‹ Histoire du Vicomte de Turenne, Maréchal Général des Armées du RoyChapitre 26 sur 50 · AUTRE · texte numérisé non relu

AUTRE

JE n'ai que le loifir de vous faire ce mot. J'ai reçû votre Lettre par laquelle vous me mandez de vous faire fçavoir comme quoi vous pourrie» fortir de Paris , & qu'elle feroit ma penféc là deflus. Je crois que fi vous y pouvez trouver quelque fureté il n'en faut pas bouger , vous pourriez vous mettre plutôt chez quelqu'un de nos amis. Quand le chemin fera libre de Parmée du Roy à Paris , je vous ferai fçavoir où vous pourrez venir. Je vous aime de tout mon cosur.- A Sully et io.Marj Kf».

H teft paffe <jhcI<}hc cbtfi * Gergetu qui n'eft p4t de granit confiderarien.

tETTRES DE L'ELECTEUR DE MAYENCE au Vicomte de Turenne.

Monsieur, &™

J'ai reçû ce matin des nouvelles affinées de Munfter que , par la grâce de Dieu, la paix fi long-tems efperce a été fignee, fouferite 8c folemnellcmenc publiée à Munfter & à Ofnabrug le 14. de ce mois. Je n'ai voulu faillir d'avertir V. A. par la préfente , & la fupplier auffi que quand l'armée du Roy fortira d'Allemagne, il lui plaifedans fà marche exempter mes Etats. J'ai de fi tonnes preuves de l'afïèûion & de la bonne volonté de V. A. que j'ofe me promettre ce contentement ; auffi je lui envoyerai bien-tôt un des miens pour traiter de quelques affaires , & pour la remercier des grâces que jufques ici elle ma faites , la fupliant au reftç de me taire l'honneur de me croire cn-

MONSIEUR, De Votre Altesse.

s très-humble & trcs-affè&ionné Servitc Jean-Philippe, Electeur de Mayence.

A Aftkafpembourg , h ij. Le très-humble & trcs-affè&ionné Serviteur

PREUVES

Page 1