RUE BEETHOVEN
Beethoven; elle a été achetée par la Ville de Paris, au prix de 1.400.000 francs (contrat du 8 septembre 1862).
La maison portant le n° 9#i qui date de la Heuaissance, conserve encore quelques restes de la censive, habitation du censier (1), où les habitants venaient payer les impôts dus au seigneur de Passy.
En 1827, la montée rapide de la rue Beethoven causa probablement la mort du fils du compositeur Piccinni, rival de Gluck : musicien comme son père, il venait donner des leçons de son art, deux fois par semaine, à Passy; un jour, au moment d'atteindre péniblement le sommet de la montagne, il fut frappé d'une apoplexie foudroyante. Comme son père, il fut enterré à Passy, non pas auprès de lui, à la rue Lekain, où on n'inhumait plus, mais dans le nouveau cimetière de la rue des Réservoirs.
La rue Beethoven a reçu sa dénomination actuelle, par décret du 24 août 1864, en l'honneur du célèbre compositeur allemand Louis von Beethoven (1770-1827), qui étonnait, dès l'âge de douze ans, ses auditeurs, par la merveilleuse perfection avec laquelle il exécutait les préludes et les fugues de Sébastien Bach. A Vienne, il se présenta, en 1790, à Mozart, qui, prenant la plume, écrivit un sujet de fugue, hérissé de difficultés. Beethoven développa ce thème avec tant d'originalité et d'invention que Mozart, émerveillé, s'écria: « Ce jeune homme sera bientôt le plus grand génie musical de l'filurope. » Son opéra deFidelio, son oratorio du Chrisi au jardin des Oliviers et surtout ses sonates et ses symphonies, notamment la Symphonie pastorale et la Sijmphonie héroïque, ont réalisé la prophétie de Mozart. Beethoven fut de bonne heure affligé d'une surdité qui le rendit morose. Des monuments lui ont été élevés à Bonn, sa ville natale, et à Vienne, sa patrie adoptive.
La rue Baijnouard est fort ancienne : elle figure comme entièrement bAtie sur le plan de Roussel en 1731; elle a porté successivement divers noms, (^omme elle était autrefois la rue la plus importante de Passy, elle s'est appelée originairement rue Haute, et Grande-Rue ; quand elle fut détrônée, comme importance, parla rue de Passy, dénommée Grand-Rue (parce qu'elle était dès lors le centre du commerce dans ce quartier), la rue Raynouard fut nommée « ancienne Grande-Rue », ou « vieille rue de Passy », ou « rue Vieille »; elle est désignée sous le nom de » rue Haute » dans des actes de 1691 et de 1711. Le terrier de 1720 l'appelle « rue qui conduit du monastère des Pères Minimes à la maison de la seigneurie de Passy » ; on l'appelait aussi « rue qui conduit à la seigneuriale », parce qu'en elTet, en la suivant jusqu'auprès de son intersection avec la rue des Vignes, on se trouvait devant une des grilles du parc du château seigneurial de Passy, dont le bâtiment principal était à mi-côte de la rue actuelle de Boulainvilliers. On lui donna ensuite le nom de « rue des Francs-Bourgeois », dû peut-être à ce que la grande vogue des eaux minérales, dont rétablissement se trouvait entre cette rue et la Seine, avait décidé beaucoup de personnes aisées à venir s'y fixer. Vers 1770, elle prit le nom de rue « Basse », qu'elle conserva très longtemps et qui était en contradiction avec celui de « rue Haute », qu'elle portait autrefois. En vue d'expliquer cette contradiction, je ferai observer que la rue Raynouard est à une grande hauteur au-dessus de la Seine (2), mais qu'elle est basse si
il) Voirauxannexcs p. 341 ;1 article de M. lA^opoId Mar, intitulé» Un coin du vieux Passy»». la. Pour certaineB maisons, rentrée nur la rueHaynouanI est à la hauteur du troisit'^me étafi^e, de Vautre cùlé.
IIISTOIHK DU XVr AIIRONDISSEMBNT
hUoruoiuoul (lo ill\ ans dans la forteresse de Pîgnerol, où il se rencoolra »\iv lMUM|ut»t, l'aiiriiMi surintendant des finances, était rentré en grâce «lupnV do l.oMis MV^parre qu'il avait réussi, non sans périK à ramener d AuKloloriv» tMi \i\HH, la reine et le jeune prince de Galles, que Jacques II lui a>«il rouIltVs. Doux ans api*ùs la mort de la grande Mademoiselle, c*esl-àdiriM^u HîOX, t^poquo ;\ laquelle il avait soixante-trois ans, il épousa la fille «\ulolto du uiui^Vhal de Loi-ges, sœur de la duchesse de Saînt-Sîmon, qui axait alors un peu moins «le quinze ans. Peu de temps après. îl acheta ou se til eon>ttnniv, dans les jartlins des prt>priétês portant lesn** 11 et 13, un hôtel dont il ne ivste aujourtHuii que les soubassements dans la propriété helesxort : il eonserxa cet hôtel jusiiuà sa mort, survenue en 1723, et fui luhuuie dans le rouveuldes Pelits-Augustins, aujourd'hui TÉcolc des Beaux- Vttx Tel h^\tel de Passy tit l'objet d'un acte de donation réciproque de M. et %le M' de l aurun. qui porte la date du 6 novembre 1711. C'est dans cet hv^lel que > VlaMiivnt. en juillet ITlîK le duo de Saint-Simon 1 ella duchesse. v*ui otail dame d i^onueur de la duchesse de Bern*. pour se rapprocher du x^,^îi\t;i de la Muoîîe. où rt^sidait alors le Règenl. qui se tenait auprès de sa
lo \tîv.u Ueuîamin iVlessvr: Iviiiquier philanthrope fondateur de la ^\tivxv H$ eivAi^îîo. o: >es dt'-,:\ :r^ rx^s, Kr^ncxùs l»ele5i?ert. banquier également, 0^ v;.i:->o ' ÎVU»or^ :ua::y vÙ- Pas>>. de IS:V à lS3k puis pr^ de police du to x'/v,v-î>iv tS.V ,i;: ii t-.xriT'r tSkv eur*:::, depuis l*l.K de* kôtrisde plai-
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