KUE DE LA POMPE
lîtë. Le fief Saint-Pol appartenait aux seigneurs de Passy, qui le mentionnent dans rénumération de leurs titres. Cette ruelle, qui partait du château seigneurial, aboutissait aux « terres fortes d'Auteuil » (terres argileuses). Le i*' décembre 1792, elle prit le nom de « rue des Fortes-Terres », puis celui de rue de la Glacière, en raison d'une grande glacière qui avait été installée à son extrémité. En 1836, on voyait encore, à Tendroit où la rue des Fortes-Terres débouchait sur le chemin des Tombereaux (aujourd'hui rue de TAssomption): à gauche, le saut-de-loup qui séparait des champs le jardin du château de la Tuilerie, et, à droite, la glacière, abritée contre le soleil par des marronniers. Un décret du 24 août 186i a donné i\ cette rue le nom du sculpteur Augustin Pajou (1730-1809), grand prix en 1748, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1760 et membre de l'Institut lors de sa formation. Cette voie, dont l'aspect a été considérablement modifiée par les nouvelles constructions, va de la rue Mozart à la rue de l'Assomption, en croisant la rue du Ranelagh,et a pris le nom de rue Davioud, en mémoire de l'architecte Gabriel-Jean-Antoine Davioud (1823-1881). En 1897, la rue Davioud a été mise en état de viabilité entre les n**' 17 et 21. On a commencé en avril 1901 les travaux d'élargissement de la rue Davioud entre la rue Mozart et le n** 13,*ainsi que le nivellement de ladite rue Davioud ; ce nivellement était motivé par l'ouverture d'une voie nouvelle, qui sera mentionnée dans l'alinéa suivant et qui fait communiquer la rue Davioud avec la nouvelle voie- percée entre la rue du Ranelagh et la rue des Bauches. La largeur de la rue Davioud, qui avait été fixée à 8 mètres par l'arrêté du 16 février 1856, a été portée à 12 mètres par le décret du 29 mai 1867, en raison du percement de la rue Mozart.
La rue Pajou, dénommée d'abord impasse Pajou par arrêté préfectoral du 10 novembre 1873, n'allait autrefois que de la rue des Vignes à la rue des Bauches et se trouve prolongée par la voie nouvelle ouverte en 1901 entre la rue des Bauches et la rue du Ranelagh. L'impasse Pajou était le restant de l'ancien sentier du Calvaire, classé comme chemin public rural le 5 octobre 1857. Ce chemin partait de la rue de la Glacière et arrivait au lieu dit « la Chaise » (boulevard Beauséjour); une grande partie de son étendue a été supprimée : 1"" par le prolongement de la rue du Ranelagh, au delà de la rue Davioud; 2*" par le percement de la rue Mozart.
La rue de l'Assomption (autrefois chemin des Tombereaux) sépare le territoire de Passy de celui d'Auteuil ; la notice sur cette rue est donnée dans la partie de cet ouvrage qui est consacrée à l'histoire des rues d'Auteuil.
La rue de la Pompe \i) doit son nom à la pompe qui alimentait le château de la Muette. Elle a d'abord consisté en une ruelle qu'on avait pratiquée le long des murs de ce château ; elle aboutissait à une porte du bois de Boulogne, située alors auprès du point actuel d'intersection de la rue de Passy et de la chaussée de la Muette. Cette ruelle, que l'on appela d'abord « le nou-
(i} La hauteur des galeries d'exploitation des anciennes carrières situées sous le sol de la rue de la Pompe est de 2«»,43 devant le n» 24, de 2",3o à l'angle de la rue de la Tour et de 5 mètres à Tangle de la villa Herran. La distance du sol au ciel de la carrière est de 5«>,26 au puits de service, devant le n* 24, de 3™ ,95 à Tangle de la rue de la Tour et de 8>°,S> près de la villa llcrran,
HISTOlDi: T
veau chemin «, fut Iransforméc en rue (1) dans les dernières années du XVIII" KÏi'cle, et, comme la pompe qui fuiiraissait de l'eau au chAteau se trouvait prôs <le rem|)laceinent de la nouvelle voie, on lui donna le nom de rue de la Pompe. Kn fK(IU, cette rue ne donnait acci'S à des maisons que dans la
partie comprise entre son origine et son pointactuel d'intersection avec la rue de la Tour ; k partir de ce point, la rue de la l'ompe était continuée par un chemin tortueux, qui traversait la plaine de P;iss]- dans toute son étendue et venait déboucher près de la porte Maillot, sur l'avenue de Neuilly {aujourd'hui