‹ Histoire du xix.e siècle. (Œuvres posthumes)Chapitre 38 sur 79 · LES MODÉRÉS ET INDÉCIS, GARNOT, ETC · texte numérisé non relu

LES MODÉRÉS ET INDÉCIS, GARNOT, ETC

ment poar les royalistes, au moment des élections, pour paralyser le gouvernement. Les conspirateurs royalistes, condamnés à mort, furent graciés pour ainsi dire, n'eurent que des peines d'une douceur étrange, au moment même où Ton innocentait les contumaces de Vendémiaire qui, depuis plus de dixhuit mois, se promenaient, se montraient, piaffaient dans Paris.

Cochon restait à la police. Il semblait avoir prouvé sa sûreté, sa fidélité, en saisissant en une année les deux complots en sens inverse des Jacobins et des royalistes. Cela semble avoir tranquillisé le Directoire, qui parut dès lors endormi.

Au 30 décembre, le Directoire, dans sa situation flottante, n'en parut pas moinsà l'Europe dans une scène vraiment triomphale, pour recevoir les drapeaux d'ÂrcoIequ'envoyaitBonaparte.Les ambassadeurs d'EspagneetdesÉtats-Unis, ceuxdeSardaigneetdeTunis, assistaient à cette scène. Le président était Barras. Mais le vrai roi, en quelque sorte, était Carnot, ce protecteur constant, zélé de Bonaparte, qui en tout l'avait assisté, qui, ace moment même, détachait de l'armée du Rhin vingt mille hommes d'élite pour aider Bonaparte dans l'expédition du Tyrol. Carnot et Bonaparte étaient en ce moment l'unique objet de l'attention. liC premier, dirigeant une guerre heureuse, et si doux au dedans, indulgent pour les royalistes, était au comble de la faveur publique.

in FRANCE.

On regardait les Alpes neigeuses, on calculait les chances de cette expédition romanesque, improbable.

Les royalistes en quatre mois, jusqu'en mai, avaient bien le temps de machiner l'élection, de préparer, monter leur coup.

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