefours, les fossés, au dedans et au dehors des deujî enceintes. Les chanoines, couverts dès plus riches ornements sacerdotaux, ravivèrent la ferveur des fidèles par

(1) U%%, (le MéDicis, t. If , p. 31X).

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