‹ Histoire du Vicomte de Turenne, Maréchal Général des Armées du RoyChapitre 6 sur 50 · Tome IL K · texte numérisé non relu

Tome IL K

5<rS HISTOIRE DU VICOMTE

An. i 6 7 j. Les Impériaux après trois lieues de marche , avoient pris cuKir'di" ^eur 4uartier général à l'Abbaye de Schutteren , fur le ruifvcrfcs mar- feau de mcme nom , en étendant leur gauche jufqu'à Loor, tJcmatciies^ k l°ng ^u de la montagne qu'ils laiflbient derrière p°unr,r£uij; eux i il n'y a voit de leur Camp à celui des François qu'une ^icomre. " lieuë > ils n'étoient féparcs que par le ruiifcau de Dunditz , gucable par tout , mais dont les bords étoient fort efcarpés. - Le Vicomte alla lui-mcme reconnoître le ruifleau , & il y trouva un pont à mi-chemin entre les deux armées , où les ennemis n'avoient point mis de garde i il le fit rompre , 6c laifla au paflàge cinquante hommes , foûtenus par plufîeurs detachemens , places en differens poftes depuis cet endroit jufqu'à l'armée : il prit la mcme précaution aux autres lieux où le paffage fembloit le plus facile. Le Comte de Montéçuculli le voyant encore prévenu , demeura campe à l'Abbaye de Schutteren , & fit divers mouvemens i droite & i gauche , tantôt vers le pont d* Altenheim , rantôt vers celui de Strasbourg ; le Vicomte l'obferva de fi près , qu'il fe trouva par tout , & défendit fi bien les deux ponts , que les ennemis ne purent fe rendre maîtres ni de l'un ni de l'autre. Pendant tout le tems qu'on demeura dans cette fituation , il ne fe paffa prcfque point de jour où il n'y eût quelques rencontres i les Impériaux & les François fe harceloicnt fans ceflè> mais tout fe paflbit ai légères efearmouches.

Le vicomte Les ennemis ne pouvoient comprendre comment le Vi- Jont' d;o<- comtQ avec vingt mille hommes, a voit tellement garni lia

efpace de trois grandes lieues depuis Vilftet jufqu'à Otten- An. i 6y j. heim , qu'il fe trouvoit toujours à portée de défendre fon îenhcîm , Bc pont de celui de Strasbourg , des qu ils paromoient vouloir tenheim. aller vers l'un ou vers l'autre : il fe donnoit des mouvemens continuels , & fes troupes étoient fans cefle en action. Pour leur épargner néanmoins ces fatigues exceflîves , il fit défaire le pont d'Ottenheim derrière lui , & donna ordre de le dreiTer près d'Altenlieim , où il établit fon quartier général : on commença à y travailler le vingt-deux de Juin , 2l tu;iv & le vingt-fix il fut achevé , dans un endroit allez fembla- i«. juin, oie â l'autre par le nombre des ifl.es , dont le terrain étoit meilleur pour le paflàge , & plus près de Stralbourg. En reflerrant ainfi fon armée, il n'a voit gueres plus que deux lieues à garder depuis Altenheim jufqu'à Vilftet.

Les ennemis virent ainfi échouer les delTeins qu'ils avoienc Montée.!, fur le pont de l'armée Françoife,& fe trouvèrent dans une fonancien^ fituation fort embarafTante i ils avoient confumé toutes les £ an?P munitions des petites villes Impériales qui etoient autour le quitte en, d'eux i ils ne pouvoient plus tirer des vivres que de la Sua- ["mte le Si be , par la vallée de Quinche , chemin très-long & très-dif p*ftPofte c* ficile : tout venoit au contraire en abondance dans le Camp des François , de l'Alface par Altenheim , & de Brifac par le Rhin. Les Impériaux ne pouvoient s'étendre ni à droite ni à gauche , parcequ'ils étoient ferrés d'un côté par le fleuve , & de l'autre par les montagnes > ils auroient bien vouju marcher du côté de Fribourg , où il y avoit de grands «lagazinsimais en y allant, ils pretoient le flanc au Vi*

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î7o HISTOIRE DU VICOMTE

An. 167;. comte : le parti le plus fûr leur paroifToit de retourner en arrière > ils s'y déterminèrent malgré la honte de reculer. Le Comte de Montéeuculli quitta l'Abbaye de Schutteren» regagna Ton ancien Camp d'Offembourg , & le Vicomte retourna à Vilftet : en examinant la démarche des ennemis, il jugea qu'après avoir abandonné le deflein de s'emparer de fon pont, ils ne pouvoient avoir d'autre vûc que de s'approcher de Strasbourg , pour conferver quelque commerce avec cette grande ville par des bateaux fur le Rhin \ réfol u de les côtoyer toujours , & de leur défendre les approches du fleuve , fans s'éloigner trop deibn pont, il pafla. la Qiiinche entre Vilftet & Strasbourg , mit fa droite a la rivière même près de Neumul , & laiflant Strasbourg derrière lui , il étendit fa gauche jufqu'à* Boderfvir , fous le commandement du Comte de Lorges. Les Impériaux quittèrent alors OfFembourg , firent deux lieues en avant , & fe portèrent aS. Juîn. depuis UrlafF jufqu'à Brunhurft. Le lendemain le Vicomte laifla. fa gauche à Boderfvir, fît avancer fa droite de l'autre côté du village , dans lequel il prit fon quartier générai, & pofta les Dragons a la tête.

Montécu. On demeura dans cette fituation fans rien faire pendant pedcCCnoT ^x j°urs'> a^ors ^cs Impériaux décampèrent* & gagnèrent la veau,&lcVi- petite plaine de Schertzcn , où le Rhin a leur droite, & le

comte mar- 1 v 1 * 1 1 ^ 1 , 1 « 1

chs fur f.s Renchen a la tete de leur Camp , ils s'etendoicnt depuis

P'"' 1 1. Renchenloch jufqu'à Lichtenau, à cinq lieues de Strasbourg 3. Juillet. ' * 1 °

Le Vicomte avoir fait reconnoître ce pofte peu auparavant par le Comte de Roye , & s'erî feroit faifi avant les enne-

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mis , s'il avoit pu y faire marcher fon armée fans expofer Àït~T^ Vilftet , de par conféquent le pont près d'Altenheim , aufïïbien que celui de Strasbourg. Lorfqu'il eut appris que les ennemis y étoient , il décampa à" la pointe du jour , mar- 4. Juillet; cha au travers de Bifchen jufqu'à l'entrée d'un bois, dont le défilé fe termine à Renchenloch , fit mettre fon arméô en bataille dans une petite plaine entre le bois & le village de Freiftct , & détacha cinquante hommes par bataillon de la Brigade de Champagne , foutenus par huit ou dix efcadrons fous le Comte de Lorges, pour aller reconnoître le retranchement des ennemis. Le Vicomte ayant fçû qué toute l'armée Impériale étoit près de lui , fit retirer la flenhe un peu en arrière , & s'étendit depuis Bifchen jufqu'à Freiftet, fa gauche vers le Rhin fur deux ou trois lignes : un bois de cinq ou flx cens pas de largeur , & un petit ruiffèau qui coûtait dans un terrain marécageux feparoient Ici deux armées : il fembloit qu'elles ne pouvoient ctre Ci proches fans fe donner des allarmes continuelles , & fans cri venir aux mains à tout moment -, il n'y avoir qu'un quart de lieuë de la tête du Camp des François au* retrancherons des Impériaux i les fencinelles des gardes avancée» étoient à la portée du fùfîl les unes des autres -, cependant par la confiance que les troupes avoient en leurs Généraux, on dormoit paifiblement dans l'un & dans l'autre Camp. Montécuculli par cette fituation fuivoit fon defTein de ne point combattre , & cherchoit à fon tour à fatiguer les François par la dïfetee defourages-, perfuàdd qu'ils- ne pou*

An. i 6 7 j. voient tenir long-tcms dans un Pays étroit, ferme d'un coté par des marais & des montagnes , ôc de l'autre par le Rhin -, ruiné l'année dernière par les quartiers d'hyver des Impériaux , & parles troupes nombreufes qui y fubfiftoicnt depuis plus de deux mois. Le Vicomte trouva toujours de nouvelles reflburces : quand les grains étoient confommés, il faifoit vivre fa Cavalerie d'herbages , pendant qu'il incommodoit les ennemis , en leur ôtant le commerce de Strafbourg , où ils avoient fait de grands amas de farine. Moniécu- Montécuculli ne pouvant tranfporter fes munitions par euUifaitcon- terrefans danger, avoit fait conftruire à Strafbourg un pont pomde ba- de bateaux , & faire deux moulins capables de moudre une bouràStr&" granc*c quantité de bled. Lorfqu'il s'approcha du Rhin en le vicômtc yenant camper dans la Plaine de Schertzen entre Renchend"en^profi- loch ôcLichtenau , il crut faire dépendre fon pont & fes fàt:t- rines , avec d'autant plus de facilité que le Rhin étoit fort en*

flé par les pluyes , & très-difficile a garder par le grand nombre d'Ides qui le partagent > il efperoit mettre l'abondance dans fon Camp par ce grand convoy , & fc fervir en même tems de ce pont pour tenir les deux côtés du Rhin, ^e Vicomte qui prévoyoit fon delTein , fit reconnoître la rivière depuis la hauteur de Bifchen jufqu'à Vantznau qui eft vis-à-vis , de l'autre côté du fleuve : il trouva qu'elle étoit partagée en plufieurs Ifles , mais qu'il n'y avoit que trois lit* principaux i il fit fermer celui de Vantznau par une eftacade* avec une redoute à chaque extrémité , gardée par cinq cens frommes de lagaraifon de Haguenaui il rît boucher demo-

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me celui du côté de Bifchen , &: fit garder le grand canal du An. 1677. milieu par des bateaux chargés de foldats , & couverts par des batteries placées dans les Ifles -t il manda en même tems aux habitans de StranSourg que s'ils permettoient la descente du pont des ennemis , il prétendoit aufli faire defeendre le fien d'Altcnheim. Pendant deux mois , Turenne & Montécuculli mirent ainfi en pratique tout ce qu'un long ufage leur avoit appris j ils épuiferent dans leurs divers mouvemens vrais ou feints , toutes les finefles de l'art , pour s'affamer , fe couper, fe furprendre, & 'gagner quelque avantage l'un fur l'autre j fans quoi ils étoient réfolus tous deux à ne point hazarder un combat.

L'activité du Vicomte défoloit les Impériaux -, mais fon Extrémité armée commençait à refTcntir de grandes incommodités . ^SS^J*11 depuis fix femaines qu'elle avoit pafle le Rhin , il avoit tou- [*Tm^ jours plu -, les foldats campés dans la boue avoient beaucoup Françoife* fbuflèrt dans un Pays ruiné > les chevaux après avoir confumé les fburages & les herbes , ne viYoient plus depuis quelque tems que de feuilles d'arbres i les jeunes foldats s'impa* tientoient dans ces marais , où ils étoient fou vent dans l'eau* jufqu'au genouil , les vieux foldats leur difoient: » ( 1 ) Quoi » vous vous plaignez j vous ne connoilTez pas notre Géne- » rai j ileft plus fâché que nous quand nous fommes mal t » il ne fonge àl'heure qu'il eft qu'à nous tirer d'ici ■> il veille *- quand nous dormons , c'eft notre pere \ on voit bien » que vous çces jeunes. » Cependant les François étoient

( 1 ) Lettre 106. de Madame de Sévi^nc.

An. i 6 y j# ferrés d'un côté par le Rhin , & de l'autre par de vaft.es bois pleins de marais , & réduits dans une fituation femblable à celle dont les Impériaux ne faifoient que de fortir. Turennc avoit prévu cet inconvénient ; mais il aima mieux en courir les rifques , que de laifler fon rival s'emparer du pont de Stralbourg. Les ennemis campoient dans un pofte fort avantageux , ils avoient des fourages derrière eux , & communication avec OfFembourg , d'où l'on pouvoit tomber en même tems fur le pont d' Altenheim , & couper tous les derrières a. l'armée Françoife. Pour garder ces derrières & pour empêcher les furprifes , il falloit répandre beaucoup de troupes dans divers portes éloignés du Camp > de forte qu'il n ctoit pas moins difficile de fe foûtenirque de fubfifter. Au milieu de ces embarras, le Vicomte conferva toute fa prefenec d'efprit , & conçut un deffein également grand & hardi : c'étoiç d'occuper le haut du ruilTeau de Renchen, de camper fur la gauche des ennemis , de leur epuper la communication d'Offembourg, & de les ferrer de manière qu'ils fuflent obligés à combattre ou à fe retirer. Le mauvais tems qui duroit de- puis deux mois , empêcha l'éxécution de ce projet pendant quelques jours; en attendant le moment d'agir , le Vicomte fit reconnoîtretout le terrain le lonj? de Renchen en remontant le ruuTeau : il avoit obfervé que les ennemis en gardoient trois quarts de lieue , depuis la chute de ce torrent dans le Rhin , &c qu ils n'avoient point pris de portes plus haut. Un berger qui pafloit fa vie dans les bois , & qui en çonnoifloit parfaitement tous les détours, enfeigna au Vicomte

comteungué du Renchen, cinq cens pas au-defliis du Camp An. 1675. de Montécuculli , dans un endroit fauvage où il n'y avoic point de route.

Le mauvais tems ayant cefie vers le dix du mois de Juil- Le Vicomte let , & le foleil ayant un peu raffermi les chemins , Turenne SSÏÏÎ*"* marcha le quinze a l'entrée de la nuit au gué du Renchen ™ends» ^ lî~ avec la brigade de la Marine & quelques pièces de canon, cer Momél On traverfa un bois marécageux qu'il falloit couper pour £5™ L à faire le chemin. On pana plufieurs ruilTeaux où l'on avoit comb*ttrcl'eau jufqu'à la ceinture j les foldats chargés d'inftrumens & * 5 J de matériaux pour faire des retranchemens & un pont, arrivèrent tous avant minuit, fans qu'aucun d'eux eut jetté le moindre outil : ils travaillèrent d'abord à la conftru&ion du pont avec un redan a la tête , & retranchèrent une petite Ifle à la gauche. Les ouvrages étant achevés le troifiéme iS.juillet. jour , le Comte d'Hamilton Brigadier mena trois bataillons pour garder le porte , &fit faire de grands abattis aux environs : deux bataillons Irlandois occupèrent un terrain vuide dans le même bois , un peu plus haut pour foûtenir Hamilton. Après avoir ainfi pris toutes les précautions nccefTaires pour aflurer le porte , Turenne marcha lui-même avec une brigade de Cavalerie & les Dragons une demie lieue plus haut en traverfant le bois jufqu'à Vaghurft où il pana le Renchen, reconnut les environs , fit pouffer quelque Cavalerie ennemie qui parut, & envoya une partie de la fienne pour favorifer la marche du Comte du Pie/fis qu'il faifoit venir de Vilftet avec trois bataillons , pour le Tom IU L

An. 1675 pofter en-deçà de la rivière , vis-à-vis de Vaghurlt-, dans un lieu qu'il faifoit retrancher exprès. Il mit en mcme tems le bataillon de Réveillon dans le Château de Renchen furie ruifleaudu mcmenom , cinq cens pas plus haut que Vaghurft j & comme le chemin jufques-là étoit un marais continuel dans le bois , il le fit combler de fafcines pour faciliter la marche de l'armée. Comme il dcvoit lauTer peu de troupes dans fon Camp de Freiftedt , quand il marcheroit vers les ennemis , il fit tirer un retranchement qui en couvroit la tete , depuis le Rhin jufqu'aux bois : enfin tous les préparatifs étant faits , il communiqua fon delllin aux Officiers Généraux.

Momécu- Le Comte de Montécuculli fut bientôt informe de tous de fêncôté les divers détachemens de l'armée Françoife , & réfolut de U\icomicC *cs mrPren<^re cn différens endroits , les croyant trop éloignés les uns des autres pour fe pouvoir foutenin il envoya ordre à Caprara de venir par le côtcd'OrTembourg pour les înfulter à Varghurfr. avec deux mille hommes d'Infanterie 8c du canon } il fit partir le Prince de Lorraine du Camp de Schertzen avec quatre mille chevaux ôc mille Dragons pour les attaquer de l'autre côté , pendant qu'il tomberoit luimême fur leur Camp à Freiftedt par le défilé de Renchcnloch i il commanda en mcme tems à quatre mille hommes de marcher vers le retranchement du Comte d'Hamilton : les quatre premiers coups de canon qui fe tireroient à cette dernière attaque dévoient fci vir de lignai pour commencer les autres ; touce fon armée étoit partagée, & prcfqucper-

ibnne ne reftoit dans Ton Camp. Ce deflein qui devoit s'exé- An. 1675. cuter la nuit du vingt-trois au vingt-quatre , échoua par la vigilance continuelle du Vicomte : ayant laine fix bataillons 6c quatre brigades de Cavalerie fous les ordres du Comte de Lorges àFreiftcdt , il marcha droit à Vaghurft avec huit bataillons , quatre brigades de Cavalerie, quelques Dragons & une partie de fon canon i il y prit deux des bataillons du Comte duPlcflis ; & ayant pafle leRcnchcn, il alla camper à une Thuillerie qui n'en eft pas fort éloignée. Comme fon deflein étoit d'avancer le lendemain vers les ennemis , il détacha foixante Dragons pour en avoir des nouvelles • ils fe trouvèrent alTez près du village de Gamhurft un peu après minuit , & tombèrent dans la marche du Corps que mcnoit le Prince de Lorraine pour enlever le Comte duPleffis ; ils fe retirèrent en efcarmouchant du côté de l'armée ; on fit avancer des Dragons , & le Marquis de Vaubrun y mena de la Cavalerie. Le jour commençoit à paroître j mais obfcurci par un brouillard , lorfquc les ennemis qui avoienc poufle les Dragons détaché s , mirent en defordre ceux qui étoient venus les foûtenir , & tombèrent fur le Marquis de Vaubrun a l'improvifte > fcs premiers efcadrons furent pouf, fés > il fut enveloppé , bleflc , & en danger d'ccre pris. Les ennemis avançaient toujours , & alloicnt l'accabler tout-àfait , lorfque le Vicomte fit marcher quatre bataillons qui bordèrent les hayes , arrêtèrent les Impériaux, & changèrent la face du combat. Le Prince de Lorraine ayant appris que

le Vicomte de Turenne y étoit en perfonne avec la plus

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