‹ Histoire du XVIe arrondissement de ParisChapitre 22 sur 128 · RUE DE BOUL.\INV]LLIERS · texte numérisé non relu

RUE DE BOUL.\INV]LLIERS

surtout pour son Siahai; il mourut à Pouzzol d'une phtisie pulmonaire.

Le ministre Casimir Périer, propriétaire du parc de la Faisanderie, lit rectifier le tracé de la rue du Petit Parc (aujourd'hui rue Perj^olèse) entre Tavenue de la Porte Maillot (Grande-Armée) et l'avenue Dauphine (Bugeaud). C'est sans doute pour ce motif que cette section porta, pendant un certain nombre d*années, le nom de « rue Périer » ; mais le nom de rue du Petit- Parc finit par prévaloir jusqu'au décret précité de 1865. Après avoir été officier du génie, banquier et président de la Chambre des députés, Casimir Périer (1777 1832) a été un chef de cabinet très énergique; c'est sous son ministère que les Français prirent Anvers et Aucune.

Jacquemart, graveur à l'eau-forte, a demeuré rue Pergolèse, au n" 50, en 1866, et au n*» 1, en 1867 1872(1).

La rue du Petit-Parc était en si mauvais état en 1848 que la circulation y était interceptée ; elle fut réparée à cette époque, ainsi qu'en 1856. En 1881, la partie de la rue Spontini située entre l'avenue Ilenri-Martiu et la rue de la Tour a reçu le nom de « rue Mignard ». Le pavage en pierre de la rue Pergolèse a été converti en pavage en bois en 1899 entre l'avenue du Bois-de- Boulogne et la rue Weber ; en 1900, entre l'avenue Malakoff et l'avenue de la Grande-Armée.

La rue Dosne est une voie privée qui date de 1827 et doit son nom à la famille Dosne, propriétaire de celte rue, qui forme équerre et a une largeur de 10 mètres. M. Dosne a été agent de change, puis receveur général des finances du Nord; il était le beau-père de M. Thiers et est mort en 1819.

Lar«e Picoi prolonge la rue Dosne et va de l'avenue Bugeaud à l'avenue du Bois-de- Boulogne ; elle fut ouverte vers 1827, avec une largeur de 10 mètres, sur des terrains appartenant à M. Picot, avoué à Paris (1768-1859), un des actionnaires de la Société des terrains de la plaine de Passy. Celle rue débouchait autrefois dans la « rue Andréine », qui a été supprimée pour livrer passage à l'avenue du Bois-de-BouIogne.

Une ordonnance royale du 27 septembre 1825 a autorisé l'établissement du ponl de Grenelle (2), qui est divisé en deux parties par l'île des Cygnes (3), séparant la gare de Grenelle du bras droit de la Seine ; cette île appartient au \\^ arrondissement. Autrefois, ce bras droit de la Seine, suivi aujourd'hui par la navigation et servant de port à Passy, était si peu profond qu'il était traversé à gué par les animaux qu'on menait paître dans l'ancienne île. Les travées métalliques qui ont remplacé, en 1875, l'ancien pont en charpente, ont été exécutées dans les ateliers de la maison (^ail. Le passage spécial conduisant aux pontons des bateaux à vapeur (station du pont de Grenelle) a été élargi en 1898 (i).

La rue de Boulainvillierfi tire son nom du marquis de Boulainvilliers. prévôt de Paris sous Louis XV et Louis \VI et dernier seigneur de Passy. 11 était petit-fils du célèbre financier Samuel Bernard et mourut en prison, en

(i) Pendant la durée de l'Exposilion Universelle de i88<j, on a <lonné rue Pergol6se des représentations à la Plaza de Toros, salle construite par M. rarchitecte Pierre Bolrel.

{'2) Mon article intitulé : « La Seine entre le pont d'iéna et le viaduc du Point-du-Jour » est reproduit aux annexes (p. 365).

^3) Voir aux annexes (p. 4»^)» l'article de M. Léopold Mar, intitulé : «« Comment de Paris on venait jadis à Passy »».

'4; La voie qui mène au ponl est aujourd'hui une rue bordée de hautes maisons, et dénommée chaussée du pont de Grenelle; un escalier descend au bas quai et aux pontons.

\VX\, poiulanl la Terreur. Après sa mort, M. Cabal-Castel, ancien notaire de Paris, devint propriétaire de Tancien château seigneurial de Passy et le vendit, en IH^O, à des spéculateurs, qui établirent, dans le potager et le parc, un nouveau quartier.

La partie de la rue de Boulainvilliers qui se trouve entre le quai de Passy (près du pont de Grenelle) et le carrefour où aboutissent les rues de Boulainvilliers, La Fontaine et Raynouard, existait au xviii® siècle et était dénommée, avant Tannexion, « avenue de BoiilainviUiers » ; cette partie forme limite entre le quartier de la Muette (Passy) et celui d'Auteuil. La plus grande partie du restant de cette rue (c'est-à-dire la section comprise entre le carrefour précité et la partie supérieure, qui est voisine de la rue de Passy) a été percée, vers 18i8, sur les dépendances de l'ancien château seigneurial de l^assy (clîAteau de Boulainvilliers). Le surplus, c'est-à-dire la partie supérieure de la rue de Boulainvilliers, jusqu'à la rue de Passy, a été ouvert par voie d'expropriation, sur des terrains appartenant à M. Singer, pour l'exéeution du chemin vicinal de grande communication de Montrouge à Passy, reliant, par le pont de (irenelle, la rive gauche de la Seine (Montrouge, Vaugirard et drenelle) à la rive droite (Auteuil, Passy et Neuilly) ; ce^ chemin a ensuite été classé comme route départementale n° 10.

Le chemin de fer de Paris ù Auleuii, exploité par la Compagnie deTOuest, est très utile pour Passy et Auteuil, puisqu'il les met en communication avec la gare Saint-Lazare, c'est-à-dire avec le centre des affaires. L'importance de ce chemin de fer a été considérablement augmentée par l'exécution du doublement des voies entre la station de C'.ourcelles et celle de l'avenue Henri- Martin .permettant d'avoir des trains assez fréquents pour transporter, au besoin, plus de ir>.(MH) voyageurs en une heure», ainsi que par la construction de la ligue reliant la station de l'avenue Henri-Martin à celles du Champ de Mars et des Invalides ; cette nouvelle ligne n'a qu'une station intermédiaire, celle de la rue de Boulainvilliers.

Os travaux l , qui ont été exécutés sans entraver un seul jour la circulai iou do la ligne d'Auteuil et sans tuTasionner aucun accident, présentaient de graves diftioultés, car on ne disposait que d'un temps très court pour les achever avant louvertun» de TKxposition universelle de 1900. Il a fallu jHMver dans des bancs d'argile pour les souterrains de la ligne aboutissant au r.hamp de Mars» qui traverse le bras navigable de la Seine au moyen d'une Iravtv métallique de 85 mèti^es de portée: enfin, les trains sont si fréquents sur lu ligne d'Auteuil que les changements de voie ne pouvaient y être posés qu'entre une heurt^ et trois heures du matin. La ligne a été mise en exploitation, le l:î avril l\HHK entn* lechemindeferd'Auteuil avenue Henri-Martin! et la station du ilhamp de Mars. et. le 15 du même mois, entre le Champ de MaiN et les Invalides. La station de l^ulainvilliers a élé ouverte le 5 juin l\HH^ :> , '

i i ov tt\»\,Vsi\ onl oto ovvulô< sou- U dirwtu^n vl<f MM. fcps inarfaîeurs en chef àe> |sM\l< et olwui<-tvs Kit. NVivluior. msrx'niour en ohef Je la <raii;$4niclkMi de la Compagnie» \to- ^*heiïu:t< Uo for vto VOuo^t . Uvnuïot. ci^troinî .tu !iii rtiur àf rrtfr rnfurnîr, ri ïtib"'

' l v^ V hv'iniu ^^o «Vr xSv.*": Jirxvîoii«'î\: \.\ cnre i!e> la\alHle< à VersaîDes, ouveri .î,*V.\i ouîrx^ lo> ln\,« . v^ et -o \ .< K>i:ry, a ele U\n^. daiBS l«iwle soa HefndtÈt, ^ ' o\.>*o;U\i.ou. aprx^s n;;:o o- iii'îK u/.o- vlu j<r>.e:.iec; du laaael <M«$ le bors de Mw«lo*^

CITÉ DE HOULAINVILUERS 103

(Vest à ranfi:le de la rue de nouiainvilliers et de la rue de La Fontaine que e trouvait la maison d'arrêt de la garde nationale, au n* 15 de la rue de Joulainvilliers. L'Institution Saint-André, pour jeunes demoiselles, s'y est nstallée en 1871 et n'y est restée que pendant quinze mois. L'emplacement e l'ancienne maison d'arrêt de la garde nationale fait actuellement partie du lagasin d'éclairage de la ville de Paris.

On peut citer, parmi les hùtes du château de Boulainvilliers : •M. et Mme Claude Cliahu, fondateurs de la paroisse de Passy;

Bernard de Rieux, second lilsdu banquier Samuel Bernard et président de i seconde chambre des enquêtes au Parlement de Paris, (fui eut le chûteau eigneurial depuis 17;{9 et mourut le 13 décembre 17i5 ;

Bernard de Boulainvilliers, fils du précédent, prévùt de Paris, qui eut le hâteau de son père depuis la fin de 1745 et le céda à vie d'abord à M. de la 'ouplinière et plus tard au duc de Penthièvre;

Le Riche de la Pouplinière, fermier général, (jui eut la jouissance du châîau depuis 1747 jusqu'à sa mort, survenue en \lVd ;

Le compositeur Rameau, qui demeura pendant quelques années chez M. de i Pouplinière, vers 1748-1753 ;

Marmontel, qui demeura chez M. de la Pouplinière, de mai 1719 à évrier 1753;

Le compositeur Gossec, qui demeura de[)uis 1751 chez M. de la Poupliière, comme directeur de son orchestre ;

Mme de Genlis et sa mère, qui demeurèrent en 1759, pendant six mois, chez L de la Pouplinière ;

La comtesse de Lamothe, aventurière compromise dans \ affaire du (Jollier, ée en I73G, et recueillie enfant, vers 1703, parla marquise de Boulainvilliers, n son château de Passy, où elle fut élevée ;

Le duc de Penthièvre, à qui M. de Boulainvilliers avait cédé à vie son bateau ; il fut Tunique descendant du comte de Toulouse, l'un des fils légi mes de Louis XIV et de Mme de Montespan ; son fils épousa la princesse de amballe ; la fille du duc de Penthièvre était la mère du roi Louis-Philippe, but en cédant à vie le château de Passy, le marquis de Boulainvilliers gardait our lui les droits seigneuriaux;

Enfin, Jean-Pierre-Claris de Florian, qui s'est illustré comme fabuliste. 11 tait entré comme page, en 1758, chez le duc de Penthièvre, fut lieutenantolonel de dragons dans le régiment de Royal-Penthièvre et membre de Académie française ; il suivait partout le duc comme secrétaire de ses comaandements, fut arrêté en 1793 et mourut dans une petite maison de Sceaux e 13 septembre 179i. Son tombeau est visité chaque année parla Société Attéraire des Bnsati, qui vient rendre un poétique hommage à sa mémoire. Pendant son séjour à Passy, Florian a habité fréquemment la maison des Gardes, comme cela a été dit ci-dessus, à propos de la rue Raynouard.

Lepeintre, acteur des Variétés, se retira à la rue de Boulainvilliers de 1833 ou 183i à 18ii ou 18i5.

Le hameau ou cité de Boulainvilliers a entrée sur la rue de Boulainvilliers et sur la rue du Ranelagh. Cette cité fut créée par la Société Roêhn et C'", sers 1838, sur une partie des dé[)endances de l'ancien château de Boulainn/licrs; elle se compose de maisons d'agrément entourées de jardins ombragés. Le chanteur ChoUet l'a habitée vers 1850-1855 ; Boullé, acteur du Gym-

lo^ HISTOIRE r>r xvi* arrondissement

iiîJHe, H« relira, en 1851, au n*» 9 et y était encore en 1858. Edmond Got ^18i2- VM}\ ), qui y occupait, depuis 1872, le n" 1 i, se plaisait à y recevoir ses anciens MH(*M et ses amis. Il y est mort le iO mars 1901. Il était entré en 1844 à la Oomédic Française, où il resta pendant plus de cinquante ans; il avait été ndmiH au socii'ïtariat dès 18.*>() et devint, en 1873, après le départ de Régnier, Ut doyen de la maison de Molière, où il avait acquis une grande autorité. Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1881, comme professeur au ( lonservatoire, el avec cette particularité qu'il était le premier comédien déooré dans l'exercice de son art : jusqu'alors, un sociétaire du Théâtre-Français, bien (|u*il ICïU en outre, professeur au Conservatoire, n'avait été décoré qu'en prenant Hii retraite. C'est Kdnumd (iot qui eut l'initiative de la comédie moderne, telle ((u'elle est jouée aujourd'hui, c'est-à-dire en s'attachant à l'interpréter avec naturel et simplicité; il s'adonnait entièrement au personnage qu'il avait i\ représ(»nter.

La partie de la rue du Jianeiufjh (1) comprise entre le quai de Passy el la rue de Houlainvilliers a été percée vers 18:24, avec une largeur de 11", 70. Elle fut ainsi nommée parce (|u*elle devait conduire au Ranelagh ; quelques annét»s après I8^i, elle fut continuée, avec la même largeur, jusqu'au chemin di» la nri(|uetlerie (aujourd'hui supprimé), sur des terrains appartenant à la Société Hoëhn et C*. Par délibération du 24 mai 1831, le conseil municipal de Passy approuva le tracé |)résenlé par cette Société pour la rue du Ranelagh, devant élablir une communication directe entre le pont de Grenelle et le hois (le Houlogne; cependant, ce ne fut qu'en 1854 que la rue du Ranelagh. absorbant la sente de la ('henille, fut prolongée jusqu'à la rue de la Glacière (rue havioud), au delà de laquelle la sente du Galvaire se trouvait maintenue. I/ouverture du surplus de la rue du Ranelagh a été autorisée par les décrets d'utilité publi(|ue du iî> mai I8t)7 pour le prolongement entre la rue Davioud el lu rue Mozart (section remplaçant la sente du Calvaire), et du 14 juillet 1877 pour la partie comprise entre la rue Mozart et le boulevard Beauséjour i2).

Marguerite J()séphine Georges Weimer, actrice qui s'est rendue célèbre sous le nom de Mademoiselle Georges, est morte à soixante-dix-huil ans, le li janvier IS(17, dans la maison (|uelle habitait, rue du Ranelagh, 31.

Henri Martin, auteur de VHisloire (/f France, a habité, de 1805 à 1878, Tancien n* 1\ de la rue du Ranelagh.

0\\ nMuarque, au n^* liU de la rue du Ranelagh, à l'entrée de l'avenue des r.halets, un hiMel Renaissance, construit par M. Sauvan : au n* U)î), un autre lu^lel, edilie eu ISSl par M. A. de i'.hièvn*s, surmonté ultérieurement perdes aleliei^i; au n^îM, un luMel ogival en pierrt*s et briques, avec tourelle octogonale en s;ulHe et 4rargouilles originales: il est précédé d'une porte d'entrée ;\ IHMutuivs ornementées, placée au milieu d'un mur à créneaux.

la jKUiie de la rue (tti///ev comprise entr^ l'avenue des Champs-Élysée^ et laxenuo Maiveau, dépend du VIII' arn>ndissement; le surplus de cette ru^ c On! .^ diiv la plus i^rando |Kirliedes,ï longueur. appartient au XVP arrondisse? nu ut l a Mvtion comprise enlrt^ la rue de Juigné \^plaee des États-Unis) el la ru ^ \ omet ^\ tu arivudissemeul rxnuphuv un chemin tortueux, qui était marqua

i \>v;r c^.»p»>^^ |v x>»V a»«v îUîxUvr..|ue Jo U me ae r.V>s%)aiptkMi, des ïnàicMionr^ vu» *:o îxvoo \l»>îu^ïv a^Miï lovontï>vv >.o}r\Ht\o»: .tu > lie b rue de rAssomptîon e^

{ ^\y^\^ y ^-\i\\\\K\\\A\- sU^ iiM\y^t\< .W \a txx<^ yUi RjineLu^h a\Tiil ^1 élèves en 1901.

RUE DES SABLONS lo5

sur le plan de 1731 comme chemin de Versailles, et sur le plan de Verniquet (1791) sans dénomination ; il dépendait de la terre et seigneurie de Chaillot. Cette rue s'est d'abord appelée « rue du Chemin-de Versailles » ; une ordonnance royale du 6 avril 1832 lui a assigné une moindre largeur de 13 mètres. Elle prit, en 1849, le nom de u rue du Hanquet », pour rappeler le souvenir du fameux banquet de la Réforme, qui servit de prélude à la révolution de lévrier 1848. En 1852, on lui rendit son nom de rue du Chemin-de-Versailles.

Le décret du IG novembre 1853 prescrivit le prolongement de la rue du Chemin de- Versailles, à travers le promenoir de Chaillot, depuis la rue Vernet jusqu'à l'avenue des Champs-Elysées. Le décret d'utilité publique du 17 septembre J86i prescrivit le prolongement de la rue Galilée depuis la rue de Juigné (place des Étals-Unis) jusqu'à l'avenue Kléber, et le décret du 24 du môme mois sanctionna le traité passé entre la Ville et la Société Thome etC'* pour l'exécution de ce prolongement.

Le décret du 24 août 1804 a donné à la rue Galilée sa dénomination actuelle, enl'honneur de Galileo Galilei, ou Galilée (i5r)4-n342), que les Médicis nommèrent, quand il n'avait que vingt quatre ans, professeur de mathématiques à l'Université de Pise. La hardiesse de ses idées en physique l'obligea à quitter cette ville en 1592; il alla à Padoue, où il professa pendant vingt ans. 11 fut persécuté, à la fin de sa vie, pour avoir publié en Italie un ouvrage où il exposait, d'après Copernic, le mouvement de la terre et l'immobilité du soleil. On lui doit la découverte des lois de la pesanteur et l'invention ou le perfectionnement du télescope, du thermomètre, du pendule et de la balance hydrostatique (1).

L'intrépide aéronaute brésilien Auguste Severo, (|ui, en 1902, a perdu la vie en faisant une ascension dans son ballon dirigeable Pax, habitait la rue Galilée.

La rue Mesnil a été ouverte en 1834, avec une largeur de 10 mètres, sur des terrains de la plaine de Passy, appartenant à M. Mesnil.

La rue (les Sablons n'allait primitivement que du rond-point de Long champ à la rue Saint-Didier; elle paraît avoir été ainsi dénommée en souvenir d'une carrière à sable, à répo(|ue où la i)laine de Passy commença d'être mise en valeur, (^ette rue peut se diviser, au point de vue de son histoire, en quatre parties :

1^ Celle comprise entre la rue Saint-Didier et le rond-point de Longchamp, qui conserve encore aujourd'hui le nom de rue des Sablons, a été percée vers 1834, avec une largeur de iO mètres ;

2" La section allant du rond-point de Longchamp à la rue Scheffer correspond à l'ancienne <» rue des Bornes » , remplaçant le chemin des Bornes, dont le nom était dû aux bornes qui, sur ce point, indiquaient les limites des dépendances du couvent des Bonshommes. 11 résulte de la délibération du conseil municipal de Passy, en date du 14 mars 1825, qu'à cette époque, le chemin des Bornes n'avait que 2 mètres de largeur, qu'il avait son origine à la rue des Moulins (rue Schelîer) et se terminait à l'embranchement des chemins de la Croix (rue Decamps) et de Longchamp. Ce chemin fut classé vicinal par arrêté du G juillet 1825; vers 1848, il fut élargi à 1! mètres et transformé ainsi en une rue qui prit le nom de rue des Bornes. La remise

0 On a donné, dans celto répion, des noms d'.istrononios à plusieurs rues (Galilée, Newton, Copernic, Keppler, Eulcr;.

l'Â HIftTOIRE M' TT^T* AIlHON'DtSSEMENT

'l<j *'»! «i^ In riieili*^ l'ornes à la commune de Passy par laSocii^lé Malézîeui. •jiii A\W\\. ^wi'^^Ar à la Stxiété des terrains de la plainede Pa<sy. a ëlé approuvée par le> délibérations municipales des 6 mars 1H53 et 5 février 1K5I. L'am^té drj -t avril i>i4>H a réuni la rue des Bornes à la rue des Sablons ; | ^^^^

.7" La partie comprise entre la rue de la Tour et la place Possoz. qui fut oijvrTtH avec une largeur de iO mètres, par suite du lotissement du pair i^uichard. et fut nommée « rue Saint-ilippolyte -. en l'honneur du curé de | Vi V'^^S:\, i'ablH' Ilippolyte Locatelli. L'arrêté du :i septembre lHiJ!l a réuni la rijH Saint-llippolyte à la rue des Sablons; % A

i' La Tîrrtion s'étendant de la rue SchelTer à la rue de la Tour, ouverte ea vrrtu du d*''rret du t mars 1803, qui porte: •• La Ville est autorisée à accepter 1 otTrr faitH par les sieurs Harold, Ernest, et Jules Portalis. qui s'engagent ^ ouvrir, a travers les terrains dont ils sont propriétaires, entre la rue d«"^ \foulJn!i* SchetTen et la rue de la Tour, une rue de \± mètres, destinée ^ former le prolon^^ement de la rue Saint-llippolyte et de la rue des liornes- ^ la f:har^»î par la Ville de leur payer U).<MM> francs. ■• fie prolongement fut \m%S^ ^^^ diatenif-nt exrîculé et prit d'abord le nom de rue Sain t-Hippolyte.

IVndant vingt deux ans, à partir de IHliii.la rue des Sablons s'est étendue *^ "^ rond fvoinl de Longrlianip à la place Possoz; mais le décret du ±1 avril IHλ^ ^ donné le nom <!«; nie (lorlnmherl à la parlie de la rue des Sablons qui était co prNe l'ntnr rav«*nu(* Ilenri-Marlin et la place Possoz I . en l'honneur d'Eug Cortainlxïrf nH<).*i-IH«i), qui lialiilail Passy et y mourut; il s'est rendu célè

roinin»' K<'-'>K''''P^»*' ♦** '* P"'''*** '*****'J**^*'Jp ^' *^"^''''*^'^^ l'iassiques : il a prof e -===■ ^^^*^ atj lyrée riiarI«Mna;;ri»* 2 <*t a, le premier, tracé >ur le tableau noir le des — ==►■'* ih'M div«'r^.«:h roiitrrrs du globt*. à mesun' qu'il les décrivait à ses auditeu il a élé |)résid«*nl dr la Société de géographie de Paris et de la Société ((éo^raplii«! c.oniin<*rcial«r ; il a su rendre attrayante l'étude de la géograph V|fn<î ^.orlaniln-rl a écrit sur le langage des fleurs, sous le pseudonyme rharlottr dtî Latour. un livre quia eu beaucoup de succès et dont la tT é tjon a paru en IHii. Hirhanl r.ortanibtM't, lils d'Kug«*ne, a publié, lui aussi. d ouvrai»-* intén>^ant> .sur la géographie.

Lr \'\ 1" ar[oridi>^(*inent <'on>titue untMleshuit paroissesqui forment la ci ^ \ r./»n-'ription rïjn-i'^torialc <lc l'église protestante réformée de I^aris. teL i\u «•II»- a été organiser par le décret du i5 niar> 188i. Li paroisse protestan^^ dr P'i-\V ^'^ *'"' desservir par un pasteur ti tu lai re et deux pasteurs auxiliaire:!5^=^ L<' \*u\\tW c-t >ilué rue (!ortanibert u" PJ. sur un terrain appartenant a» t*fu-*ï\ pr*--l»\ téral. Le culte réformé est célébré en cet endroit depuis 1880 m. Il- p.hdaiil uni' dizaine d'années, le temple n'était qu'une modeste cons tf ii' ri'i/i <Mi boi^ et fer. domine elle était devenue insuffisante par suite du.^ '1'- ' \',\,\,*'\u*'\\\ t\t* la population, elle a été remplacée, en 18^l-iH91. par un^ 'ii!i/' ':/! (ii'iP'. qui rontient :'>tN) places environ. Le nouveau bâtiment a été '^ ,,,,..'/.,if :.if ]••- plan- de feu .M. l'arcliitecte Aubert. au moyen de fonds

,1 -iiiiim'»- ;i ••II- nni-oliil»'!* sur y.r iiiMrt's île loninieur. pr^ Je l'nruErlc dt» i . . )', .r '■• 'I'- l.i ru»' «..iftaiiihoit.

. . . i,,-,-'».i|ilii' '11* irt'i.L'i i|»li«*-i l-.riLri'iit* t»i HirlianJ rortiinlierl |Kir leur UU et .: .I.j |\ v!in !•■ -lu iî'.i'.''-!-'i .

. .- .-r .i.|'iiiMi-îr«-t f».ir un l'itii-fil iiri"*»t»\li*T;iI, «|iii e«»ni|»n^n*l. i»ulr*» le ■ ..,[ i.i'-iiil-:--- 1 •:'iui-- : 1».*- «Irux p.i-^lour^ auxiliaire<^ % *i«^ent avoc

BUE GAVARM IO7

provenant exclusivement [de souscriptions volontaires; il a été inauguré le dimanche 15 novembre 1891.

Au n" 20 de la rue Cortambert se trouve la chapelle de Notre-Dame-du-Très- Saint-Sacrement^ achevée en 1900, dans le style gothique, par MM. les architectes Coulomb et Chauvet. Elle est desservie par la congrégation des servantes du Très-Saint- Sacrement (1).

On voit au n** i.'S de la rue Cortambert un hôtel du style semi-gothique fleuri, en pierres et briques, édifié par M. Sauvan. Le général du Barail, avant d'être ministre de la Guerre, avait habité la maison qui a été remplacée par cet hôtel.

Ponsard, poète et auteur dramatique, habita de 1866 à 1867 le n*' 60 de la rue Cortambert.

L'illustre astronome Faye, doyen de l'Académie des Sciences, ancien ministre, membre du bureau des Longitudes, inspecteur général honoraire de renseignement supérieur, habitait le n** 39 de la rue Cortambert et y est mort en 1902.

La rue Gai;ar/ii, qui est coudée, va de la rue dé Passy à la rue de la Tour; elle fut percée en 1835, avec une largeur de 9 mètres, sur des terrains appartenant à M. Deyeux, et prit le nom de « rue des Artistes ». Le décret du 10 février 1875 lui a donné sa dénomination actuelle, en l'honneur de Sulpice-Guillaume Chevalier, dit Paul Gavarni (1801-1866), qui passa plusieurs années à Tarbes, au cadastre, fit ses premiers dessins dans les Pyrénées et emprunta son nom de guerre à la cascade de Gavarnie (2). Il fut le collaborateur d'Emile de Girardin au journal la Mode et alimenta le Charivari pendant plusieurs années. Sainte-Beuve a fait de lui le portrait suivant : « Tout ce qui a passé ou défilé sous nos yeux depuis trente-cinq ans en fait de mœurs, de costumes, de (jgures élégantes, de plaisirs et de repentirs, tous les masques et les dessous de masques, les carnavals et leurs lendemains, les théâtres et leurs coulisses, les amours et leurs revers, les malices d'enfant*; petits ou grands, les diableries féminines ou parisiennes, il a tout dit, tout montré et d'une façon si légère, si piquante, si parlante que ceux même qui ne sont d'aucun métier ni d'aucun art, qui n'ont que la curiosité du passant, rien que pour s'être arrêtés à regarder aux vitrines, ou sur le marbre d'une table de café, quelquesunes de ces milliers d'images qu'il laissait s'envoler chaque jour, en ont emporté en eux le trait et retenu à jamais la spirituelle et mordante légende. »

Le gouvernement du roi Louis-Philippe, qui s'attacha à donner une vive impulsion à tous les travaux publics, voulut doter la banlieue de Paris de moyens de communication ne forçant pas à traverser la ville pour aller d'une commune à l'autre. Les routes départementales ainsi créées (indépendamment de la route départementale n' 2, qui empruntait la rue de Passy, et dont le classement date du premier Empire) sont les suivantes :

La route départementale n" 9, qui suivait l'avenue de Saint-Denis (avenue MalakofT);

; i) Celle conjîr<^^ation a pour o!»jot l'adoralion perpétuelle du 1res saint sacrement exposé, el les (ouvres eucharistiques ; elle a été fondée en 1856 par le père Kymard ; sa maison mère est au n* -a^ de lavenue Friedland.

2 Voir aux annexes (p. 419) l'article de M. Léopold Mar, intitulé : « Gavarni, garde national »,

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