‹ Histoire du VelayChapitre 5 sur 125 · LE IIARON DES ADRETS, BLACONS, SAINT -JUST · texte numérisé non relu

LE IIARON DES ADRETS, BLACONS, SAINT -JUST

cœur de bronze. Un ennemi désarmé devait s'attendre à la mort s*il tombait entre ses mains, et comme si l'agonie des suppliciés était la seule joie de son âme cruelle, il s'en donnait le spectacle à l'heure de ses repas (1).

Tant de barbarie révolta jusqu'à ses partisans les plus dévoués. Les protestants honnêtes s'indignèrent d'être défendus de cette sorte. Comprenant bien que la victoire est plus honteuse que la défaite lorsqu'elle se couronne de semblables lauriers, ils s'emparèrent un jour de lui et le retinrent dans une prison jusqu'à la fin des premiers troubles.

Dans le temps où le Seigneur des Adrets guerroyait aux alentours de Montbrison, il lui prit fantaisie, au lieu de perdre ses forces à piller de chétifs hameaux, de tenter une longue pointe à travers les montagnes du Velay. Il savait que le trésor de Notre-Dame du Puy et celui des Bénédictins de la Chaise-Dieu avaient autrement de valeur que ceux dont il dépouillait les églises et les presbytères de la conlrée. Il s'apprêtait donc à s'en emparer lorsqu'il fut subitement rappelé dans sa pro-

(1) « Et le craignoit-oQ plas que la tempête qui passe par » de grands champs de blé, jusques-là que, dans Rome, on » appréhenda qu'il armât sur mer et qu'il la vînt visiter, tant » sa renommée, sa fortune et sa cruauté voloieât partout... »

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