RUES ÉTABLIES À AUTEUIL DEPUIS 1800 JUSQU'A L'ANNEXION
indique les voies à maintenir et dont le classement a été ainsi confirmé. Ce tableau A renferme toutes les rues d'Auteuil qui ont été mentionnées cidessus et, en outre, trois chemins : la sente de la Fontaine, le chemin des Fontis et la sente du Four, dont il sera parlé ci-après, leur sol ayant été ultérieurement incorporé aux rues Dangeau, Raffet, du Docteur-Blanche et de l’Yvette.
Rues, boulevards et avenues classés à Auteuil pendant les quarante dernières années du XIX° siècle.
Les parties bâties à Auteuil avant l'annexion se trouvaient principalement entre la rue d'Auteuil et la rue de l’Assomption, ou au Point-du-Jour. C’est surtout dans les quarante dernières années du xix° siècle que la construction des maisons à pris une grande extension dans toute l'étendue comprise entre l'enceinte fortifiée, la Seine et Passy. Ce mouvement a été favorisé par la réalisation de grandes opérations de voirie, dont la plus importante a été autorisée par le décret du 30 novembre 1869, à la suite duquel ont été percées les rues Chardon-Lagache, Mirabeau, Molitor, Michel-Ange et d'Erlanger. On a ainsi entamé, immédiatement après l'annexion de la commune d’Auteuil, un programme d'ensemble dont la réalisation par le service des ponts et chaussées, sous la direction du baron Haussmann et d'Alphand, a provoqué l'exécution à Auteuil de nouvelles rues, de20 mètres de largeur,ayant ensemble une longueur de plus de 4 kilomètres.
Le baron Emile d'Erlanger, né à Francfort-sur-le-Mein en 1832, banquier et consul de Grèce à Paris, avait acheté de l'État de vastes terrains provenant de la réunion à Paris d'une partie du bois de Boulogne. Il constitua une société pour mettre en valeur ces terrains, qui étaient alors déserts, en triche et sillonnés d’ornières, et pour y fonder un nouveau quartier, en y établissant diverses rues, ainsi qu'une exposition universelle et permanente. Il offrait de céder gratuitement à la Ville 27.000 mètres carrés pour percer ou élargir les nouvelles voies, de les mettre à ses frais en état de viabilité et de céder les terrains nécessaires pour prolonger le passage des Clos jusqu’à la rue, alors projetée, qui porte actuellement le nom de Michel- Ange. Les projets présentés par le baron d'Erlanger furent modifiés par la Ville de Paris et, pour que ces modifications pussent être effectuées, il acheta, au prix de 974.600 francs, les propriétés Ozeune, Renneville et Prince Pierre Bonaparte ; il dépensa, en outre, 741.000 francs pour divers travaux de viabilité et de nivellement en faveur desquels une subvention municipale de 600.000 francs était accordée,
A la suite des traités passés les 7 février et 22 mai 1862 entre la Ville de Paris et M. d'Erlanger, le décret précité du 30 novembre de la même année autorisa l'ouverture des quatre voies suivantes : ue À, partant de l'avenue de Versailles au point où la rue Rémusat (alors