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Mlle Louise Contât, célèbre actrice de la Comédie-Française, demeura, vers 1791-1793, au n® 27 ancien, 47 actuel, presque vis-à-vis de la rue de TAnnonciatioa. C'est dans un pavillon situé au fond du jardin de cet immeuble que Halzac (i) a séjourné, de 1844 à 1847, après avoir vendu les Jardies et avant de s'installer à la Folie-Beaujon ; il y a composé Modeste Mignon, Honorine, Esiher^ Eve et David, le cousin PonSy Vautrin,
(}uatremère de Ouincy, littérateur et archéologue, a habité, de 1802 à 1813, le n"".!! ancien, 51 ou 53 actuel. Le^vaudevilliste Dumersan a occupé, de 18^0 à 1835, le 44 ancien, 62 actuel; le vaudevilliste Brazier demeura avec lui jusque 1825.
Benjamin Franklin, ministre plénipotentiaire des États-Unis, habita souvent, de 1777 à 1785, un pavillon de l'ancien hôtel de Valentinois (2), dont remplacement est actuellement occupé par la chapelle de rinstitution des Frères des écoles chrétiennes, n"" (>6 actuel de la rue Raynouard, à l'angle de la rue Singer ; c'est au n"" Hi de la rue Baynouard que Franklin fit la première expérience de paratonnerre. Une plaque commémorative (3) a été placée, le dimanche 8 mars 189B, par la Société historique d'Auteuil et de Passy, sur le mur de la chapelle des Frères, pour rappeler à la fois le séjour de Franklin A Passy et la pose du premier paratonnerre.
C>st au n*" (>8 de la rue Baynouard que se trouve la grande entrée du fïensionnai des tWres des écoles chrétiennes à Passy. Leur pensionnat principal «^ Paris avait été ouvert d*abord en 1837, au n* 165 de la rue du Faubourg-Saint-Martin, dans des locaux où le petit noviciat avait été établi eo lH:Ci. La communauté acheta en juin 18:tô71i M. Briant, les deux pavillons et une partie des jardins d'un ancien hôtel de Passy, qui avait successivement ap)){)rtenu au duc d'Aumont. au marquis de Ségur, au comte de Valentinois, dont il avait conservé le nom, au prince de Condé et enfin à M. Briant. Les travaux d\ippn>priation furent aussitôt entrepris, et c est le 8 avril 1839 que le (pensionnat tut détinitivement transféré de Paris à Passy; il prospéra rapidement dans ce kx^al vaste et salubre. où les constructions furent successivement augmentées : le nombre des élèves, qui n était que de 28 en 1839, sVIevait «\ tUK> en is:;:;. 7(M> en 18(>l et sr>(» eu 181K). Il comprend non seulement renseignement primaire supérieur, mais encore renseignement secondaire K|MHMal et moderne, ainsi que dos classes commerciales. Beaucoup d'élèves de cet établissement ont été reçus au baccalauréat de renseignement secondairi' sptvial. au baccalauréat de l'enseignement secondaire moderne et à rKcole centrale des arts et manufactures.
I Noir cwi toiuo Ul «iu /»::.*>.';>i. |v))^^> iTtî ;i lôS, l'arlicle «le M. Hmri de Forges df M^'ot.icncio. inUlulo : -n IIoiut^^ do lVil/.-«r: not<^s biocmphîques: son séjour à Passy •; aux cinnoxos |vl^t> , ta not«« iiitituUv : . l'no \i<ito à b ma is<« de Balzac» rue Raynouard, 47* ^ l^a'^s) ; ot la «oto *to M. !.. Mar sur * los dtM«eurt*s do Rilzac •, p. 36o.
* \oir au '•^ivond \oUuuo du /?;;;.>,*:•:. |k»j:os «jT» à i«C5, le compte rendu, par M. Emile Tolu^ do la ootvuiouio do la poso ol do ruuuuuration do Li plaque commémorative de rixinkhu
,î l*a|M>^^ uno uolo do M do Hian»o>. ^rank]lP. aurait habité non le grand hôtel de Xalontino)^. où iv^idail ^^on iM>»|»notairx\ M { o Ka> do Ctuiumont^el qui est actuellement \»»*tu|V jsn la inaiMM) do^ li-V^iv^, m:us lo \^\\\ hôlol do VMentîniH$,qui est habité parles '^'^ouiv ,|o la i haïUo, »har»;oo^ do-, a'uxn^^ do -a i\ïr\M<M\ ot qui dépend de la cure de |\ix>\. M do Kian*o> a ou pondan! do;;\ a:^^ î^îi»i^i7 i:n ap|viriemenl dans cette mai- ^\M», »|ui tai^ul av;i»vt\M^ j^utio .îo *. arv'.o:*. or.oli^'i do N alontinois. Comme on le Terra plus Kmu l Mtol do \alonlu)oi«» a\ais >«'n oulrw au :; w do ia rue de TAnnonciation.
que sur celui de Roussel (4731), et reliant le carrefour de la Montagne (carrefour de Passy) à la barrière Sainte-Marie, nommée plus tard barrière Franklin (place du Trocadéro).
Benjamin Franklin (1706 1790) était imprimeur à Philadelphie en 1729 et publia le Bonhomme Richard en 1732; député de la Pensylvanîe au Congrès, il s*y déclara en faveur de Tindépendance des États-Unis; chargé de solliciter Tappui de la France, il obtint de Louis XVI un traité d'alliance en 1778 et fut en 1783 un des signataires du traité de pDix de Paris, consacrant rindépendance de sa patrie. 11 mourut président del'Ktat de Pensylvaoie;on prit le deuil pendant un mois aux Ktats-l'nis d'Amérique et pendant trois jours en France (l).
En 1790, la largeur de la rue Franklin a été fixée à 11™, 70 ; la commune y a établi des trottoirs en IRii. C.ette rue fut classée comme annexe de la roule départementale n" i, de Paris à Saint-Cloud ; à son origine, le sol a été abaissé en 1819, lorsqu'on a opéré le raccordement du débouché de la nouvelle direction de cette route avec les diverses voies aboutissant au carrefour de la Montagne (carrefour de Passy) ; elle a été remise en état de viabilité, aux frais du département de la Seine, en 1853. La Ville de Paris y a installé des becs à incandescence en 1900 {±),
Le général Faron habitait le n« 25 de la rue Franklin et y est mort le il novembre 1881, à Tàge de soixante et un ans. La mairie de Passy a été pendant plus de trente ans au n** 3 de la rue Franklin ; une délibération du conseil municipal du i5 avril 1828 autorise, moyennant un loyer annuel de 8(N) francs, la location de trois pièces de plus dans cette maison, dont M. Auge de Fleury, maire de Passy, était propriétaire et où étaient installés les services de la mairie. Le peintre Debucourt a demeuré rue Franklin.
Joseph-François Michaud, auteur de VIfisloire des Croisades^ membre de lÂcadémie française en 1813 et de celle des inscriptions et belles-lettres en 1837, né en 17(>7, fut un des fondateurs de la Biographie universelle ^i du journal la (Juolidienne. Sa santé étant devenue précaire, il vint se fixer, en i83i, avec son jeune ami et collaborateur Poujoulat, à Passy; il y habitait une modeste maison avec jardin au n*" 18 actuel de la rue Franklin ; il y mourut en 18:i9. De nombreux amis, parmi lesquels Chateaubriand, assistèrent à ses obstH]ues; la (Juolidienne ouvrit une souscription pour lui élever le monument qui se trouve au cimeiuTe de Passy.
H. de Hiancey. député et publiciste, a habité, vers 1857-1858, le n*^ iO de cette rue.
Sous le second Kmpire. on avait projeté de remplacer la rue Franklin par une large avenue, débi>uchant sur la place du Trocadéro; mais ce projet na pas été réalisé.
La rue Vineuse, qui forme un coude à la hauteur du n* ±5, a été pensée, avei* une largeur de 9"»,(îo, vers la fin du xvui« siècle; elle tire son nom d anciennes vignes qui appartenaient au couvent des Minimes ou
1 Voir larlirle do M. Kilinoiul Wahl inlilulô: v IVviumarohais chez Franklin i Passv», 3 tlec«'iiil»rv 1777 p. S7 du IV' \oluiuc du lUilUlin .
» Ltio^iui-^ilii»!! \K\r o\pn^|>nalioii do l'iuimouldo sis rue Franklin, n* x, à Fanele de rrXW nio ;iv«n* !o l>oulo\;u>l IVIos'ioH, >on» ntVoss.-ùn» pour rexéculion de la partie du iiifMntpMliU^.ii ooiiipri^o oiilrt* l,i plaoo du TriH^dôn» ol hi gare de Lyon.