‹ Histoire du XVIe arrondissement de Paris (volume 3)Chapitre 76 sur 218 · FONDATION DE LA PAROISSE DE PASSY · texte numérisé non relu

FONDATION DE LA PAROISSE DE PASSY

Etablissement des deux premières écoles.

Revenus de la paroisse en 1757.

baptiser la rue Gat ami actuelle, pour reporter ce nom à Autenil, où il serait mieux à sa place, et de lui donner celui de Claude Chahn (i), le généreux seigneur de Passy uni, de ses deoiers, ht élever, en 1666, l'église ae ce lieu, la dota, fit faire tons les ornements nécessaires à la célébration du service divin et prodi{[ua ses efforts pour la faire ériger en paroisse indépendante, efforts qui ne furent couronnés de succès qu'après sa mort, griice à la ténacité de sa veuve, Christine Chrestienne de Heurtes. C'est de cette époque, en effet (i67S), que datent le rapide accroissement et la prospérité de Passy (2), qui, jusque-là, n'était véritablement qu'un village compose, pour la plus grande partie, de laboureurs, de vignerons, de tuiliers, de cabaretiers, et de beaucoup de lapins. C'est donc à juste titre qu'on peut considérer M. et Mme Chahu, comme les preoiiers bienfaiteurs et presque les fondateurs de cette commune.

Claude Chahu était conseiller du roi en ses conseils, trésorier de France et général de ses finances en la généralité de Paris. A quelle date devint-il seigneur du lieu ? on l'ignore ; toujours est-il qu'il 1 était sûrement en 4664, et probablement auparavant. Son château ou manoir seigneurial, dont on peut lire une élogieuse descnption dans la Lettre poétique à M. des Yoeteauœ, du Père Lemoine, de la Compagnie de Jésus, était situé sur l'emplacement de la rue Boulainvilliers actuelle; il fut entièrement reconstruit en 1678, et démoli en 48*26 (3). Outre ce chftteau, M. et Mme Chahu avaient hôtel à Paris, rue Saint- Honoré, sur le territoire de Saint-Roch, et non loin du couvent des Jacobins, auxquels ils avaient donné, pour une certaine fondation, 4.!£00 livres de rente, le '22 août 4664. Claude Chahu mourut le S janvier 4670. Sa veuve, Christine Chrestienne de Heurles, était fille de Philippe de Heurtes, seigneur de Potronville, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi, et de dame Anne de Vassault. Elle conserva encore quelques années la jouissance du château et de la seigneurie, et quand elle eut bien assuré la vitalité de la nouvelle paroisse et des écoles, céda ledit château et se retira définitivement, en 4673, en son hôtel de Paris, où elle était encore en 4684. Mme Chahu fut inhumée dans le chœur de l'église de Passy (4).

Passons maintenant à l'histoire assez mouvementée de l'établissement de cette église.

Vers la fin du xyi** siècle, on seigneur de Passy avait fait élever une petite chapelle dédiée à

d'après ij^s documents officiels conservi^is aux

ARCHIVES DE l'ÉGLISE DE PASSY, COMMUHIQUÉS PAR M. l'abbé DOUVAIN, CURÉ ACTUEL (4).

Récemment, notre confrère, M. Emile Potin, proposait à notre Société d'émettre le vœu de dé-

(i) Quillct a fort hien résumé ces doruinents dana aesChronique.'i de Passy^ devenues 1res rares; mais j'espère qu'on ne sera pas fâcliê de les Irouverici. beauconu plus au long, et d'autres en plus, tout è fait inéaits.

(i) Claude Chahu, car aucun des acles notariéd que j'ai sous les yeux ne comprend la particule.

(a) La découverte de ses eaux minéroles ne fut pas sans y coniribuer un peu.

^3) Nous donnerons prochainement la liste des seij;neurs de Passy qui l'occupèrent successivement, ainsi que celles des curés de cette localité, etc.

(/i) Son portrait, peint en 1672, d'après nature, appnrlienlà l'c^lise de Passy et a été lithographie en i836, pour être rais en tète des Chroniques de f*nssy, de (juillet. — C'est d'après celle liliiogrjiphir assez mauvaise, mais ressemblante, que nous avons i's»*ayédc faire revivi*u la Dame et fondai rire de Pasuy.'

Notre-Dame de Grèce, nais celte chapeHe (ea bois, dil-on) élaut deTOnne insuffisante sons toDS les rapports, le 33 novembre IStiB, messire Clande Chahu el Otrestienne de Heurtes s'engacèrent, par deianl notaire, i faire élever à leurs frais un nouTean sanetuiiire et i le doter de 166 liTres 13 sols, 4 deniers de rente aonnelle, pour la subsistance da prêtre qni la des- Mrrirait. Les babilants do Pasay promirent, de learcAté, 150 lirres par an, plus le logement et les meubles nécessaires au desserrant qui, muyeansnt CM conditions, devait s'engager i dire quatre messes par semaine, y compris les fêtes et dimanches, Â tenir l'école des garçons et i leur enseigner le catécbisme. {tuant au casnel des

Claude Chaha ayant érigé ladite église de Passy en soccursale pour le soulagement des dits habitants, ils aTaient mis les choses en tel état par leurs soins, que le service divin s'y faisait avec toute la décence et t'édiRcation qu'il se pon- Tait désirer, de sorte qu'ils avaient lieu d'espérer que ledit sieur curé de la paroisse d'Anleni) anniit sajet d'être satisfait devoir qne Dieu en était glorilié et les peuples soii;neusemenI assistés du spirituel ; mais que la jalousie des dits habilanls d Anieuil ayant susfilé depuis deux ans plnsiews troobles et procès entre eux et lesdits habitants de Passy ; et les demandeurs voyant les pebes Qu'ils avaient d'aller aux fêtes principales en 1 église d'Auteail. à cause du mauvais ctemin et

GhriPlinc de Heurleu, dame Cliahu.

baptêmes, nuriages et enterrements, il devait revenir au curéd'Autenil, la nouvelle ^liaen'étant qu'une succursale de celle de ce village. Les travaux de construction de l'église, déjà commencés en iH&S, dorèreat pen, sans doute, car elle ne se composa d'abord qne d'une nef et d'une aile gauche, conduisant i la chapelle de la Vierge. Us choses allèrent ainsi jusqu'à la mort de Claude Chahu; mais nous voyons qne, six mois après, il j ent instano) entre l^restienne de Heorles, sa venve. demandant que l'église de Passr, succursale d'Aateuil, fat érigée en paroisse, a une part, Cl François Loyseau. curé d'Autenil, les doyens, chanoines et chapitre de Sainl-Germaio-l'Auxerrois, cnrés primitifs et présentateurs de laditecnre d'Auteuil. opposants k ladite érection, d'autre part. Dans la requête, présentée le 13 juillet 1670 à l'archevpqae de Paris par la dame Chahu, les ■nargoilUers et les habitants de Passy, il est dit

du débordement des eaox qui s'y rencoDtreut quelquefois, les querelles et les inimitiés que les habitante d'Auteuil et ledit curé exerçaient contre eux t cause des fonctions qui se doivent faire en la dite église succursale, et l'assujettissement qu'ils avaient d'aller prendre ledit curé à Aoteuil pour les mariages, baptêmes et enterrements i faire an dit Passy, pour lui demander s'il en voulait venir faire les fonctions; à qnoi ne fatisfaisant pas assex ponctuellement, les conviés s'en retournaient sans rien faire, en sorte que les enfants étaient en danger de mourir sans baptême, et les autres sans être administrés des sacrements.

Sur ce, les demandeurs offrent de doter la future pamisse d'un fonds snfUsant pour la subsistance du curé, et d'indemniser le curé et la fabnque d'Auteuil.

(.'arthevéqne de Paris fit faire une enquête de comnwdû et incommoio, assigna les parties à s«

HISTOIRE DU tVl" ARRONDISSEMENT

réunir le jeudi 24 juillet, à 9 heures du matin, dans réalise de Passv, pour être entendues con* ti'adictoirement, et, le 30 octobre suivant, autorisa rérection de Téglise succursale en paroissiale, à la condition expresse d'indemniser le curé et les marguilliersd*Auteuil, ainsi que le chapitre de Saint-Germain-rAuxerrois. De plus, le nitur curé de Passy et ses successeurs ne devront prétendre en rien aux dîmes grosses et menues do leur village, et les demandeurs seront tenus d*entretenir f église, chœur, nef et cloches de toutes réparations, et des livres, linges, calicots et ornements nécessaires an culte.

Mais le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, très jaloux de ses droits, ne voulut pas se soumettre à la sentence de rOfBcial de Paris et en appela devant le Parlement comme à*abus. Le 17 janvier 1671, la Cour ayant dit qu'il n'y avait pas abus, condamna les appelants aux dépens et à l'amende simple. Enfin, le 17 avril suivant, il y eut transaction entre eux et la dame Cfaahu. Par décret du 18 mai 1676, l'archevêque de Paris érigea l'église succursale de Passy en paroissiale, sous le vocable de Mre-Dame'de-Grdce, devant être desservie à perpétuité par les religieux Barnabites du prieuré de Saint-Eloi de Paris, sis devant le Palais de justice. \j6 l*** juin suivant, accord entre les Barnabites et le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois qui se réserve, en qualité de curé primitif, d'officier à Passy, si bon lui semble, le ^5 mars, jour de l'Annonciation, décrété fête patronale de la nouvelle paroisse (1), ainsi que la veille aux premières vêpres, sans toutefois rien prétendre aux offrandes et oblations. Le 13 avril 1672, toutes les parties se mettent d*accord; le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, le curé d'Auteuil et ses marguilliers consentent définitivement à l'érection de l'église succursale de Passy en paroissiale, en la forme et manière que Mgr l'archevêque de Paris jugera la plus utile à l'église, à la charge de la conservation des droits du chapitre et de l'indemnité à la cure et fabrique d'Auteuil. Le chapitre de Saint- Germain-l'Auxerrois continuera aonc à toucher les dîmes grosses et menues, sans être obligé à l'entretien du chœur de l'ôglise de Passy, ni à fournir les ornements et livres de ladite église, ni de contribuer, en aucun cas^ à la portion congrue. Quant an curé d'Auteuil et à ses successeurs, ils seront indemnisés par une somme de 60 livres par an, et la fabrique, par 15 livres, qui leur seront payées par les seigneurs de Passy, sur les fonds et rentes dont ils ont doté ou doteront la cure... Le droit de nomination du curé est dévolu à Mme Ghahu, fondatrice et patronne, et, perpétuellement, aux seigneurs de Passy, ses successeurs, qui l'indiqueront aux doyen, chanoines et chapitre de Samt-Germain-l'Auxerrois, lesquels seront obligés de le présenter à l'arche-

vêque de Paris, qui, seul, pourra lui accorder oa refuser l'institution. Le 29 avril 1672, M. de la Brunetîère, grand vicaire de l'archevêque de Paris, est envoyé à Passy pour y faire une dernière enquête sur l'utilité de l'érection eo paroisse, il la déclare, dans son procès-verbal, très utile et nécessaire : // faut même, dit-il, unir ladite cure à quelque communauté ecclésiastique, afin qu'elle soit mieux desservie (1) et que les jn-inctpes de la religion chrétienne, qui y étaient fort mal pratiqués, à cause des débauches continuelles qui se font au dit lieu de Passy, y fussent rétablis, etc...

f..es 4 et 5 mai suivant a lieu, par devant notaire, la transaction de Mme Ghahu avec ks Barnabites ; entre autres choses, il est dit dans Tacte que € la fondation, construction et dotation de l'église paroissiale à Passy a été faite en vue de la plus grande gloire de Dieu et pour la nécessité du salut des habitants du dit villase, composé d'un grand nombre de manants, dans Te voisinage et presque aux portes de la ville de Paris, lieu par conséquent fréquenté et rempli de beaucoup de cabarets. » Un peu plus loin, on ajoute que la dame Ghahu a jeté les yeux sur la communauté des R. P. Barnabites c pour la bonne odeur qu'ils répandent, à cause de leur grande vertu et piété, tant en cette ville de Paris qu'en tous les autres lieux de leur établissement. » Par cet acte, Mme Ghahn assure 8.000 livres pour la dotation de la cure, et donne la maison servant de presbytère (2). Gomme fondatrice et patronne, elle se réserve, à l'église de Passy, les droits honoriGques, ainsi quà ses successeurs, les seigneurs du dit lieu, et, en cette qualité, € ils seront recommandés au prône, à perpétuité, pourront faire mettre litres et ceintures funèbres, tant dedans que dehors l'église, auront séance dans le chœur de ladite église, au lieu qu'ils jugeront le plus honorable, jouiront du droit de sépulture dans le susdit chœur, pour eux et leurs enfants, du droit de pain bénit, du pas à la procession, etc., etc. »

Enfin, le 16 mai, sont données les lettres patentes du roi, datées du château de Saint-Germainen-Laye, confirmant l'établissement définitif de la cure de Passy, signées de la reine Marie-Thérèse, de Golbert pour le Roi, et scellées du grand sceau de cire verte en lacs de soie rouge et verte. Ges lettres patentes furent enregistrées au Parlement de Paris le 21 juin 1672 et, dès le lendemain, les Barnabites entrèrent en possession de la cure.

El le roinhnt finit, fnulc de combattants.

Après bien des vicissitudes, il avait donc fallu près de deux ans à Ghrestienne de Heuries pour arriver à l'érection définitive en paroisse, du village de Passy ; mais cela ne suffisait pas à son zèle,

(i)GcUeclanso explique le nom dcriKMlrr.tnnoncialion^ donnée à la voie qui mène à l'éj^lise. Plus lard, cette fête patronale, qui était en même temps relie de la commune, fut reportée au premier dimanche de mai. Elle se tint longtemps autour du château seigneurial, le longde la rue Haynounrd, puis sur les pelouses du Hniiela^h, jusqu'à l'annexion

(i) Ici M. de la Brunctière se plaint amèrement de la négligence des vicaires, qui, peu instruits et faihlcment rétribués, aliandonuaient leurs fonctions, et contribuaient par leur mauvais exemple, à la corruption des mœurs.

(a) C'est sur une partie de l'emplacement de ce )reniierpresbyl(*rr cl de son jardin qu'a été percée a rue Jean-irolo^ne.

elle Toulut encore assurer l'établissemeDt des écoles. Un nommé Savinien Legras, conseiller notaire et secrétaire dn Roi, avait donné, avant 4667, une maison avec petit jardin pour y loger femme on fille destinée à Tinstruction des enfants du village ; mais une partie dn jardin ayant été prise pour la construction de l'église, on affecta cette maison au presbytère, et, quelques années après, par acte du 29 janvier 4673, la dame de Chahu donna à la Communauté des manants et habitants du dit village, pour y installer une nouvelle école de filles et garçons, une maison nouvellement construite entre cour et jardin, à elle appatenant, située dans la vieille rue, plus de sept vingt dix livres (sic) de rente pour aider à la subsistance de la maîtresse d'école, sans que cela puisse dispenser les parents des écolières et écoliers de payer la rétribution mensuelle. Les filles occupaient le rez-de-chaussée, le logement de la maîtresse était au (premier, et le second étage, qui avait une entrée particulière et distincte, était affecté aux garçons, dont Técole, comme on Ta vu plus haut, devait être dirigée par un des prêtres Barnabites. Enfin, le même jour, Mme Chahu, moyennant un nouveau don de 4.200 livres de rente, fonda à Téglise de Passy une messe de Requiem (4) :

Pour y être dite et célébrée tous les jours à perpétuité, savoir en été à quatre heures du matin, et en hiver à six heures, par le Révérend Père curé de ladite église, ou autre religieux d'icelle, par lui commis, pour le rrpos de Tàme de ladite dame fondatrice et de celle dudit défunt son mari. Laquelle messe sera tintée en forme de Passion, à trois reprises et différentes fois pour en avertir les habitants; en fin de chacune desquelles messes, sera chanté à haute voix un De Profundis à la même intention ; et sera payée la dite messe à raison de 20 sols par jour, faisant 36<^ livres par an pour la rétribution d'icelle, à la charge de fournir, par le dit Révérend Père, le pain, vin et cire nécessaires pour la dite célébration, laquelle commencera du jour du décès de la dite dame Chahu, laquelle fonde aussi, en la dite église de Passy, deux services complets de trois grandes messes hautes, chacune avec Recommandaces (sic) et un Libéra à la fin, et Vigiles à neuf leçons, la veille de chacun des dits deux services, lesquels seront dits et célébrés, Tun, le second jour de janvier de chacune année, qui est le jour du décès du dit sieur Chahu, et Tautre à pareil jour de celui du décès de la dite dame Chahu, à perpétuité aussi pour le repos de leurs âmes. Pour la célébration desquels deux services, les marguilliers de la dite église fourniront les ornements nécessaires et huit livres de cire jaune neuve, savoir : six cierges de demi-livre chacun sur Tautel, six autres cierges de pareil poids autour de la Représentation, trois devant la Vierge, et deux pour les acolytes. Et paieront au Père curé pour ses droits, assistances, messes de chacun service et vigiles, la somme de six livres, aux deux

(l) J'ai cru devoir cilor au lon^ les clauses de celte foiidotiun, curieuses comme détails du temps.

Pères, pour leurs messes et assistances aussi de chacun service, 40 sols chacun ; aux deux chapiers, à chaque service, chacun 45 sols ; à quatre enfants de chœur, chacun 5 sols pour chacune service ; au bedeau, 20 sols pour chaque service. Et pour le pain, vin et offrande, 20 sols pour chacun service. A rissue de chacun desquels deux services, les dits marguilliers serontobligés de distribuer aux pauvres du village du dit Passy, qui se trouveront à l'église, 60 sols, etc.

Les deux actes ci-dessus furent faits en présence : de la dame Chahu ; de Dom François Hyacinthe Boucheron, curé ; de Jean Morin et Nicolas Griminv, marguilliers ; de Nicolas Charles, lieutenant de la prévôté de Passy ; de Jean Lebert, procureur fiscal de la terre et seigneurie du dit lieu ; de Charles Rozy, greflier et tabellion ; d'Etienne Le Comte, maître tuilier, et de Pierre Lebert, vigneron, tous manants et habitants du dit Passy, et représentant la plus grande et saine partie des habitants du dit lieu.

Récapitulons, et surtout tenons bien compte de la plus-value qu'avait le capital k cette époque. Nous voyons donc que Claude Chahu et Chrestienne de Heurtes, sa femme, avaient d'abord fait construire, en 4666, l'église de Passy de leurs propres deniers, l'avaient dotée de 466 livres, 43 sols, 4 deniers de rente annuelle et donné tous les ornements nécessaires au culte.

Les 4 et 5 mai 4672, Mme Chahu dote la cure de 8.000 livres et même de 8.600 livres, somme qu'elle versa aux Bamabites, le 46 décembre suivant, et leur fait don de la maison servant de presbytère. Le 29 janvier 4673, elle donne à la commune de Passy une maison nouvellement construite pour remplacer l'ancienne école de filles et garçons, plus une rente annuelle de sept vingt dix livres pour aider à la subsistance de la maltresse d'école des filles, et, le même jour, en exécution du testament de son man, elle laisse 4.200 livres de rentes à l'Œuvre et Fabrique de l'égÛse, pour la fondation de messes et services à perpétuité. Enfin, le 7 juin 4684, nouveau et dernier don de 5.000 livres pour aider les Barnabi tes de Passy à l'achat d'une maison entre cour et jardin, ayant entrée dans la rue Raynouard actuelle, le jardin s'étendant jusqu'à l'église. Ce fut cette maison, payée 42.000 livres, qui remplaça et i place encore aujourd'hui l'ancien presbytère, était devenu tout à fait insufRsant.

remqui

REVENDS DE l'ÉGLISE bE FASSY EN 4757

Reportons-nous maintenant i près d'un siècle

§lus tard, et voyons quels étaient alors les biens épendant de la cure royale de Passy. En voici le résumé, dressé le 27 juin 4757, par Dom Couterot, supérieur Bamabite de la communauté du lieu.

Li\res.

4^^ Payé annuellement par la maison mère des Bamabites de Paris, pour la portion congrue 300

2» Produit moyen du casuel de la cure. 700

HISTOIRE nu XVI* arrondissement

3* 500 lifres de rentes an principal de 20.000 Unes, sur l'Hôtel de ViUe de Paris, et poor laquelle somme la dite communauté est chargée de dire tous les jours une messe basse à perpétuité (1).

4" 504 livres payées annuellement par la fabrique de la paroisse, pour laquelle somme elle est tenue de faire 5 orocessions et 5 senrices, et de dire 6d saints, i6 grandes messes et 362 messes basses

5° i'id livres , rapport annuel des confréries établies à Passy, pour laquelle somme la paroisse est tenue de dire 23 grandes messes, 24 saluts et 2 services

6° Produit du loyer d*une maison occupée par M. le curé deSaint-Jean-en-Gréve, et pour laquelle il y a promesse de bail.

7® Produit du loyer d une maison occupée depuis 1752, par Mme Vve Caignard, bourgeoise de Paris

8*^ 120 livres, y compris 10 livres payées par la fabnqne, produit du loyer de l'ancien presbytère, occupé par le sieur Bauchet, vitrier

Total des revenus. 2.650

Sur laquelle somme sont à déduire les charges ci-après :

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