‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 3)Chapitre 126 sur 218 · LE PASSA6E DES EAUX · texte numérisé non relu

LE PASSA6E DES EAUX

Encore no coin pittoresque dn vieux Passy dont le souvenir iconographique est i conserver ! Non

(i) On peut éKftlenient voir 1m fiflalli * cette orrcstnlion et le ttxle du i-rocft-i: .... Geonot dans l'étude biographique et litl*ri Irè* complète que notro ancien el ^^-^^ha ^ sidenl. if. Eugène Manuel, a placée édition des poésies d'André Chénfer dnns (Jolltctioii dei Bibliophila, publiée par Joub».--.. (N. D. S. G.)

n el regretté prébelle

sait û depuis peu le nombre en est grand, surtout dans ces parages...

Ainù, l'aspect actuel de sou entrée ou de son débouché dans U rue Raynouard, entre les n" 9 et 41, n'est déji pins ce qu'il était il y a quelques années ; la voQte qui Ini donnsit un aspect si pittoresque a été supprimée. Ausd avons-nous été heureux de découvrir, pour notre reproduction, nu petitdessin fait d'après nature, avant cette sop-

Session, par l'babile pùntre Atalaya, qui habite ssy depuis prés de vingt ans et l'a exploré dans bien des sens.

Ce passage, dont la partie haute estsi accidentée avec ses cent quatone marches irrégolièrec.

bordées de vieilles moraUles aax lierres retom* bants, surmontés d'abondantes et folles frondaisons, ne doit gnère remonter — croyons-nons — qa*aux premières années du xviii* siècle, à l'époque où Fabbé Le Ragois décooTrit dans son jardin ses fameuses sources d'eaux minérales ferrugineuses, Yitrioliqnes, sulfureuses et...laxatiTes,etyjoignit celles de son voisin Guichon (i).

Quand, en 4754, M. de Caisabigi chercha à détourner la vogue sur la nouvelle source qu'il venait de découvrir dans le voisinage des anciennes, et qu'il avait baptisée du nom & Nouvelles Eaux, on crut devoir, pouréviter toute confusion, donner à notre ruelle la dénomination de passage des Anciennes-Eaux, qu'elle garda longtemps.

Vérité digne de La Palisse, son nom indiquait bien son but : passage conduisant des hauteurs de Passy an premier âablissement en vogue, mais non sans quelque danger pour les valétudinaires peu ingambes, surtout par un temps de verglas.

Arrivé sans encombre — si possible — au bas des marches, et tournant forcément à gauche, Texpluratenr tant soit peu curieux était fortement surpris, il n'y a pas plus d'un an ou deux, à la vue du dernier survivant des réverbères à huile de notre commune, suspendu au milieu de la voie par d^antîques cordages i^). Peut-être eùt-il fallu aller bien loin pour lui découvrir un frère aussi rétrospectif. Le malheureux, honteux de son peu d'éclat dans notre siècle des lumières, aura-t-il été se réfugier au musée Carnavalet, dont il se croyait digne au point de vue de la curiosité, ou chez quelque collectionneur d'anciens lumignons ?

Mais, à défaut de la vue du fameux réverbère, le voyageur qui s'aventure encore dans ces paraees ne peut échapper à la lecture d'un avis peint depuis un temps semi-immémorial, en gros caractères, au bas des escaliers, et relatif à la propreté du passage ; cet avis, peut-être utile pour les montants, est certainement un peu tardif pour ceux (|ui descendent. Quant à la voûte qui devait rester immaculée, ainsi que nous venons de le dire, eue n'existe plus.

Somme toute, comme un peuple heureux, notre passage a peu d'histoire ; cependant, nous devons mentionner au n*7 la demeure du docteur Chenu, l'ami dévoué des Delessert, qui s'est beaucoup occupé d*histoire naturelle, a écrit de fort bons traités de botanione, d'entomologie et de conchyliologie, et analysé sérieusement les qualités des cinq sources d'eaux ferrugineuses do Passy, dont il a donné une bibliogra|)hie complète. Un de nos anciens conseillers municipaux d'avant Tanoexion, M. Delpla, chef de bataillon de Tex-garde nationale, habita longtemps le n^ 4 ; enfin, un artiste d'un certain talent, A.-J. Lorentz, vécut assez misérablement ses dernières années dans cette même maison, où il mourut le 40 juillet 1889. lléuit l'auteur d'un pamphlet illustré fort connu, écrit en 4848 contre

(i) D'après une vue du bas Possy, faites vers 1G75. la partie du passage des Enux allant de lu Seine au n« 4 semble exister déjn et aboutissait alors en ligne directe à deux maisons assez importantes.

(a) Comme on le voit par notre dessin, fait en i88a, il y en. avait un autre, mais moins arriéré, cherchant à éclairer le milieu de l'escalier.

L)uis-Philippe et son gouvernement, et intitulé : Polichinel, ex-roi des Marionnettes, devenu philosophe,

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