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RUE DE LA MANUTENTION

rable au point de jonction avec l'avenue de Saint-Denis (avenue Malakofl), que la profondeur des ornières s'élève à 1 mètre et qu*elles sont continuellemeût remplies par les eaux pluviales, demande que le préfet de la Seine mette les carriers en demeure de fournir immédiatement les matériaux nécessaires à la réparation, la Société des terrains de Passy ayant offert de se. charger delà main-d*œuvre. Cette Société redressa, en 1834, et élargit à 11™,70 la partie de la rue de Longchamp comprise entre Tavenue Kléber et la rue Spontini.

La section comprise entre les rues Spontini et de la Faisanderie a été ouverte, en 1884, en vertu d*un contrat entre la Ville de Paris et les propriétaires intéressés. Enfin, la partie comprise entre la rue de la Faisanderie et le boulevard Lannes avait été ouverte par la Ville de Paris, sur 12 mètres de largeur et 150 mètres de longueur, et d'abord comme voie privée sur des. terrains retranchés du bois de Boulogne.

Un arrêté préfectoral du 10 novembre 1873 a maintenu le nom de rue de Longchamp pour les parties comprises entre l'avenue d'Iéna et la rue Spontini, ainsi qu'entre la rue de la Faisanderie et le boulevard Lannes. L'exécution, en 1884, de la section comprise entre les rues Spontini et delà Faisanderie a établi la continuité de la rue de Longchamp depuis la place d'Iéna jusqu'à ce boulevard,

Le pavage en pierre a été converti en pavage en bois de mars à juin 1900, dans la përtie dé la rue de Longchamp comprise entre la place d'Iéna et la rue du Bouquet-de-Longchamp. Au n^ 154 de la rue de Longchamp, près de Fangle de la rue de la Faisanderie, on voit un hôtel de style Renaissance, qui a été élevé en 1881 par M. l'architecte Brière ; il se compose d'un rez-dechaussée à trois fenêtres, avec porte cintrée à deux vantaux ; d'un premier étage à trois croisées, celle du milieu à meneaux; et d'un second étage à balustrade de pierre formant balcon devant, trois fenêtres à frontons se détachant eu relief sur un haut toit à lucarnes. Rue de Longchamp, n^ 137, rue de Lota, n** % se trouve un hôtel du style Louis XIÏI, avec avance en encorbellement au premier étage (MM. P. Dureau et Orième, architectes, 1894). L'hôtel contigu (M. F. Delmas, architecte, 1894) possède un haut' pignon, étage à la mode flamande.

La rue de la Manuiention occupe une partie de la rue « Basse-Saint- Pierre », qui portait ce nom à raison de sa proximité de l'église et qui allait du quai Uebilly à la rue de Chaillot. Sa largeur avait été fixée à 7 mètres par une décision ministérielle du 15 vendémiaire an IX et à 14 mètres par une décision de fructidor an XII; le décret du 23 novembre 1849 prescrit une moindre largeur de 12 mètres. En 1864, la rue Basse-Saint-Pierre, qui se terminait encore alors à la rue de Chaillot, en formant un coude, avait 3HD mètres de longueur; mais le décret du il septembre 1804 supprima la partie comprise entre lavenue du Trocadéro et la rue de Chaillot ; quant à la section comprise entre le quai Debilly et l'avenue du Trocadéro, elle fut régularisée à la suite d'une convention entre TÉtat et la Ville et forme la rue de la Manutention, ainsi dénommée par l'arrêté préfectoral du 26 février 18(57, parce qu elle longe le bâtiment des subsistances militaires ; son accès à lavenue du Trocadéro a lieu par un escalier de soixante-quatorze marches.

La rue Basse-Saint-Pierre a vu la demeure de Mlle Dumesnil (tragédienne morte en 1803), de A.-L. de Gontaut Biron, duc de Lauzun (mort en

1793) et, en 4796-1797, de Tallien (président de la Convention, puis du conseil des Cinq-Cents), et de Mme Tallien, née Cabarrus.

La rue de Magdebourg (1) peut être divisée, au point de vue de son histoire, en trois parties comprises : la première, entre le quai Debilly et l'avenue d'Iéna,la seconde, entre l'avenue d'Iénaet celle du Trocadéro, et la troisième entre l'avenue du Trocadéro et l'avenue Kléber.

La première partie allait du quai à la rue des Batailles (aujourd'hui avenue d'iéna); le plan de Verniquet (1789) l'indique sous le nom de a ruelle d'Hérivault » (Etienne Hérivault était procureur fiscal en la prévôté de Passy). Elle a été classée comme rue par une décision ministérielle du 7 fructidor an XII. En 1806, elle a reçu le nom de rue de Magdebourg, en mémoire de la prise de cette ville par les Français, le 8 novembre de la môme année. Sa largeur, qui avait été fixée à 7 mètres par la décision ministérielle du 7 fructidor an XII, a été portée à H"',r30 par le décret du 23 novembre 1849.

La seconde partie a été d'abord un chemin qui figure sur le plan de Verniquet (1791) sans dénomination ; on lui donna le nom de « rue Sainte- Marie », parce que le chemin que remplaçait cette rue longeait le mur du jardin du monastère de la Visitation-Sainte-Marie. La largeur de cette section avait été fixée à 10 mètres par la décision ministérielle du 23 frimaire an VIII ; le décret du 17 septembre 1864 a déclaré d'utilité publique l'élargissement à 12 mètres et, pour réaliser cette disposition, un autre décret du 2i du même mois a sanctionné le traité passé entre la Ville et la Société Thome et 0'\ L'arrêté préfectoral du 2 avril 1868 a réuni la rue Sainte- Marie, qui prolongeait en ligne droite la rue de Magdebourg, à cette dernière rue, sous la même dénomination.

Le décret du 17 septembre 1864 a ordonné le prolongement, avec 12 mètres de largeur, de la rue Sainte-Marie (aujourd'hui rue de Magdebourg) jusqu'à l'avenue du Roi-de-Rome (avenue Kléber); ce prolongement, exécuté au moyen du traité passé par la Ville avec la Société Thome et C'**, et ci-dessus visé, a reçu, par arrêté du 20 juillet 1868, le nom de rue de Magdebourg.

En 1789, la partie de la rue de Lubeck comprise entre la rue Boissiëre et la rue de Longchamp existait à l'état de sentier. En 1864, la rue de Lubeck commençait à la rue de la Croîx-Boissière (rue Boissière) et se terminait à l'ancien boulevard de Longchamp (avenue Kléber), près de la place du Trocadéro ; elle avait alors 592 mètres de longueur et se composait de deux parties. La première, comprise entre la rue de la Croix-Boissière (rue Boissière) et la rue de Longchamp, avait remplacé un chemin étroit et sinueux, indiqué sans dénomination sur le plan de Verniquet (1791). La seconde partie était comprise entre la rue de Longchamp et l'ancien boulevard de Longchamp, au point où se trouvait la barrière Sainte-Marie (la section comprise entre cette barrière et la rue de Magdebourg s'est trouvée ultérieurement supprimée) ; en vertu d'une décision ministérielle du 19 juillet 1806, cette seconde partie fut ouverte, vers 1807, sur des terrains qui avaient dépendu autrefois du monastère de la Visitation Sainte-Marie, et sa largeur fixée à

(i) Le sol (Je cette rue a été consolidé, en 1887 et 1888, sur une longueur de 110 mètres entre les avenues d'iéna cl du Trocadéro. La dislance du sol au ciel de la carrière est de 5'n,Co près l'avenue d'iéna, de S^soS à l'anj^'lo de l'avenue du Trocadéro, et de i5™,5i à l'anffle do l'avenue Kléber. La hautcMir des galeries d'exploitation est de 2 mètres au premier point, de 3 mètres au second et de 2 mètres au troisième.

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