‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 16 sur 128 · BUE DECAMPS · texte numérisé non relu

BUE DECAMPS

beau bas relief, qui a été exécuté entre les deux fenêtres du premier étage, par Mme Claude Vignon ; c'est une imitation du bas-relief qui orne Tattique de la fontaine Saint-Michel.

Le comte Xavier de Montépin, né en IHii, fut d'abord journaliste ; il fonda en 1848 le Canard^ qui fut supprimé, puis le Lampion, où Villemessant, le futur directeur du Figaro, écrivait des nouvelles à la main. Les Filles déplaire commencèrent sa célébrité en 1855; il a tiré de son romsin la Parleuse de pain, un mélodrame qui eut un succès colossal. Jamais homme n'a écrit autant de volumes : il en a publié plus de cinq cents; ses romans-feuilletons eurent un grand succès. Un incendie détruisit en 1881 son hôtel et ses précieuses collections; il avait fait reconstruire, rue Adolphe- Yvon n° 12, son hôtel et y mourut en 1902.

La villa Guiberl, récemment établie, a son entrée au n*' 83 de la rue de la Tour. (Pour M. Guibert, voir p. 124.)

La rue Euyène-Delacroix et la partie de la rue Decamps comprise entre l'avenue Henri-Martin et le rond-point de Longchamp occupent remplacement d'un chemin qui figure sur les plans de 1731, sous le nom de chemin de Versailles. Ce chemin, qui traversait la plaine de Passy, prit le nom de chemin ou rue de la Croix, parce qu'une croix avait été plantée à l'angle de la rue de Longchamp. Le 14 mars 1825, le conseil municipal de Passy, délibérant, en exécution de la loi sur les chemins vicinaux, sur la reconnaissance et la fixa tion de la largeur des rues destinées à remplacer d anciens chemins, demanda que la rue de la Croix fût classée comme chemin vicinal. Le tableau joint à cette délibération porte qu'une largeur légale de 10 mètres est proposée pour la rue projetée; qu'elle ira de la rue de Longchamp à la rue du Moulin-dela-Tour (rue de la Tour;, qu'elle remplacera le chemin de la Ooix, ayant 7 mètres de largeur, et que ce chemin tire sou nom d'une croix qui existait autrefois à sa jonction avec la rue du Moulin-de-la Tour et qui a été détruite pendant la Révolution. La rue de la Croix fut, en effet, classée comme chemin vicinal par Tarrôlé préfectoral du 0 juillet 1825.

L'élargissement de la rue de la Croix à 10 mètres ne fut réalisé qu'en 1848 ; on exécuta à la même époque une rectification de cette rue, pour la faire aboutir au point d'intersection de la rue de la Pompe et de la rue de la Tour (section comprise actuellement entre cette rue et l'avenue Henri Martin). C'est en 1853 et 1854 qu'on régularisa l'échange entre la commune de Passy et la Société Malézieux, pour la substitution de la rue de la Croix et de plusieurs autres rues à d'anciens chemins.

Le décret du 2i août 18()4 a donné le nom de rue Decamps à cette rue de la Croix, en mémoire du peintre Alexandre (iabriel Decamps (1803 1868), dont la veuve habita longtemps cette rue et mourut, en 1888, dans la maison n" 2 de la rue Largillière. Decamps a emprunté les sujets de plusieurs de ses tableaux aux mœurs orientales (Paysages d'Analolie, Anes d' Orient, Café turc. Grand Bazar, Halle de cavaliers arabes) ; il a peint aussi des tableaux d'histoire [Moïse sauvé des eaux, Défaile des Cimbres) et des scènes où figurent des animaux de toutes sortes : Singes experts (satire du jury de l'Académie de peinture), le Singe au miroir, Singes boulangers, etc. Il a obtenu une première médaille en 1834. 11 est mort à Fontainebleau dune chute de cheval.

Hressant, excellent acteur du ThéAlre-Francais, habitait la rue Decamjïs, au n** 11 ancien, vers 1857-18(30.

rue des Bornes (rue Corlambert) jusque vers la rue de la Pompe. Ce prolongement a été remis à la commune de Passy le 6 mars 1853; d*ailleurs, l'extrémité de ce prolongement s'est trouvée supprimée par suite du percement de l'avenue Henri-Martin et a été incorporée dans le sol de cette avenue ou dans le périmètre de plusieurs propriétés riveraines.

La largeur de la rue des Moulins a été fixée à 8 mètres par arrêté du l() février 185G. Le décret du 24 août 1864 a donné à cette rue le nom de rue Schelïer, en l'honneur du peintre Ary Scheiïer (1795-1853), qui a commencé à exposer au salon de 1812 et a composé en 1819 le Dévouement des six bourgeois de Calais (salle des Conférences de la Chambre des députés). On lui doit beaucoup de belles toiles empruntées aux sujets religieux ou aux créations des grands poètes; il a fait les portraits de La Fayette, Talleyrand, Lamartine, Héranger et de la reine Amélie; il a été professeur des enfants de Louis-Philippe, particulièrement de la princesse Marie, qui lui a légué ses œuvres d'art

Le chansonnier Déranger habita pendant quelque temps le n** 4 de la rue SchetTer, à Tangle de la rue Vineuse ; il quitta cette maison en 1850. La maison u^Cii, ù l'angle de l'avenue Henri-Martin, a été occupée par le général Horgnis Desbordes, quia commandé en chef auTonkin.

M. Prévost de Longpérier, conservateur des médailles au musée du Louvre, membre de l'Institut, est mort à lAge de G5 ans, le 15 janvier 188i en son hùtel de la rue SchelTer, n" 47.

Au n"* M de la rue SchelTer se tmuve la rilla Scheffer^ qui a été fondée par MM. Uorimieux et Collongetles et ouverte le 14 mai 1888 Elle ne peut être habitée que bourgeoisement, à lexclusion de tout commerce, atelier, magasin, fabrique, industrie, dépôt de marchandises ou hùtel meublé. Les ateliers d'artistes ne sont pas compris dans l'exclusion qui précède, non plus que les êi*uries et remises pour l'usage personnel des propriétaires et locataires d immeubles faisant partie de la villa. Aucune enseigne ou annonce coromer cîaleou industrielle ne ^nnit être mise sur aucune des constructions.

Il est question de prolonger la rue Srhetîer jusqu'à la rue Franklin.

La nur i.*H::s-lhirid va de la rue Schetîer à la rue de la Tour; elle a été ^H^r^'tv aulrefoi> sur les - champtiers des hautes et des basses Tournelles »», uiusi nomme pan^e qu1l avait ete établi au lieu dit Clinton des Tournelles, meiitunuie dans le IkùI d'une maison de Passy l) passé le 12 avril 1570 minutes d Vnoelot Fanin». KUe so nommait jusqu'après rannexion <« rue des IVurneUe^ . Le {\ mars lS:i:K le conseil municipal de Passy demanda que la laritv.ir Iciiale de celle rue i iùi portét* de a à 10 mètres. Elle a d'abord f té nvHuuuv rue David , en Ihonneur du peintre Louis David (1748-1825), suruvMume le i\»rueille de la peinturtv Sou parrain était Sedaine, secrétaire de l V.uîcmie d archittvtuiv. Uu\id alla à Home comme grand prix et eut î-muuuî au l.ouxrt* de ITSl à ISiCi. IVpute de Paris à la Convention, il avait \o:t \i ii:v>r: du îvi l ouïs W l, tut exile eu isr> et mourut à Bruxelles. Il fit :v.*,r::Y *e ^\ .V, vit's U\uites antiques et des sujets classiques et eut pour t'i^Xx*^ vi-rtri »»».:\\loî et C»ivs. Il a point ,Vs H -^ires 1786), le Serment du

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