NOUVELLES CONFÉRENCES, AU MONASTIER ET AU PUY
ment l'un à l'autre. Il lui fit donc proposer de nouvelles conférences qui furent acceptées. Elles s'ouvrirent le 11 janvier 1591 dans l'abbaye du Monastier, où s'était réfugié Scnecterre depuis l'évacuation d'Espaly.
Saint- Vidal se trouvait dans une position dont il n'avait pas prévu les périlleuses conséquences. Avant de partir du Puy il s'était rendu devant le conseil, et le conseil s'était formellement prononcé sur le point capital. « Ceux qui sont sincèrement atta- » chés à la ligue, lui avait-on dit, ne peuvent fléchir » sous l'autorité, ni d'un roi hérétique, ni de ceux » auxquels il lui platt de confier des emplois. » Mayenne et Joyeuse, voilà nos seuls chefs, nous » n'en reconnaîtrons jamais d'autres. »
Ouand il vint au Monastier, la première parole de de Chaste fut celle-ci : ^ Vous avez enfin compris, » Monsieur le baron, qu'il était loyal et sage de se » rendre aux vœux depuis si longtemps exprimés » par toute la noblesse velavienne. Grâces en soient » rendues au ciel ! En vous rangeant sous les ordres » de monseigneur de Montmorency, vous avez con- » quis sur moi le titre honorable de son lieutenant ; » aussi dès ce jour dois-je abdiquer en faveur de » votre vieille expérience mes droits sur le gouver- » nement de la province. Que Dieu vous garde tou- » jours dans ce bon chemin ! »