RUE PIERRE-CHARRON
coupée en deux parties par le percement de l'avenue du Boïs-de-Boulogne: La section comprise entre l’avenue Victor-Hugo et l'avenue du Bois de-Boulogne a conservé le nom de rue Leroux, et le décret du 11 septembre 1888 a donné le nom de rue Laurent-Pichat à la partie comprise entre l'avenue du Boiïs-de-Boulogne et la rue Pergolèse, en l'honneur de l'écrivain Laurent Pichat (1823-1886).
La rue Duban a été ouverte en 1848 sur des terrains appartenant à Mme de la Houssaye et provenant des dépendances de l’ancien château seigneurial de Passy. Elle reçut d'abord la dénomination de « rue du Marché», parce que le marché de Passy borde un de ses côtés. Le décret du 10 février 1875 lui avait donné le nom de «rue de Bouillé », en l'honneur de M. de Bouillé (1768-1800), l'ancien gouverneur de la Martinique, qui se signala, dans la guerre de l'indépendance américaine, par la prise de la Dominique et de Saint-Christophe, fut nommé lieutenant-général en 1784 et général en chef de l’armée de la Meuse en 1790. L'arrêté préfectoral du 16 août 1879 a donné à cette rue sa dénomination actuelle en l'honneur de Félix-Louis-Jacques Duban (1797-1870), premier grand prix d'architecture en 1823, membre de l'Institut et président du conseil général des bâtiments civils, auteur de divers ouvrages d’archéologie, ainsi que de la restauration du Palais de l'École des Beaux-Arts (1832- 1838), du château de Dampierre, appartenant au duc de Luynes, de l'hôtel Molé, qui est devenu le ministère des Travaux publics, de la Sainte-Chapelle, du château de Blois et d'une partie des travaux du Louvre, c'est-à-dire de ceux qui furent exécutés de 1849 à 1851: galerie d’Apollon, façades regardant la Seine et le jardin de l'Infante. On lui doit les figures adossées aux pilastres qui supportent la balustrade circulaire du tombeau de Napoléon I‘ aux Invalides, le tombeau de Paul Delaroche, le monument funéraire de François Arago etle monument érigé à l'École des Beaux-Arts en l'honneur du peintre Ingres. Duban a passé les dernières années de sa vie à Passy, dans l'hôte] qu'il avait fait construire rue Desbordes-Valmore, n° 41 bis (4).
Gouzay, directeur du personnel au ministère des Travaux publics, demeurait au n° 2 de la rue Duban et y est mort.
La partie de la rue Léonard-de-Vinci comprise entre la rue Leroux et la rue de Villejust fut ouverte, en 1848, comme voie privée et avec une largeur de 10 mètres, sur des terrains appartenant aux héritiers de M. Leroux, ancien agent de change. On l’appela «rue Christine », prénom d’une petite-fille de M. Leroux. Elle a été classée comnie voie publique par le décret du 27 janvier 1866, qui en a fixé les alignements. Le décret du 10 août 1868 lui a donné le nom de Léonard de Vinci, né au château de Vinci, près Florence, en 1452. Ludovic Sforce le logea dans son palais et le nomma directeur de l'Académie de peinture et d'architecture de Milan. Il habita ensuite Florence et Rome et vint enfin se fixer en France, où François Le le combla de bienfaits. Il mourut près d’Amboise en 1589, et on prétend que ce fut entre les bras du roi. Il a peint à fresque la Sainte Cène, dans le réfectoire du couvent des dominicains, à Milan. Le musée du Louvre a de lui neuf tableaux, entre autres les portraits de Charles VIII et de Lésa del Giocondo (la Joconde).
La rue Pierre-Charron n'appartient au XVI° arrondissement que sur une
G) Voir la bic Lavergne, pp, 12
aphie de Duban par M. Ducreuzet et l'article de Mme Chochodà 126 du IIIe volume du Bulletin.
faible partie de sa longueur, entre l'avenue Marceau et la place d'Iéna. Elle se nommait, en 1849, «rue de l'Union », et formait le prolongement de la « rue d'Angoulême-Saint-Honoré » (aujourd'hui rue de la Boëtie), qui avait été concédée par lettres patentes au comte d'Artois et dont les alignements avaient été fixés, le 24 novembre 1778, par le bureau de la Ville. Le décret du 17 septembre 1864 prescrivit l'élargissement de cette rue à 20 mètres et d’autres travaux d'amélioration du quartier de Chaillot (rue de Lubeck, rue de Magdebourg, etc.). Le traité passé entre la Ville et la Société Thome et Cie, pour l'exécution de ces travaux, fut approuvé le 47 mai 14864. Le décret du 2 octobre 1865 donna à la voie élargie le nom de « rue Morny ». Enfin, le décret du 25 janvier 1879 lui assigna sa dénomination actuelle, en l'honneur de Pierre Charron (1541-1603), fils d'un libraire de Paris qui eut vingt-cinq enfants;ilfut d'abord avocat, puis entra dans les ordres ; ce moraliste a reproduit, dans son Traité de la Sagesse, les idées de Montaigne, dont il était l'ami (1).
En 1898, le pavage en pierre de la partie de la rue Pierre-Charron comprise entre la place d'Iéna et la rue Brignole a été converti en pavage en bois.
L'hôtel du ministre de la république du Chili se trouve aux n°* 418 et 20, celui du ministre du royaume de Danemark au n° 27 de la rue Pierre- Charron.
La villa Aimée est une voie privée qui a été fondée, en 1850, par M. Bar, au n° 29 de la rue de la Tour; sa moindre largeur est de 5 mètres.
Le propriétaire d'une voie privée peut lui donner un nom de fantaisie : l'administration ne prescrit de Changer ce nom que dans le cas où il serait de nature à créer des confusions et à faciliter des erreurs.
(1) On à adopté, pour une partie de ce quartier, des noms de moralistes : rue de la 3oëlie, avenue Montaigne, rue Pierre-Charron.
La iongueur de la voie sous-minée, rue Pierre-Charron, entre la place d’'Iéna et le n° 12, est de 169 mètres; il s'est produit de nombreux fontis. À l'angle de la rue de Lubeck la distance du sol au ciel de la carrière est de 4,50; la hauteur de la galerie d'exploitation est de 22,60.
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faible partie de sa longueur, entre l'avenue Marceau et la place d'Iéna. Elle se nommait, en 1849, «rue de l'Union », et formait le prolongement de la « rue d'Angoulême-Saint-Honoré » (aujourd'hui rue de la Boëtie), qui avait été concédée par lettres patentes au comte d'Artois et dont les alignements avaient été fixés, le 24 novembre 1778, par le bureau de la Ville. Le décret du 17 septembre 1864 prescrivit l'élargissement de cette rue à 20 mètres et d’autres travaux d'amélioration du quartier de Chaillot (rue de Lubeck, rue de Magdebourg, etc.). Le traité passé entre la Ville et la Société Thome et Cie, pour l'exécution de ces travaux, fut approuvé le 17 mai 1864. Le décret du 2 octobre 1865 donna à la voie élargie le nom de « rue Morny ». Enfin, le décret du 25 janvier 1879 lui assigna sa dénomination actuelle, en l'honneur de Pierre Gharron (1541-1603), fils d'un libraire de Paris qui eut vingt-cinq enfants; il fut d'abord avocat, puis entra dans les ordres ; ce moraliste a reproduit, dans son Traité de la Sagesse, les idées de Montaigne, dont il était l'ami (41).
En 1898, le pavage en pierre de la partie de la rue Pierre-Charron comprise entre la place d'Iéna et la rue Brignole a été converti en pavage en bois.
L'hôtel du ministre de la république du Chili se trouve aux n°* 18 et 20, celui du ministre du royaume de Danemark au n° 27 de la rue Pierre- Charron.
La villa Aimée est une voie privée qui a été fondée, en 1850, par M. Bar, au n° 29 de la rue de la Tour; sa moindre largeur est de 5 mètres.
Le propriétaire d'une voie privée peut lui donner un nom de fantaisie : l'administration ne prescrit de Changer ce nom que dans le cas où il serait de nature à créer des confusions et à faciliter des erreurs.
(1) On a adopté, pour une partie de ce quartier, des noms de moralistes : rue de la Boëlie, avenue Montaigne, rue Pierre-Charron.
La iongueur de la voie sous-minée, rue Pierre-Charron, entre la place d’'Iéna et le n° 12, est de 169 mètres ; il s’est produit de nombreux fonti À l'angle de la rue de Lubeck la distance du sol au ciel de la carrière est de 4,50: la hauteur de la galerie d'exploitation est de 2,60.
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