‹ Histoire du VelayChapitre 98 sur 125 · Q6I EN SON VIVANT ÉTOIT · texte numérisé non relu

Q6I EN SON VIVANT ÉTOIT

Chevalier Je l'ordre du roi, — capitaine de cinquante hommes d^ armes y — vicomte d<*. Beau fort,

— baron de Saint-Vidal, ilons, Saint-Quentin, le Villa rs. Mont vers y Montusclat, Goudet et Barges (eii Velaij), Cenerety Montferrand^ Recollettes, Laval de Saint'Chély, Tal, Culture et autres (en Gévaudan)^

— gouverneur aux pays de Velay et de Gévaud<in,

— grand maître de rartillerie de France , etc. (1).

« Suivant la volonté contenue en son testament , » comme le requéroit l'extraction de la maison et » les dignités du susdit , le logis étoit tendu

(]) Les préparatifs de ladite sépulture en l'église des Cordeliers vinrent aux oreilles de la vicomtesse qui, avec Cbaste Son mari, a voit délibéré d'aller quérir le corps. Mômement, cette vicomtesse déloyale , qu'est cause de tout le mal, se voulant trouver bonne à l'endroit de son mari, disoit que latloit brusier le corps. Donc, la Dame a demandé de le faire enterrer là où il étoit reposé, à Saint- Agi^ve ; et cela a ôté l'opposition, les murmura tiom que on avoit contre Saint- Vidal, le tout sans occasion.

Manuscrit original , vol. I, fol. 247 vtrso.

» jusqu'aux lieux où le corps de voit reposer, sa- » voir aux Cordeliers. — Ladite tendue étoit garnie » d*écussons de brasse en brasse.

» — D'abord , marchoient les arquebusiers de > la ville, portant leur arquebuse sous le bras , » pendante en terre, la mèche éteinte, la platine » couverte de crêpes noirs.

» — Les tambours, les fifres, en deuil, étoient » conduits par le capitaine de la ville qui avoit un » crêpe à sa pertuisane ainsi que les quatorze ser- B gens à leur hallebarde.

» —Après, marchoient les torches de tous les » états de la ville, chacun avec ses écussons et ar- » moiries.

» — Après, venoient celles de la maison de ville.

» — Après, celles de la justice. — Les huissiers i> et sergens royaux portoient des cierges blancs » avec les écussons de Fmnce.

> Après, marchoient les torches des seigneurs et B parens, selon leur dignité ou proximité.

» Le capitaine enseigne portoit son enseigne sous p le bras.

» — Venoient ensuite les suisses de la ville, vêtus D de manteaux noirs et traînant leur hallebarde, la » pointe en terre.

» — Après , suivoient les soldats de la garde » du défunt, l'arquebuse renversée, mèche éteinte.

356 FUNÉRAILLeS DE SAINT-VIDAL.

> La platine couverte et conduits par leur capi-

> taine tenant en main sa pertuisane entourée » d'un crêpe noir.

» — Venoient ensuite au second rang les torches

> des particuliers du Puy.

» — Après, celles de Monsieur de Piallaprat.

» — Après, celles de Messieurs de Saint-Haond , » de Marminhac, de Ghampétières et de Jonchières.

» — Après, celles de Messieurs les consuls.

» — Après, celles de Messieurs de la justice.

» — Après, celles de Messieurs de Yergezac, de » l'Estrange, d'Adiac, de Boisdemont, de Saint- 1 Priest, de Liègue, de Jarnyen, de Saint-Fargeaux, B de Servissas, de Motinet, d'Aily. Puis celles de Mes- » dames de Ville-Neupvc, de Bansèche, de Belle- » combe.., etc.

» — Après, les quatre bayles de la confrérie de » la Sainte-Croix , avec plusieurs clochettes devant • couvertes de crêpes.

» — Après, les bayles des pénitens, avec les lan- » ternes allumées, les armoiries du défunt à Tépaule.

» — Après, marchoient les bayles de la confrérie » Saint 'Jacques.

» — Après, marchoit la confrérie de la Sainte- » Croix avec des clochettes, comme dessus est dit.

» • - Après, celle des pénitens revêtus de leur

> cape blanche , leur crucifix à la coutume.

» — Après, les prêtres des terres du défunt.

ï» — Après, tous les gens d'église , selon l'ordre » accoutumé de ceux de la ville.

» — Après, marchoit le cheval de parade, couvert » d'un grand drap de velours noir avec une croix » de satin blanc, conduit par deux écuyers ayant » une écharpe de crêpe et chacun prenant un mors.

» — Après, le lieutenant.

9 Ensuite, renseigne et le guidon de la compa- » gnie, habillés sur leur casaque d'un manteau de 9 deuil, et portant renseigne et le guidon sur le cou.

» Ensuite, la compagnie portant leur casaque, » et un manteau de deuil dessus, d

» — Un portoit la lance du défunt, couverte d'un » crêpe noir.

» — Un autre portoit la cotte d'arme de velours » noir, ainsi que les écussons et les armoiries.

» — Un troisième portoit son haulme.

» — Un quatrième portoit les ^ntelets sur un » bâton couvert de crêpes.

» — Un cinquième portoit un écusson du défunt » timbré de l'ordre de France.

» — Un sixième portoit l'épéc d'arme.

» — Le dernier portoit les éperons dorés cou- » verts de crêpes.

» — Après , marchoit un homme qui portoit un » carreau de velours noir avec les ordres dessus.

» Tout cjla fui ensuite donné à Féglise Notre- » Dame.

» -- Après, cinquante torches avec les armoiries » de la veuve.

» — Après, les cinq palefreniers vêtus de rouge.

» — Après, marchoicnt trois cents pamTes, or- » donnés d'être vêtus, tant mâles que femelles.

» — Après, le corps venoît porté par dix- » huit des confrères de la Sainte-Croix ayant cha- » cun sur l'épaule un écusson de ladite confrérie.

» — Le corps étoit couvert d'un grand drap de » velours noir. Les quatre coins étoient portés par » quatre consuls, les autres deux consuls étant à côté » au milieu du corps, ainsi que le secrétaire, le syndic » et le lieutenant de la ville. — Par dessus le drap, » il y avoit un écusson de la Sainte-Croix.

» — Le corps était porté sur les épaules.

» — Après, marchoient les serviteurs et domes- Y" tiques de la maison, vêtus de deuil, avec des bon- » nets noirs couverts de crêpes.

> Après, marchoient les officiers des terres du » défunt, habillés de noir.

» — Après, venoit le deuilj, traînant par teiTC 1 d'un grand pas par derrière, mené par les prin- > cipaux seigneurs de l'assemblée.

> — Puis après, Messieurs de la justice et le peuple » de la ville, selon leur ordre et dignité.

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