‹ Histoire du Vicomte de Turenne, Maréchal Général des Armées du RoyChapitre 21 sur 50 · DUC DE BOUILLON, A LA REINE · texte numérisé non relu

DUC DE BOUILLON, A LA REINE

jMl adame,

Me voyant fi malheureux que les plus refpe&ueufes déférences que je N<>< ï# pouvois rendre à Votre Majefté, paflbient pour défobéïflance Se mépris, x,lv, I. mes raifons pour fuites Se délais, & mes plus innocentes aâions pour crimes Se caballes contre le fervice de S. M. & le bien de l'Etat , je ne me fuis pas trouvé capable de confolarion jufqu'à ce que je me fois retiré en lieu où je puilTe par mes actions détromper V. M. des idées qu'on a pu lui infpirer de moi , Se d'où elle pût connoître que l'alTurance que je lui donne de ma fidélité, de mon zele pour fon fervice, Se d'une entière obéiflance à fes Commandcmens , ne procèdent d'aucune contrainte ni confidération interertee , mais d'un pur fentiment de mon devoir , Se d'une très-ferme réiignation à fes volontés. Je fupplie très-humblement V. M. d'être perfuadée que lorfque je me fuis facrifié pour fes intérêts , je me donnai a elle fans réferve avec une très-forte réfolution de demeurer toujours dans la même dépendance , Se de lui foumettre ma vie Se tout ce que j'ai. C'eft ce que j'ofe prendre la hardiefiè de confirmer à V. M. afin qu'elle m'honore de fes Commandcmens , Se connoirtè par l'avenir , comme elle a pu faire par le parte, que je n'ai jamais eu pour but que le fervice du Roi Se celui de V. M. dans lequel je demeurerai inviolablemcnt attaché, & l'obligerai par les miens très-fideles à ne me pouvoir denier la qualité de fon très- humble Se trcs-obéiflànt ferviteur Se fujet,

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