CIMETIÈRE DE PASSY 7I
Jeu de Paume (1792), la Mort de Sacrale (1787), Bruliis, fEnlèvemenl des Sabines^ le Couronnemenl de Vempereur Napoléon /''', la Dislribulion des aigles^ Léonidas aux Thermopyles^ un portrait de Mme Récamier, etc.
Un arrêté du 3 mars 1881 a remplacé le nom de <( rue David » par celui de « rue Louis-David », en vue d'éviter des confusions avec la rue Félicien- David, qui se trouve à Auteuil.
Henry de Riancey, avocat, membre de l'Assemblée législative de 1849 et publiciste, qui resta toujours fidèle à sa foi religieuse et à sa foi monarchique (1), eut son hôtel au n** 6 de la rue Louis David et y mourut le 9 mars 1870. Il avait demeuré précédemment rue de Passy (à la hauteur de la rue Guichard), rue des Artistes (aujourd'hui rue (^lavarni) et rue Franklin. La rue Pélrarque, où était autrefois le moulin Leclère, forme un double retour d'équerre et se compose de deux parties : la première, qui est ancienne, constituait l'impasse des Moulins, aboutissant à la rue des Moulins (rue Schefler) ; Tautre partie, communiquant avec la rue des Réservoirs, n'a été classée qu'en 1863. La dénomination actuelle a été donnée par décret du 24 août 1864, en Thonneur du poète italien Pétrarque (1304-1374), qui passa une partie de sa vie à la cour des papes d'Avignon ; ses odes et sonnets, inspirés en grande partie par sa passion pour Laure de Noves, sont remarquables par leur délicatesse de sentiments ; il donna de la pureté, de Télé-, gance et de la fixité à la langue italienne.
La rue des Réservoirs tire son nom des petits réservoirs de Passy auxquels elle donne accès et qui alimentent (2) en eau de Seine, pour le service public, une partie du XVI'- arrondissement. Elle se continuait autrefois, sous la même dénomination de rue des Réservoirs, jusqu'à la rue des Moulins (aujourd'hui rue ScheHer) ; cette section porte actuellement le nom de rue Pétrarque. C'est au n" 2 de la rue des Réservoirs que se trouve l'entrée du cimelière de Passy, séparé de la place du Trocadéro et de l'avenue Henri- Martin par des murs de soutènement.
En 1826, en travaillant aux fondations de la maison de Passy qui est située à l'angle des rues Raynouard et Berton, on mit à jour quelques cercueils en pierre et plâtre contenant des ossements desséchés, ce qui semble établir qu'il y a eu là autrefois un lieu d'inhumation pour Passy. L'usage des cercueils en pierre et plâtre n'ayant guère dépassé le xiv'' siècle, il est permis de supposer que cette partie du territoire était déjà habitée avant cette époque. Vers le xvi" siècle, le cimetière de Passy fut établi sur un emplacement situé à l'angle de la rue de l'Annonciation et de la rue Lekain, côté^ des numéros impairs ; ce qui reste de cet ancien cimetière paroissial, où fut enterré le compositeur ÎVicolo Piccinni, ainsi que plusieurs membres de la famille Delessert, se trouve aux n''^ 3 et ."> de la rue Lekain, entre cette rue et la rue de l'Annonciation. Quand ce cimetière fut désaffecté, au commence • ment du xix* siècle, les terrains qu'il occupait furent vendus et ensuite recouverts de constructions ou traversés par des rues ; toutefois un terrain de 50 mètres carrés, où se trouvait la tombe d'Etienne Delessert, banquier et phi-
(i) Voir aux annexes (p. Sgo) l'article de M. Léopold M.ir, intitulé : « Kx libris et fers h dorer des bibliophiles de noire région ».
(2) Mon article intitulé : « Le Service des eaux dans le XVI* arrondissement » est reproduit aux annexes (p. 395). La désaffectation des petits réservoirs de Passy a été prononcée par arrêté préfectoral du 16 mai 1900.