‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 3)Chapitre 22 sur 218 · RUE KEPPLER · texte numérisé non relu

RUE KEPPLER

ia"',^!. On lui donna, ainsi qu'à la première partie, dont elle formait un prolongement, le nom de rue de Lubeck, pour rappeler la victoire remportée, les 6 et 7 septembre 1806, par les Français sur les Prussiens, commandés par Blûcher.

Par suite du percement de Tavenue Kléber et de l'avenue d'Iéna, la fraction de la rue de Lubeck comprise entre la rue de Magdebourg et Tancien boulevard de Longchamp a été supprimée et son emplacement se trouve confondu dans la place du Trocadéro et dans la partie de l'avenue qui s'étend de cette place à la rue de Magdebourg ; il ne restait donc plus de la rue de Lubeck que le tronçon compris entre la rue de Magdebourg et la rue Boissière.

Le décret du 17 septembre 1864 a prescrit le redressement et l'élargissement à 13 mètres de la rue de Lubeck, ainsi que son prolongement jusqu'à l'avenue des Champs Élysées ; un autre décret du ^4du môme mois (1) a sanctionné le traité passé entre la Ville et la Société Thome pour l'exécution de ces dispositions. En vertu d'un décret du 2 mars 1867, la partie de ce prolongement comprise entre la rue Boissière et la place d'iéna a reçu le nom de rue de Lubeck, et la section comprise entre la place d'iéna et l'avenue des Champs-Elysées a été dénommée rue de Bassano. Par suite de ces diverses transformations, la rue de Lubeck n*a plus aujourd'hui que 49() mètres de longueur. L'hôtel du ministre du royaume du Portugal est situé au n° 38 de cette rue, où se trouve, au n" 4, l'institution des dames de l'Assomption, édifiée par MM. Revoit et Moret, avec façade romane à trois étages, garnie de fenêtres géminées.

La rue Keppler, qui n'a que 108 mètres de longueur, est la partie restante d'une ruelle de 240 mètres de longueur, qui fut tracée en 1792 de la rue de Chaillot à la rue du Chemin-de-Versailles (aujourd'hui rue Galilée) et porta d*abord le nom d'« Hébert », ensuite celui de « Sainte-Périne » (en raison du voisinage de l'abbaye du même nom, établie alors rue de Chaillot) qui fut dénommée « Sainte-Geneviève » en 1806, parce que les bâtiments de ladite abbaye avaient été précédemment occupés par les chanoinesses Augustines, dites de Sainte-Geneviève. La rue Sainte-Geneviève a été classée par une décision ministérielle du 2 août 1816, qui lui a assigné une largeur de 8 mètres, portée à 10 mètres par un arrêté du président du conseil des ministres, chef du pouvoir exécutif, en date du 17 août 1848.

La partie de la rue Sainte-Geneviève comprise entre la rue de Chaillot et l'impasse des Jardins (aujourd'hui rue de Bassano) a été supprimée vers 1864, et son emplacement est entré dans celui de l'avenue Joséphine (aujourd'hui avenue Marceau) et de la rue de Bassano. Le nom de rue Keppler a été donné à la partie restante, par le décret du 24 août 1864, en l'honneur de Tiliustre astronome Jean Keppler (1571-1630), à qui on doit les lois du mouvement des astres. Il alla, en 1600, se fixer auprès de Tycho-Brahé à Uranienbourg, pour faire des observations astronomiques, le remplaça ensuite à Prague comme astronome de la cour, obtint de Rodolphe le titre de mathématicien de l'empereur d'Allemagne avec un traitement, fut professeur à Lintz et mourut à Ratisbonne. Il établit le système de Copernic sur des bases solides et découvrit en 1618, après de longues recherches, les trois lois qui portent son nom

(i; La Société Thome et C'« était rémunc^réc de ses travaux par une subvention municipale de 375 francs par mètre superficiel de terrain livré à la voie publique.

et qui déflnissent les mouvements des corps célestes. Il ne laissa que vingt deux écus, deux habits etiune seule chemise.

La rue (lu Bouquet-de-Longchamp doit son nom à un ancien bouquet d'arbres qui existait au village de Longchamp, territoire de Longchamp. Le plan de Verniquet (1789) l'indique sans dénomination. Sa largeur a été fixée à 8 mètres par une décision ministérielle du 18 juin 1817, et à 10 mètres par un décret du 17 août 1848.

Le sol de la rue Bellini a été abandonné à la commune de Passy par M. Joyeux, son propriétaire, suivant acte du 11 juin 1823. Elle a été tracée, au canton de la Planchette, sur remplacement d'un chantier dit de la Planchette ou de la Marbrière. Elle avait en 18:2-> une largeur de 5", 66 et a porté longtemps le nom de « rue de la Planchette ». Sa largeur a été fixée à 7 mètres par arrêté du 16 février 1856. Le décret du 24 août 1864 a donné le nom de Bellini à la rue de la Planchette, en mémoire du compositeur Vincent Bellini, né à Catane le 1*^' novembre 1802 et mort prématurément, le 23 septembre 1835, à Puteaux, après avoir fait représenter à Paris les opéras de Norma, la Somnambula^ J, Puritani.

Par délibération du 14 mars 1825, le conseil municipal de Passy demanda que le chemin de la Pelouse, ayant précédemment de 6 à 10 mètres de largeur fût classé avec moindre largeur de 10 mètres, La rue fut, en effet, percée, avec 10 mètres de largeur, en 1825, sur une partie [du promenoir de Chaillot, ou pelouse de TÉtoile, et fut nommée « rue Neuve-de-la-Pelouse ». Cette rue, qui va de la rue Chalgrin à Tavenue de la Grande-Armée, n'a été achevée qu'en 1860; elle est desservie par une station du chemin de fer métropolitain. Le décret du 10 août 1868 l'a dénommée rue d'Obligado, en mémoire de la victoire remportée, le 20 novembre 1845, par la flotte anglo-française, sur les Argentins. L'ordonnance royale du 15 février 1846, qui a élevé le capitaine de vaisseau Tréhouart au grade de contre-amiral, sur le rapport de l'amiral commandant la station navale du Brésil et de la Plata, signale les actions d'éclat accomplies par le capitaine de vaisseau Tréhouart dans l'attaque du barrage et des batteries d'Obligado (Parana).

(Quoique la rue Chalgrin ne soit pas très longue, son histoire est fort compliquée; elle se compose actuellement de deux parties formant équerre; celle qui va du coude à la rue Le Sueur s'est appelée « rue des Bouchers », et celle qui va du coude à l'avenue de la Grande Armée se nommait précédemment « rue de Belle vue ».

La première partie, aboutissant à la rue Le Sueur, est le restant de l'ancien chemin des Bouchers, qui allait autrefois jusqu'à la rue de Villejust et dont une partie assez étendue a été supprimée par suite du percement de l'avenue du Bois-de-Boulogne; celle que l'on a conservée avait été classée, comme « rue des Bouchers », avec moindre largeur de 8 mètres, par l'arrêté préfectoral du 16 février 1856. Un décret du 9 septembre 1861 a approuvé le redressement de cette rue des Bouchers et a autorisé la Ville à accepter la pro position qui lui avait été faite par le comte de Clermont-Tonnerre et M. Bigé de supporter tous les frais d'expropriation et de leur concéder, en retour, la partie supprimée de la rue des Bouchers, qu'ils ont réunie à leurs propriétés, en avançant leurs clôtures jusqu'à l'alignement du prolongement de la rue Saint-Ange (aujourd'hui rue Le Sueur).

h^ seconde partie de la rue Chalgrin, prenant aujourd'hui naissaiice à

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