HUE PAUQUET
des Bassins », parce que les bassins et réservoirs, qui servent à l'alimentation d*eau de la ville, sont établis le long de cette rue. Celle qui avait reçu également, dans le XVP arrondissement, le nom de rue des Bassins et qui porte, depuis le 8 août 1895, le nom de « rue Auguste Vncfjuerie », se trouve dans le voisinage, mais sur un autre emplacement : entre la rue Newton et la rue Dumont-d'Urville.
La dénomination de rue r4opernic a été donnée par le décret du ^\ août 1864, en Thonneur de Copernic (1173-1543), mathématicien et astronome, auteur de la théorie du système planétaire; il publia son ouvrage sur ce système à Nuremberg, en 15i3.
Le pavillon de l'ingénieur en chef du service technique des eaux et de l'assainissement de la ville de Paris a été établi en 1901 au n** 34 de la rue Copernic, dans les dépendances du nouveau bassin des grands réservoirs de Passy.
La rue de Villejust a été ouverte, en 18^5, sur des terrains dont la plus grande partie avait été cédée à la Société des terrains de la plaine de Passy, par M. l'avocat Pauquet de Villejust (mort à Paris en 1839). Elle s'étendait d'abord de la rue du Bel-Air (Lauriston) à 1 avenue de Saint-Denis (Malakoff) ; le percement de la section de la rue de Villejust située entre l'avenue Kléber et la rue Lauriston a été déclaré d'utilité publique, par décret du 20 juillet 1877.
Cette rue a été coupée en deux parties par le percement de l'avenue du Bois-de-Boulogne, et le décret du 10 août i8(>8 a donné le nom de rue Piccinni à la partie comprise entre cette avenue du Bois-de-Boulogne et l'avenue Malakofl, en l'honneur du compositeur italien Nicolas-Marcellin-Antoine- Jacques Piccinni (1728-1800), qui habita Passy, et dont la pierre tombale se trouvait à Tancien cimetière de Passy, rue Lekain. 11 fut appelé en France, en 1776, par Marie-Antoinette, pour lui donner des leçons de musique ; il fit représenter plus de cent opéras dont Marmontel était souvent le parolier; il lut le rival de Gluck : la querelle des piccinnistes et des glûckistes fit beaucoup de bruit au xvni® siècle.
A répoque où la rue Piccinni faisait partie de la rue de Villejust, les alignements y furent réglés par l'arrêté préfectoral du 3 octobre 1855, qui maintint une moindre largeur de 10 mètres.
La rue Pauquel se divise, au point de vue de son histoire, en deux parties : la plus ancienne est celle qui est comprise entre la rue Dumont-d'Urville et l'avenue Kléber; elle fut ouverte en 1825, avec une largeur de 12 mètres, et doit son nom à M. l'avocat Pauquet de Villejust, qui avait coopéré à la création de cette rue Pauquel et de la rue de Villejust. La première rue Pauquet s'étendait originairement jusqu'à la rue de Lauriston ; mais, lorsque le boulevard de Passy fut rectilié et devint l'avenue Kléber, la section comprise entre l'avenue Kléber et la rue Lauriston fut supprimée, et le surplus de la rue Pauquet fut élargi.
La partie de la rue Pauquet comprise entre les rues de Chaillot et Dumont-d'Urville fut ouverte à 12 mètres de largeur, suivant l'ordonnance royale du 18 mars 1836, sur des terrains appartenant à MM. Uumoustier, Laurent et Grassal (1) ; elle prit le nom de « rue Pauquet-de-Villcjust ».
(i) Voir aux annexes (p. 417) ï<îs règlements de voirie liinilant à 12 nièlres In hauteur dc^ maisons (rues Pauquet, Newton et tles Bassins}.
RUE SAINT-DiDiER 99
entre l'avenue Victor-Hugo et l'avenue Bugeaud a porté, pendant longtemps, le nom de <* rue des Biches ». L'arrêté préfectoral du 2 avril 1808 a réuni, sous le nom de rue des Belles-Feuilles, ces deux rues, qui ont été ouvertes vers 1825, avec une largeur de 10 mètres, sur des terrains de la plaine de Passy, à travers les lieux dits « les Belles-t'euilles » et « les Biches ». Le pavage en bois a été établi en 1899, entre l'avenue Victor-Hugo et les n*>' 17, 19.
I^ fondation Thiers, destinée à faciliter les études, à Paris, de quelques jeunes gens possédant une instruction supérieure, se trouve à Tangle de la rue des Belles-Feuilles et de l'avenue Bugeaud. Dans les derniers jours de sa douloureuse maladie, Mme Thiers appela auprès d'elle sa sœur, Mlle Dosne, et M. Mignet. Elle leur exprima le désir que sa fortune, dont elle laissait la jouissance à sa sœur, fût, après celle ci, employée à la fondation d'une école qui serait destinée à rappeler le souvenir des grands travaux de M. Thiers et où des jeunes gens, déjà distingués par leur savoir et leur esprit, seraient admis pour compléter leur instruction et se perfectionner dans rétude des hautes sciences, de la philosophie et de l'histoire. La date fixée par Mme Thiers pour l'accomplissement de son désir a été devancée par Mlle Dosne, qui a tenu à réaliser elle-même la pensée de sa sœur. Par un acte passé le 17 décembre 1892, elle donnait à la « fondation Thiers » Thôtel qu'elle faisait construire depuis 1890, sur les plans de M. Aldrofl, au rond-point Bugeaud, et elle y joignait des valeurs dont le revenu était calculé pour subvenir largement aux besoins de la maison. 11 fut décidé que quinze jeunes gens (docteurs, licenciés ou lauréats de l'Institut) y seraient entretenus, chacun, pendant trois années consécutives ; chacun d'eux peut se consacrer librement à telle étude qui le séduit; les candidats sont présentés par les directeurs des établissements scientifiques. Cette fondation, reconnue comme établissement d'utilité publique le 29 avril 1893, s'est ouverte à ses premiers pensionnaires le 1"'^ mai de la même année. Elle a été dirigée d'abord par M. llauréau et ensuite par M. Jules Girard (1) ; en 1899, les membres du conseil d'administration étaient MM. Gréard, Aucoc, Picot, Croiset et le directeur ; MM. Barthélemy-Saint-Hilaire, Léon Say et Bardoux, tous les trois anciens ministres, avaient précédemment été membres de ce conseil.
La partie de la rue Saint-Didier comprise entre l'avenue Malakofï et l'avenue Victor-Hugo a été construite en 182.%, avec une largeur de 10 mètres, par la Société des terrains de la plaine de Passy, dont M. de Saint-Didier était un des principaux actionnaires ; cette largeur légale de 10 mètres a été confirmée par l'arrêté d'alignements du W octobre 1855.
La section de la rue Saint-Didier, qui se trouve comprise entre les avenues Kléber et MalakofT, a été également construite, vers 1825, par la même Société, mais avec une largeur de 9"», 75 (maintenue par le décret du 12 juin 1883). (^ette section porta d'abord le nom de « rue du Télégraphe », parce qu'elle traversait un emplacement sur lequel un télégraphe aérien avait été établi. L'arrêté préfectoral du 2 avril J8()8 a réuni la rue du Télégraphe à la rue Saint-Didier, sous cette dernière dénomination, afin d'éviter une confu-
(i; M. Jules Girard, directeur de la fondation Tliiei?ij cPt mort Ir* 3i innrs Myv.ik
lOO IIISTOIKE DU \\f ARRONDISSEMENT
Hion av(r. une snilre rue du Téléfçraphe existant dans le XX*" arrondissement. piTs de raiicien télégraphe aérien de Belleville.
Au n" <)() <le la rue Saint-Didier, se trouve la salle Humberl de llomaoi^, (|ui a été construite sur les plans de M. l'arcliitecte Hector Guimard, n'a pas moins drdouze cents mètres carrés et possède une très bonne acoustique; ollt^ ost garnie en bois d'acajou et contient un orgue monumental : elle est utilisée pour des auditions musicales et pour des réunions (i).
('/est rue Saint-Didier que le Père Didona fait construire les écoles Saint Dominiqut' et Lacordaire^ri).
l.e nuîrvhv Saint Didier est établi à Tanj^le de la rue Saint Didier et delà rue Mesnil ; il a été construit en exécution d'un traité conclu, le \± décembre l8tM, iMitre la ville de Paris et MM. Ferrere et (V^, banquiers, pour la concession de seize marchés qui devaient être installés dans un délai de dix huit mois et parmi lesipiels figurait le marché Saint Didier, prévu pour 105 places, sur une superticie de 1.015 mètres carrés. Le marché a été ouvert le 1'' août IHtiT. Son rendement a été de i;j.:)00 francs en 1901.
Léon (iambetta, membre du {gouvernement de la Défense nationale et ancien président du conseil des ministres, a habité, pendant les dernières années de sa vie, la maison n» 57 de la rue Saint-Didier.
Vax 18:25. un simple chemin lon^^eait, d'un cùté, le mur de la Faisanderie, appelée aussi «« le Petit Parc »> (|)ropriété (|ui dépendait autrefois du château de la Muette et a appartenu ensuite au ministre ('asimîr-Perier", et, de l'autre oAté, les terrains de la |)laine de Passy. A cette époque, la Société des terrains de la plaine de Passy transforma ce chemin en une rue de 10 mètres de lai^ur, qui prit le nom «le - rue du Petit Parc »>. Jusqu'après Fannexion, elle s'étCDdaiL sous ce nom, de l'avenue de la (Irande- Armée à la rue de la Tour. Le divivt du i octobre IStr» a substitué, au nom de la rue du Petit-Parc : 1* celui de m<» /Vrj; «/c-sc*. pour la partie comprise entre l'avenue de la Grande-Armée et la\onue de rimpêralrioe avenue du Bois-de-Boulogne} ; -^ celui de rrif Si». ••!,*.:; :î , au surplus de la rue du Petit Parc.
i%,ïs|Mril-Luii:i-Pariliro. comte Spontini de San Andréa / 1771- 1851 , vint eu t ranoe en lSi»;L donna des levons de chant à Fimpératrice Joséphine et lit n*pr\*>enler les opéras de la Vcshilc, en IHIC et de Femand Cor/rr, en OtW. F:î 1^1 L il t»pvms*< Ki nii^ e «le Sébastien Krard et habita souvent, depuis 183». le rhàleau de la Muette, où sa veuve mourut le 1** octobre I87H, dans sa iju.urx* \ia5:t trv^îsieme année.
l a : ... ; >>:':•?: a s.Mi entrée au n" :tT de la rue Spontini. vis à-vis Fabouliv>emeul de la nie da iieneral Appert.
l e compositeur nap diiain Perjolèse lTU>-lT,Tt5 fit faire de grands progrès a I art mu<K\U ; il a CMnp,^>e lop*>ra bvUitTe Serra padrono^ ei esi connu
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