‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 2)Chapitre 224 sur 329 · mètres · texte numérisé non relu

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Le service d’eau comprenait 2 réseaux de conduites ; le premier alimentait les 44 hectares d’eau des deux lacs supérieur etinférieur ; le second, toujours en charge, alimentait les bouches d'arrosage, au nombre de 1.600. La longueur des deux réseaux atteignait 16 lieues et demie. Dès le début, la pompe à feu de Chaillot fournit toute l’eau nécessaire aux services du bois ; elle seule pouvait arriver au-dessus du niveau de la cascade du lac supérieur. Mais les 30.000 mètres cubes quotidiens de son débit ne tardèrent pas à devenir insufisants. On put heureusement prendre l'eau de l'Ourceq au réservoir de Monceaux, qui dépassait de 7 mètres le point de chute des cascades du Grand-Lac, et l’eau de la Seine, coùteuse (1), fut réduite à 3.500 mètres et réservée au Petit-Lac et aux conduites d'arrosement de la partie supérieure du bois. Enfin, en 18614, l’eau du puitsartésien de Passy, refroidie et emmagasinée à la cote 58 au-dessus du niveau de la mer, moins limoneuse ct sentant moins mauvais en

(1) Les eaux étaient réunies dans des bassins dont la hauteur au-dessus du fleuve v t de 30 à 36 mètres. Insuffisantes pour les besoins d’un bon service, elles coûtaient déjà. par le charbon consommé, 3 centimes le mètre cube, sans compter les autre ë qui vilaient autour des machines élévatoires.

été que les précédentes, suffit aux rivières avec ses-10.000 mètres cubes.

Tous les travaux de plantations, de grottes, de cascades n'ont été évidemment si réussis que grâce au concours constant de l'ingénieur, du jar dinier et de l'architecte. Voici les détails les plus intéressants sur les pièces et cours d'eau :

Cascade du Petit-Lac, hauteur 4 mètres ; cascades du Grand-Lac, hauteur 6 mètres. Celle de Longchamp est formée d’une nappe de 16 mètres de largeur et se précipite d'un réservoir de 80 ares dans un autre bassin à 7m. 50 plus bas. Les autres pièces d’eau sont la mare d'Auteuil — dont on a seulement régularisé la forme et rendu le niveau constant, — la mare aux Biches, les lacs d'Armenonville, de Saint-James et de Longchamp. La mare aux Biches est alimentée parle ruisseau de Longchamp, quireçoit le trop-plein du Grand- Lac etse décharge dans leréservoir de la Grande- Cascade. Il reprend son coursau-dessous du bas sin d’en bas et va remplir, d'une part, le lac de Longchamp et celui de Bagatelle, d'autre part, la pièce d’eau du Moulin etcelle qui se trouve près du pont de Suresnes. Deux embranchements, greffés non loin du Grand-Lac, se dirigent sur les lacs ou mares d'Armemonville et de Saint-James.

Les premières plantations absorbèrent 420.000 arbres, arbustes et touffes. Le bois n’est plus, comme il l’était jadis, exploité à trente ans; on a laissé les taillis se convertir en futaies et l’on se contenta de tenirles sous-bois garnisd’arbrisseaux variés. Les anciennes pépinières (1) furent réunies aux massifs boisés qui les entouraient, et l’on créa les pépinières nouvelles de la Muette, qui ont servi à toutes les promenades et voies plantées de Paris.

Suivent d'autres détails sur les concessions, et M. Haussmann achève cette partie de ses Mémoires en déclarant qu'il a vérifié un grand nombre d'indications dans les Promenades de Paris par M. Alphand, magnifique ouvrage édité en 1868, dont nous sommes assez heureux pour avoir reçu de notre père les deux volumes qui le composent. Ils seront à la disposition de ceux de nos collègues qui désireraient les consulter.

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G) Les arbres nécessaires aux plantations des avenues et boulevard et du bois de Boulogne furent tirés de ces pépinières. L'ancien bois avait des pépinières neuses : les unes, comprises dans le nouveau périmètre et peuplées de sujets de toute venue, furent confondues avec les massif: forestiers avoisinant. Les autres furent gardées au Parc-des-Princes, où elles étaient.

sont trou ï rmés les 32.088 mètres qui depuis 1859, rs qu'on avait voulu dégager la mare d'Auteuil, avaient servi à constituer un arborelum pour la conservation et la mulliplication des espèces à feuilles caduques ou des conifères.

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