L'ARRESTATION D'ANDRÉ CHÉNIER A PASSY
C'était dans la soirée du 7 mars 1794. Gennot, agent du comité de sûreté générale, se rendit à Passy avec l'ordre d'arrêter M. Pastoret, ex-législateur et administrateur du département de Paris, demeurant à la porte du bois de Boulogne,
(i) Voir : Didionnaire des environs de Paris, par Peyre,i8i6, pp. 496,496. D'autres ouvrages antérieurs sur les Environs de Paris, dont nous ne nous rappelons pas exactement les titres, avaient ëgaleincul raconlé cç fait,
TJB-à-Tis de la Moett», »ecH.etMnie Piuslory. Mme Pisotory était la belle-mère de M. Paaloret. GeuDot Mail eu outre autorisé à airèler tout indi- TJda trauré sa domicile de M. Pastoral et paraissant suspect. Accompagné de deux membres du comité de surveillance de Pass; qui devait l'asaiater.et, au besoio, requérir la force armée, il ge rendit au domicile indiqué, mais d'; tronra que Mme Putoret et Mme Piscalor?, pins Audré Chénier, qui dut justifier sa présence et l'épondil qu'il accompagnait une dame de Versailles qu'il devait reconduire en cette tille, en prenani une voiture au bureau du coche. Il était dix heures moins nn quart. Geunot et les deux commissaires de Passy. peu satisfaits de l'explication, mireul André Ché-
( ironvi un puticolier i qui nous avons mandé
I qui il était et le sujest qai l'avait conduit dans t celle maison il nous a eiibèe sa carte de U sec- I tion de Brutus (1) en noua disant qu'il retour- ( nabi apparis, et qn'il étoit Bon citoyen et que ( cotait la première foy qu'il venoit dans cette
■ maison, qu'il étoita eompagnier d'une citoyenne I de Versaille dont il devoit la conduire audit ( Versaille apprest avoir pris une voiture an ba- [ reaux du cauche il nous a fait celte déclaration I ï dix heures moins ua quard du soir i U porte I du bois de Boulogne en face du d-devant chl- ( teaui de Lamuelte et appresi lui avoir fait la
■ demande de sa démarche nous ayant pas répon-
■ du positivement nous avons décidé qu'il seroit
Maison oii Tut arriïté André Cbénier, chei Mme Renouord, à Passy,
(Elirait de CAImanach du M'igaiin pitloruque.)
nier en état d'arrestation dans la maison même où ils l'avaient trouvé, revinrent le lendemain procéder i son interrogatoire et en dressèrent procès-verbal.
On possède ce curieux procès-verbal publié par StÎDte-Beuve, au tome IV des Causeries du Lundi, k la date du 19 mail851.En voici le préambule, dont nous respectons scrupuleusement l'orthographe :
< Le dix-huit vantos l'an second de URépnbli-
< que française une et indivisible.
< En vertu d'une ordre du comité du sQreté
< générale du quatorze vantose qu'il nous a préc sente le dix-sept de la même anée dnnt le
< citoyen Guéaot est portenr de laditie ordre,
< apprest avoir requis le membre du comité ré-
■ volnlion et de surveillance de ladîtte commune
■ de Passy les Paris nous ayant donné eonnais-
■ sauce dndit ordre dont les ci-dessus étoit |>or-
< teors, nous nous sommes transportés, maison
< qnaucupe la citoyenne Piscatory ou nous avons
* en arrestation dans laditte maison jusqui que t ledit ordre qui nous a été commaniqniè par le
< citoyent Genot ne soit remplie mais ne trouvant
< pas la personne denomé par ledit ordre, nous
* l'avons giTÛi jusqu'il ce jourdhuy dix-huit. Et
< appresl les réponses des citoyene Pastonrel et
< Piscatory nous avons présumé que le citoyout « devoit estre interrogés et apprest son iaterro-
< gatioD estre conduit apparis pour y estre déte-
< nue par mesure de snretté générale et de suitte « avons interpellé le citoyen Chenier de nous dire € cest Domd et snroomd âges et payi de naissance
< demeure qualité et moyen de sabssiltè. >
Suit l'inepte interrogatoire (2). André Chénier fut conduit au Luxemboui^, mais le coociei^e de
rue lie Cléry. k rnngle do la (a) Signé: Gennot, Çrnniot!
cette prûoD D'tjtDt pa le receTwr, il Tôt uené te 9 mtn t Siint-Laiare, d'où il ne sortit que le jeudi 34 juillet «aÎTint. pour être écrooé ï la Conciergerie, jugé (?) le leudemaiD matin par le Iribimal réiolatianiiure et gaillolioë le mf me jour 1 la barrière do TrAm renverté (1).
pas qn'il semble appelé i disparaître araot loKtemps ; bod utilité poar mettre les habitants mt propriétés qai le bordent en rapport soit avec lei qaaiB, soit avec U rne Raynonard, doit suffire i sa conservation , sans pouvoir ce^daiitenij)ècber les modifications que peuvent lui &ire sobir d'aa jonr i l'autre des eonstruetioDsriTeraiaes, etDieo
.e l'.issR);!! des E^ux. rue Itaynouord, ■
La Voûte et l'Escalier en iSSs,
(Dessin île M. L. Har, <l nprèa AlolBva.)