‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 3)Chapitre 71 sur 218 · JOURNAL DU MONASTÈRE ROYAL DE LA VISITATION DE CHAILLOT · texte numérisé non relu

JOURNAL DU MONASTÈRE ROYAL DE LA VISITATION DE CHAILLOT

Noie. — Sous cellu rubrique, nous classonn ciiro' nolof^iquement les principoui faits, parmi lesquels on en trouvera un assez ^rand nombre qui n'ont pu trouver place dans nos pa^es précédentes (1).

4654 (42 mai). — Henriette de France achète le château de Chaillot aux héritiers du maréchal de Bassompierre, pour y établir un nouveau monastère de la Visitation des Filles Sainte-Marie. Quand les sœurs vinrent dans la maison, elles la trouvèrent remplie de peintures profanes; mais leur naïveté et leur modestie les empêchèrent d'y voir ce qu'elles avaient d'inconvenant. Ce ne fut que quelque temps après qu'on se décida à les couvrir ou à l^s faire disparaître.

4652 (49 janvier). — L'autorisation de l'établissement du monastère est enregistrée au Parlement de Paris.

4652. — Les batailles de la fin de la Fronde obligent nos premières visitandines à se retirer dans la ville ; on en laisse trois pour garder la maison.

4652. — La duchesse de Nemours, petite-fille de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, se retire avec ses deux filles, à la Visitation de Chaillot, après la mort tragique de son mari.

4652 (fin). — Le marquis de Richelieu enlève la fille aînée de M™° deBeauvais, première femme de chambre et confidente d'Anne d'Autriche.

4656 (septembre). — Les visitandines de Chaillot obtiennent du roi l'amortissement complet de leur propriété et la confinnation du droit de haute justice qui leur avait été accordé dès

4657 (jcnvier). — Marie et Horteuso Manciiii,

(1) Ragotzky était depuis lonj^temps membre de la Toison d'or.

^V.p. lai).

nièces de Mazarin, quittent la Visitation de Qiaillot, oii elles aTaient été pensionnaires pendant deux ans, ponr rentrer à la coor.

i657. — Mort de Nar|aerite-Thérèse Ranchin, veuve Vanel, qui avait fait à ses frais transformer en chapelle de la Vierge un pavillon situé au bas du jardin, à plus de cent marches au-dessous des bâtiments du couvent. La veuve Vanel, qui n'avait été (^ue novice, reçut le voile le jour de sa mort.

i658. — Séjour pendant un an, au monastère de Chsillot, de la princesse Louise, palatine de Bavière, nièce de Henriette de France.

i659. — Henriette de France reçoit le bref de la béatiBcation de saint François de Sales.

1659 (22 juin). — Mort, à Fâge de trente-six ans, de sœur Marie-Cbristine-Emmanuelle de Morlemart, fille de Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, gouverneur de Paris, et sceur aînée de M"^" de Montespan, de M™" de Thianges et de la célèbre abbesse générale de Tabbaye et ordre de Fontevrauld.

4661 (fin). — Prise d^habit de Jeanne-Thérèse-Angélique de Mesmes, fille d'Antoine de Mesmes, ancien prévôt des marchands et président à mortier ; en présence de trois reines : Anne d'Autiiche, Henriette de France et Marie-Thérèse. Sœur J.-T.-A. de Mesmes mourutàChaillot, le 18 janvier 1709, Agée de soixante-trois ans.

1665 (janvier). — Mort de M"« de La Fayette, supérieure, belle-sœur de la comtesse de La Fayette, si connae par ses écrits.

1666 (20 janvier). — Le iour même de la mort d'Anne d'Autriche, M"" Claire-Angélique de Beauvais, première femme de chambre en survivance et amie de la reine défunte, se retire à la Visitation de Chaillot, où trois fois elle fut élue supérieure, et mourut le 23 novembre 1709, âgée de soixante et onze ans.

1666. ^ M""» de Motteville, confidente intime d'Anne d'Autriche et auteur des Mémoires pour servir à l'histoire de cette reine, se retire à la Visitation de Chjiilot, dont elle est nommée bienfaitrice séculière.

1669 (10 septembre). — Mort d'Henriette de France, fondatrice du monastère où elle avait souvent vécu depuis 1653 environ.

1669 (16 novembre). — Rossuet vient prononcer la magnifique oraison funèbre d'Henriette de France, en présence des principaux personnages de la cour.

1671 (février). — M"« de La Vallière se réfugie au monastère de Chaillot ; Louis XIV vient l'y chercher et l'oblige & revenir à la cour.

1674 (avril). — M^*« de La Vallière se retire pour la seconde fois à la Visitation de Chaillot, d'où elle part le 20 avril, pour entrer aux Carmélites de la rue Saint-Jacques.

1678 (fin février). — La duchesse de Noailles, mère du futur cardinal archevêque de Paris et ancienne dame d'atour d'Anne d'Autriche, se retire au couvent de Chaillot, après la mort de son mari, et y reste pendant quelque temps.

1680 (29 janvier). — La reine Marie-Thérèse visite le monastère et assiste aux offices de la fête de saint François de Sales.

1680. — Le second marquis de Richelieu, suivant le mauvais exemple de son père, enlève

la fille d'Hortense Mancini, nièce de Mazarin.

168i (21 novembre, fête de la Présentation). — Bourdaloue vient prêcher.

1686 (mai). — Les visitandines de Chaillot obtiennent le droit de moyenne justice.

1686 (30 décembre). — Bourdaloue prononce, en présence de François de Harlay de ChampvaUbn, archevêque de Paris, le sermon de profession de M'*** Marie-Gabrielle de Frémont, fille du bienfaiteur du couvent, garde du trésor royal. Sœur M. G. de Frémont mourut à Chaillot le 22 décembre 1713.

1689 (26 février). — Jacques II devant partir le surlendemain, pour tenter de reconquérir sod royaume, vient faire ses adieux aux religieuses de la Visitation de Chaillot.

1689 à 1718. — Marie d'Esté, reine d'Angleterre, femme de Jacques II, fit dans cet espace de temps de nombreuses retraites au monastère do Chaillot, qu'elle combla de bienfaits.

1689. — Marie d'Esté remet le voile iM"« Marie-Béatrice de Lévis, qui mourut à Chaillot le 7 février 1720.

1691 (20 février). — Bourdaloue fait un sermon de profession pour une jeune fille noble, à laquelle Marie d'Esté remet le voile (1).

1692 (24 novembre). — La mère Priolo, supérieure, les sœurs Claire-Angélique de Beauvais, Marie-Constance Gobert el Marie-Elisabeth Lemoine sont appelées à Saint-Cyr par Louis XIV et M"^*^ de Main tenon pour organiser cette maison naissante. M"^° de Maintenou vient elle-même les prendre en carrosse au couvent de Chaillot. La mère Priolo, fille do diplomate et lettré de ce nom, resta seize mois à Saint-Cyr.

1693 (22 août). — Les visitandines obtiennent le droit de basse justice et Tunion du fief dit de Longchamp à celui de Chaillot.

lo94 (fin mars). — M'"** de Maintenou, reconnaissante, ramène elle-même de Saint-Cyr la mère Priolo et la sœur Claire- Angélique de Beauvais.

1695. — La princesse Conti, petite-fille du grand Coudé, remet le voile à une jeune fille noble. Dom Thomas de Champigny, supérieur des barnabites de Passy, prononce le sermon de véture. Il est bon de rappeler, à cette occasion, que les barnabites de la paroisse de Passy venaient souvent officier chez les visitandines de Chaillot.

1696 (fin août). — Bourdaloue vient prononcer le sermon de profession de M'^'' Marie-Charlotte Chassepot de Beaumont, fille d'un conseiller à la Grand Chambre du Parlement de Paris ; ce fut encore la reine d'Angleterre, Marie d*£ste, qui remit le voile. Sœur M.-C. de Beaumont mourut à Chaillot au mois d'août 1721.

1698. — Mort de Louise-Antoinette Ck)lbert, supérieure, sœur du célèbre ministre.

1698. —Il y eut à la Visitation de Chaillot, dans le courant de cette année, une cérémonie des plus touchantes. M^*" Gabriel de la Roquette, cvêque d'Autun, y donna solennellement la con-

(1) On trouve ce sermon dans les opuvres complèles de Bourdaloue, mais sans le nom de la jeune professe.

^mr*f

firmatioa à près de deax cents soldats de Thôtel royal des Inralides (1).

1700 (commencement de Tannée). — Mme de Maintenon ramène elle-même les denx religieuses, Marie-Constance Gobert et Marie-Elisabeth Lemoine, qni étaient restées plus de sept ans à Saint-Cyr pour Torganisation de cette maison.

ilOO (15 août, fête de l'Assomption). — Bourdaloue Tient prêcher.

1700 (20 novembre, veille de la Présentation). — Massillon vient prêcher.

1700. — Mlle Magne Nompar de Canmont La Force, la plus jeune des filles au duc de La Force, rentre an couvent de Ghaiilot ob elle avait été élevée et s*y fait religieuse. Ses deux sœurs, Charlotte et Suzanne, y avaient été élevées également ; Charlotte était alors religieuse à Evreux, et Suzanne à Saint-Denis.

1 70S (1 9 septembre). — Service extrasolennel en musique pour 1 anniversaire de la mort de Jacques II, célébré par le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, en présence de plus de vingt-cinq archevêques et evèques, de la maison de Louis XIV, et de celle de Marie d*Ëste, veuve de Jacques U.

1702 (17 novembre). — Le corps du maréchal de Lorges, mort à Pans le 22 octobre, est apporté des caveaux de Saint-Roch au monastère de la Visitation de Chaillot pour y être inhumé. U avait été bienfaiteur du couvent, où sa fille était alors aspirante religieuse, avait contribué avec son beau-père Nicolas de Frémont, garde du trésor royal, à Térection de la nouvelle ^lise ; aussi les reusienses firent-elles sculpter ses armes et celles de sa femme dans le fronton du principal portail. Le maréchal de Lorges était neveu de Turenne, et beau-père de Saint-Simon et du duc de Lauzun. Son cœur avait été donné aux Bénédictines de Conflans, près Paris.

1 703. — Des voleurs pénétrèrent de nuit dans le couvent, mais ne trouvèrent à emporter que huit cuillers d*argent, oubliées au réfectoire. Voleurs volés!

1703 (1*' mari). — Bourdaloue fait le sermen de profession de Mlle Louise-Gabrielle de Durfort de Lorges, fille du maréchal et belle-sœur de Saint- Simon et du duc de Lauzun. La reine Marie d*Ëste lui remet le voile.

1703 (il novembre). — Ms*" A. Anselme prononce Toraison funèbre du maréchal de Lorges.

1706 (29 janvier, fête de saint François de Sales). — On célèbre la messe pour la première fois dans la nouvelle église à peme terminée. Le soir, aux vêpres, Massillon vient prêcher.

1709 (dimanche des Rogations). — Prise de voile de Marie-Paulede Douglas, fille orpheline de lord Dumbarton, noble d'Ecosse, qui avait suivi Jacques II en France. Sœur M. P. de Douglas mourut à Chaillot le 17 octobre 1710, à peine âgée de vinfft ans.

1709 (fixi). — La princesse de Condé, Anne de Bavière, dite la princesse Palatine^ mère de la duchesse du Maine, étant devenue veuve, vient

fi) En 1678. l'église de riiôtcl royal des Invalides n'elait pas terminée et ne le fui guère que vers 1706 ; la cérémonie dont nous parlons n'aurait (fooc pu s'y célébrer.

choisir un appartement dans le couvent, jpour s*y retirer de temps en temps. Mourut en 17^3.

1710 (14 juin, veille de la Sainte-Trinité). — Bossuet dit la messe, en présence de Marie d'Esté et de la princesse Louise, sa fille, pour la célébration solennelle du centenaire de la fondation de rOrdre. D'autres cérémonies eurent lieu les jours suivants.

1714 (18 avril). — Mort, à Tâge de 70 ans, de sœur Marie-Françoise de Harlay, fille du célèbre premier président Achille de Harlay et d*Anne Madeleine de Lamoîgnon.

1717. — La princesse Ragotzky se retire au monastère de la Visitation de Chaillot, ou elle meurt le 18 février 1722.

1718 (fin). — Louise-Françoise de Bourbon, fille du duc du Maine, âgée de onze ans, entre comme pensionnaire à la Visitation de Chaillot, où elle reste quatre ans et demi. Le duc et la duchesse du Maine firent beaucoup de bien au couvent.

1721 (fin novembre). — Le fameux Cartouche, mis à la question, avoue qu'il est entré dans réglise du couvent avec l'intention d'y voler la lampe du chœur, mais qu'au moment d'accomplir son sacrilège, il en a été empêché par une puissance invisible et s'est senti saisi d'un tremblement général.

17â (17 juin). — Mme de Ventadour, gouvernante des Enfants de France, vient au couvent de la Visitation avec l'infante d'Espagne, Marie- Anne-Victoire, alors âgée de cinq ans, et accordée de Louis XV. La supérieure offre à la reine de France en perspective un enfant Jésus en cire. € Marnant dépéckons-notis, dit la fillette pressée à Mme de Ventadour, en pensant à Louis XV, mon mari m'attend (1). »

1723 (9 octobre). — Mort de sœur-Thérèse- Séraphique de BuUion, fille de Ch.-Denis de Bullion, prévôt de la ville, prévôté et vicomte de Paris, et sœur de la duchesse d'Uzès. Elle était entrée dans la maison vers 1695, à l'âge de neuf ans, et avait pris l'habit vers 1704.

1727 (9 septembre). — On apporte le corps de la maréchale de Lorges, et on 1 inhume auprès de celui de son mari.

1728 (6 juin). — Mort de Louise-Henriette de Bullion-Montlouet, religieuse, âgée de soixantedouze ans et professe depuis cinquante-cinq ans. Etait fille de François de BuUion, président au Parlement de Paris et surintendant des finances.

1735. — La veuve du récent se retire à la Visitation de Chaillot, mais dans un pavillon à part, attenant au mur de clôture. Elle y fait de fréquents séjours et, malgré ses bizarreries de caractère, sait être généreuse pour le couvent.

17J^9 (17 janvier). — Un ouragan épouvantable enlève presque toutes les toitures des bâtiments, brise les vitres et endommage fortement les murs de clôture. Les dégâts sont estimés à plus de 7.000 livres.

1763 (23 décembre). -^ Mort de Louise-Ga-

(1) Le 5 avril 1725, sous prétexte d'une trop (grande diflérence (l'âge avec Louis XV, la jeune infante fut renvoyée à son père Philippe v, et, dans le courant de la même année, le roi épousa Marie Lcczinska.

brielle de Dorfort de Lorges, fille da maréehal de Lorges. Elle avait été supérieure pendant vingtquatre ans.

1767 (17 février). — Mort de Mane-Thércse de Bullion, religieuse, fille de Ch.-Denis de Bullion, prévôt de la ville, prévOté et vicomte de Paris, et sœur de la duchesse d*llzès.

LISTE DES SUPÉRIEliRES

LVIrrlion i'Uùi triennale et renonvehible. et se foibail ^cnérulemenl le juur de Fascension.

Hélène-Angélique Lhuillier. De 1(55i au !25 mars 1655, jour de sa mort; avait été supérieure au couvent de la rue Saint- Antoine, avant de venir h Chaillot.

Louise- Angélique Motier de la Fayette. De 1655

Marie-Elisabeth de la Sourdière. De 1661 à 1664.

Louise-Angélique Motier de La Fayette, réélue en 1664, mourut en janvier 1665.

Anne-Marie Bolain. De 1665 à 1671 .

Madeleine-Eugénie Bertaut, scur de Mme de Motteville. De 1671 à 1673, date de sa mort.

Françoise-Angélique Priolo. De 1673 à 1679. Etait Talnéi'des trois filles du savant Priolo qui avait rempli diverses missions et écrit en latin une histoire de France allant de 1644 à 1664.

Louise-Antoinette Colbert, sœur du célèbre ministre. De 1679 à 1682. Mourut en 1698.

Françoise- Angélique Priolo (3** fois). De 168S à 1685.

Marie-Louise Croyset. De 1685 à 1691.

Françoise- Angélique Priolo (4*^ et 5^ fois). De 1691 à 1695. Pendant ce temps passa seize mois à Saint-Cyr pour organiser cette maison naissante, et fut alors remplacée par Anne-Elisabeth Moufle. La mère Priolo mourut le 31 mars 1710.

Claire-Angélique deBeauvais. Du29marsl695 à 1703.

Marie-Constance Gobert. De 1703 au 27 octobre 1706, date desamort.

Claire -Angélique de Beauvais, réélue pour la 4^ fois le 9 novembre 1706, mourut supérieure le 28 mars 1709.

Anne-Elisabeth Moufle (2« fois). De 1709 à 1715. Mourut le 4 novembre 1719.

Anne-Charlotte Bochard de Saron. De T Ascension de 1715 an 16 mai 1718.

Catherine- Emmanuelle de Kichebourg. De l'Ascension de 1718 à 1720.

Anne-Charlotte Bochard de Saron (2" fois). De 1720 à juillet 1723.

Jeanne- Françoise Le Vayer. De juillet 1723 au 3 juin 1725, date de sa mort. Née en 1683, elle était fille d'un maitre des requêtes, intendant du Bourbonnais, et, de plus, savant écrivain jurisconsulte.

Anne-Charlotte Bochard de Saron (3^ fois). De juin 1725 à 1728. Mourut le 31 juillet 1729.

Catherine-Emmanuelle de Kichebourg (2*^ fois). De juin 1728 à 1731. Mourut le 7 juin 1738.

Louise-Gabrielle de Durfort de Lorges, fille du maréchal. De 1731 à 1737.

Marie-Séraphine Damiette. De 1737 à 1740.

Louise-Gabrielle de Durfort de Lorges (î^ fois). De 1740 à 1746.

Marie-Séraphine Damiette (2« fois). De 1746 à 1749.

Uuise-GabrieUe de Durfort de Lorges (3* fois). De 1749 à 1755.

Marie-Séraphioe Damiette (3* fois). De 1755 à 1758.

Louise-Gabrielle de Durfort de Lorges (4* fois). De 1758 an 23 décembre 1763, jour de sa mort. Avait été vingt-<iuatre ans supérieure.

Marie-Séraphine Damiette (4« et ^^ fois). De la fin de 1763 à l'Ascension de 1770. Mourut le 8 août 1770, Affée de soixante-huit ans.

Anne- Madeleine Chalmette. De 1770 à 1776.

Marie- Gabrielle Roslin. Supérieure de 1776 à 1779, au moins.

Page 1